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pensez à référencer vos personnages dans le repertori.
Cela vaut également pour les scénarios et préliens que vous créez, ne les oubliez pas!


merci de privilégier les personnages studiosi !


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 le calme après la tempête (francesca)

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MessageSujet: le calme après la tempête (francesca)   Jeu 12 Avr - 12:15


tu suffoques. tu peines à respirer. tu sens tes nerfs craquer, et tu pourrais jurer que t'entends une crevaison dans ta tête. celle de ton esprit, qui s'est rompu. la colère. t'as l'impression de connaître que ça. t'as ta respiration qui se coupe. tu sens le sang battre à tes tempes, t'enrages. t'aimes pas ça. t'as les mains qui tremblent, vestige de ta précieuse nervosité trop excessive, ta colère qui remonte. t'es au bord du précipice achille, t'sens que ça s'empire avec les années ces troubles. jusqu'à présent, t'as toujours su gérer. mais les médicaments commencent à moins faire effet, y a que la majiruana et le sport qui te permettes d'évacuer ces toxines nocives. frénétiquement tu te changes, t'enfiles un short de sport par dessus ton caleçon et tu mets tes chaussures. elles te sont fétiches, c'est pas celles avec lesquelles t'as gagné tes championnats d'athlétisme mais pas loin. non celles-là elles sont trop abîmées. t'peux plus les utiliser. mais ta mère elle les garde, précieux vestige de son fils. quand il était encore respectable, quand elle pouvait te regarder dans les yeux, cette lueur de fierté au coin de la pupille. dans la poche de ton short tu glisses une petite boîte, précieux joyau, tes cigarettes. la vérité, c'est que t'as plus que ça. alors t'as plus qu'à espérer que ça sera efficace le sport, parce que t'as pas d'autre solution à part aller te noyer dans le lac pour échapper à cette nervosité. tu dévales les escaliers quatre par quatre, tu ignores l'appel inquiet de ta mère et tu dévales les pentes. tu quittes les hauteurs du village, tu t'enfuis. vaut mieux pas que tu restes dans les parages, pas avant que tu t'sois calmé. la tumulte elle est trop présente, elle t'embrumes l'esprit. et seul dieu sait c'que t'es capable de faire. le contrôle, il est difficile. tu peines à te contrôler achille, c'serait tellement plus simple de céder à tes pulsions. démolir un mur. mais ça résoudrait rien. alors tu cours. tu cours pour ta vie. la température elle dépasse pas les quinze degrés mais t'as l'impression de bouillir de l'intérieur, d'être un putain de four. t'y arrives. t'évites toute forme humaine qui se dresse devant ton passage, parce qu'il a beau n'être que 10h, c'est l'heure d'prendre son café. tu l'sais, parce qu'à cette heure là le café familial il est rempli, t'as l'habitude du brouhaha constant. tu cours, tu t'arrêtes pas avant d'atteindre ta plage, ta crique. ton paradis sur terre. y a pas de touriste ici. t'es bien. t'arraches tes chaussures de tes pieds, et en un instant t'es en caleçon. t'as pas pris de maillot, t'as pas de serviette. il fait pas chaud. mais bordel. et tu plonges. contact brutal, doux liquide qui caresse ta peau, qui roule sur ton épiderme.

t'y restes pas longtemps, seulement une dizaine de minutes. ce contact te calme, t'apaises. et la tempête est passée, parce que le seul truc que tu ressens là, c'est d'l'épuisement. tu pourrais dormir toute la sainte journée si tu l'pouvais mais non. cette après-midi tu vas rejoindre Angelo, et tu vas travailler. le corps ruisselant tu sors de l'eau, rompt de contact divin contre ton corps et tu marches sur le sable, laissant quelques traces derrière toi, souvenir de ton passage. tu t'assois dans le sable, les genoux relevés contre ta poitrine. tes cheveux un peu trop longs sont plaqués en arrière, et pourtant, t'peux pas te résoudre à les couper. c'comme tes tatouages, ça fait enrager tes parents. c'est ptêt pour ça que tu les as fait aussi. c'est ptêt pour ça que tu refuses d'te couper les cheveux. juste pour leur donner une raison supplémentaire de te haïr. t'allumes une cigarette, t'portes la nicotine à tes lèvres. une douce fumée blanchâtre s'élève de tes lippes, et se confond dans l'air.
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le calme après la tempête (francesca)
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