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 la lune s'élève (achille)

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Janus Penrose

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Pseudo : Reid
Avatar : Adrien Sahores (rastamachine)
Occupation : En dernière année de lycée. Tu passes pourtant la plupart de tes nuits à courir les sites archéologiques, pour dessiner les statues endormies.
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MessageSujet: la lune s'élève (achille)   Ven 13 Avr - 19:27

D’habitude, y a pas de lumière quand tu sors. Faire le mur ? Parce que c’est ce que tu dois être en train de faire. Sûrement. Mais, c’est parce qu’il faut que t’attendes qu’il n’y ait plus personne sur les fouilles, pour ne pas qu’on te surprenne, qu’on te dise quelque chose. Alors, faut attendre que le soleil baisse, que la lune s’élève pour pouvoir enfin sortir rejoindre tes amants de marbre. Ça te fait sourire, presque frissonner. Mais, non. Tu ne le fais pas. Tu ne dois pas. Ce ne sont que des statues. Qui pourtant arrivent à peupler plusieurs de tes rêves. Peut-être est-ce pour ça que tu t’enfuis en pleine nuit pour les dessiner à la lumière de ton portable.

Mais, d’habitude, y a pas de lumière. Surtout pas dans cette chambre. Alors, t’hésites vraiment à sortir de la tienne. Parce que tu vas pas sauter du premier, tu serais bien capable de te casser quelque chose. Mais là, la porte est ouverte sur le couloir. La lumière trop brillante dans la nuit. Peut-être qu’il ne te verra pas passer. Peut-être qu’il est occupé. Peut-être va-t-il également sortir ? Tu ne sais pas. Non, tu ne sais plus trop ce qu’il fait maintenant. Maintenant qu’il est revenu à la maison. T’es si content. Vraiment. Mais, tu ne lui as pas encore vraiment parlé depuis. Vous vous êtes pas trop croisés, sauf aux repas. Parce que y a le lycée, parce qu’il a le boulot, tu crois.

Fermer la porte dans ton dos. Avancer doucement dans le couloir silencieux. Sac à dos sur tes épaules. Pour les crayons, le carnet, tout ce qu’il faut pour croquer. Continuer d’avancer. Faire grincer une lame du parquet. Grimacer. Normalement, tu ne longes pas le mur. Normalement, y a pas la lumière. Mais, il dirait peut-être rien Achille. Encore un pas et tu arrives tout proche de la porte ouverte. L’espace de quelques secondes, tu te demandes bien ce qu’il est en train de faire. Et ce sont peut-être les secondes de trop. Parce que quand tu veux continuer d’avancer, tu tombes nez à nez avec lui. Sursautant violemment. Achille. Merde. Tu te sens un peu idiot. Un peu bête et surtout prit en flagrant délit. Mais, ce qui te perturbe encore plus, c’est lorsque tes yeux se baissent sur la planche qu’il tient. Celle qui a fait ce bruit tellement sinistre. Janus. Celle que tu as putain d’abîmé en voulant essayer de faire comme lui. Tu relèves les yeux. Tu sais pas trop quoi dire. Et puis, il ne sait pas que c’est toi n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: la lune s'élève (achille)   Sam 14 Avr - 19:45


à nouveau le sommeil te quitte, et la torpeur s'empare de ton corps meurtri, affaibli par le manque de sommeil. tu te sens groggy achille, parce que t'as dormi deux heures ce soir, c'est pas assez pour que tu puisses vivre correctement, sans en pâtir par la suite. te bourrer de vitamines ça a été la solution pendant un moment, pendant une courte durée. mais ce ne fut qu'une solution éphémère et te revoilà confronté à tes vieux démons privatifs. tu te lèves, à quoi bon rester dans ton lit, à contempler ce plafond vide de toute couleur, vide de toute émotion ? parce qu'il est blanc ton plafond, tes murs en harmonie avec celui-ci. ton père il disait "le blanc, ça agrandit la pièce." vide de tout sentiment ta chambre elle n'est plus ce sanctuaire qu'elle était pendant ton adolescence ou le début de l'âge adulte. ce n'est pas une prison. mais ce n'est plus grand chose. comme un étranger dans sa propre maison. parce que c'est ce que t'es au final, un étranger achille. huit mois loin des tiens, loin de ta précieuse maison sur les hauteurs de malcesine, loin de toute agitation. comme s'il y avait la moindre ombre d'agitation dans ta précieuse malcesine.

alors tu te lèves, et t'enfiles rapidement un t-shirt et un short. tu veux pas d'encombrer de plus de textiles, matériel superflu. tu arpentes le sol de la pièce, ouvre la fenêtre. la lune est haute dans la voûte céleste, le ciel constellé d'étoiles qui brillent toutes plus fort les unes que les autres. comme si c'était une course. tu t'assois sur son rebord, tranquillement, le regard qui se perd sur le jardin de la maison qui s'étend devant toi, éternel et sans fin. tu allumes une cigarette, que tu portes à tes lèvres. pendant plusieurs mois tu n'as pas touché à la nicotine. pendant plusieurs mois tu n'as pas touché à marie-jeanne. mais la réalité t'as rattrapé un peu vite, les regards, les murmures sur ta personne aussi. tu les entends, parler dès que ton corps est visible au coin d'une ruelle. tu déranges achille. tu n'as pas ta place ici, tu n'as plus ta place. parce qu'on ne dira rien devant toi, on ne dira rien devant un autre membre de ta famille. mais dès que tu as le dos tourné tu les entends, les plus vieux, murmurer à ton propos. cigarette terminée, tu l'écrases dans le cendrier qui se trouve juste à côté de ta cuisse. tu passes d'un geste désespéré ta main sur ton visage encore un peu bronzé du soleil qui s'est aventuré sur ton visage, qui a léché ta peau, qui s'est languit sur tes traits.

tu te relèves, le souffle court. tu vas faire du skate ouais, ça te calmera. le vent dans les cheveux, le vent qui fouette ton corps tout entier. te remet les idées en place, t'apaises, étrangement. l'adrénaline elle coule dans tes veines à peine poses-tu un pied sur une de tes planches. parce qu'une ce n'est pas assez, tu en comptes six achille. toutes acquises à différents moments de ta vie. parce que vous ne roulez pas sur l'or chez les penrose. mais tu ne peux te détacher d'une planche, aussi utilisée soit-elle. tu entends du bruit dans le couloir, porte entrouverte qui laisse le bruit atteindre tes oreilles aiguisées. sens en alerte, tu ne fais pas attention. sûrement pluton ou venus. peut-être janus ou bellone. tu t'en fiches un peu. ton regard parcourt ta collection de planches, ton regard est attiré par une fissure trop importante pour être causée par le temps. parce qu'on l'a utilisée. parce que quelqu'un qui n'est pas toi, qui n'a pas tes gestes experts l'a utilisée. s'est laissé tenté par l'adrénaline, sans ton autorisation. t'aurais dû le voir avant, le jour même de ton retour. parce que c'est une des premières choses que tu as fait, tu as pris ta planche et t'es parti. loin, loin dans malcesine. loin de l'agitation familiale. tu te lèves, brusquement. et quand tu franchis le pas de ta chambre, tu tombes nez à nez avec le cadet des penrose. sourire carnassier sur tes lèvres, tu te doutes bien que c'est lui qui l'a prise ta planche. ni pluton, ni venus n'est assez stupide pour prendre un de tes précieux sans ton accord au préalable. et bellone, well c'est bellone. tout ce qui vient de toi, elle l'abhorre. "tu vas où comme ça janus ?" parce que tu l'aimes ton petit frère, mais t'aimes tes planches, aussi stupide que cela puisse paraître. tu veux lui faire comprendre pendant quelques instants, qu'il n'aurait pas dû faire ça. "faire du skate-board peut-être ?" tes doigts parcourent la surface rugueuse de l'instrument, tes doigts tapotent dessus. rythme infernal.




Dernière édition par Achille Penrose le Sam 28 Avr - 11:48, édité 2 fois
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Janus Penrose

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MessageSujet: Re: la lune s'élève (achille)   Sam 14 Avr - 20:43

T’as presque l’excuse toute prête sur le bout de tes lèvres. Ce n’est pas moi. Comme un enfant prit en faute. Mais, Janus, tu es persuadé qu’Achille. Il le sait déjà. Que c’est toi qui l’as abîmé. Et tu ne sais pas quoi lui dire alors qu’il te semble en colère. Contre toi. Et ça te fait un peu mal au cœur. Tes doigts se mettent à jouer les uns avec les autres, tortures pour essayer de cacher ton stress, ton anxiété. Parfois, il t’arrive de te faire mal, en te les tordant comme ça dans tous les sens. Bon Dieu. Tu recules d’un pas, le regardes. Puis, écoutes les doigts qui frappent le bois de la planche.

T’as merdé Janus. Mais, ne le fais-tu pas tout le temps ? À chaque fois que tu essayes. Essayes de t’approcher un peu plus de lui. De faire comme lui. Comme eux. Et à l’instant, tu voudrais vraiment être comme eux. Faire si bien semblant d’être fort. Mais, tu ne peux pas. Parce que tu t’en aies voulu à l’instant même où tu es tombé. Où tu l’as entendu craquer là, contre un coin de trottoir. Un peu comme ton corps d’ailleurs. Mais…tu l’avais abîmé. Et elle n’était pas à toi. Et, ça t’as rongé. Et, tu t’en veux tellement. Alors, tu n’es pas certain de pouvoir être fort. Mais, peut-être pourrais-tu mentir ? Mais, Janus, mentir, tu le fais la plupart du temps par omission, juste ne pas dire. Peux-tu lui dire juste. Non. Non je ne vais pas faire de skate. Non, grand-frère ce n’est pas moi.

Impossible.

Tu te mets à te mordre la lèvre. Tes yeux toujours fixés sur la planche. Pas sur Achille. Pas sur sa colère. Sur sa, peut-être, déception. Non, juste sur la planche. « T’étais pas là. » Et t’as presque l’impression que tu lui fais un reproche, mais, tu murmures alors peut-être, que ça ne sonne pas comme tel. « T’étais pas là et je voulais… » Tu recules encore un peu, doigts trop crispés. T’es pas capable. Non. Tu ne veux pas des reproches, tu ne veux pas flancher. Tu n’es pas capable de lui dire, que tu voulais faire comme lui. Parce que tu es fort. Tu dois être fort comme eux. Alors. Soudainement, tu fais quelques pas sur le côté. Fuir. Passer à côté de lui et descendre. Oui, tu allais faire ça. De toute façon, c’est qu’un bout de bois. Un putain bout de bois ! « D’façon c’est que du bois non ! » Et à l’instant même où les mots franchissent tes lèvres, tu sais que tu n’aurais pas dû. Parce que c’est à Achille, parce que c’est précieux. Comme tes sentiments pour lui. Précieux. Pourtant, t’essayes quand même de fuir. Même si t’es presque sûr de ne pas pouvoir le faire. Achille n’est pas docile.
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MessageSujet: Re: la lune s'élève (achille)   Mar 17 Avr - 15:35


c’est en le voyant jouer de cette manière avec ses doigts, les triturant dans tous les sens que tu réalises la situation. pourquoi t’es aussi con achille putain ? tu t’poses vraiment la question des fois, faudrait consulter. ça d’vient grave là. elle t’es précieuse ta planche, oui. énormément. mais pas plus que janus au final. mais tu veux quand même lui faire comprendre son erreur. qu’il aurait pas dû faire ça, vraiment pas. t’étais pas là. tu manques de t’étouffer avec ta propre salive, comme si c’était une excuse valable janus. comme si c’était ton choix de partir, partir en taule alors que tu hurlais ton innocence, partir loin de ta malcesine natale, partir loin de ta famille. partir loin de silvia. partir loin de simone. parce qu’à croire que c’était une partie de plaisir, pour toi ces huit mois. t’as l’impression que tout le monde les voient comme ça, tes huit mois d’enfer. comme si ç’avait été simple à un seul moment. mais ça ne l’a jamais été. rongé par la culpabilité, par l’ennui. le seul qui est venu c’est pluton. chaque semaine, présence réconfortante, mais présence qui t’as fait du mal aussi. parce que si pluton jouissait de toutes les qualités que tu lui as toujours jalousé, il jouissait à présent de la liberté que tu avais perdue. "parce que tu crois que je voulais partir?" tu aurais envie de hurler, laisser ton poing s’écraser contre le mur plutôt que contre son précieux visage. "j’allais passer quinze ans de ma vie en taule janus. j’allais en sortir à quarante piges. Ma vie, ruinée. tu te rends compte ? tu crois sincèrement que j’ai demandé à ce qu’on balaye tous mes espoirs d’un revers de main, que ma vie soit terminée avant même d’avoir commencée?" tu hurles à présent. les doigts qui menacent de venir briser une nouvelle fois ta planche, foutu pour foutu. parce que c’est la vérité. tu ne hurles que la vérité. tant pis si cela réveille tes parents, tant pis si cela réveille pluton, tant pis si cela réveille venus, tant mieux si cela réveille bellone. qu’elle dorme un peu moins cette conne, ça lui fera les pieds. qu’elle comprenne un peu mieux ce que tu veux au quotidien, la privation de sommeil. et quand il esquisse un mouvement sur le côté, après avoir hurlé que c’n’est que du bois, tu l’arrêtes. tu fais barrage avec ton corps fatigué. ivre de sommeil, tu ne rêves que d’une seule chose, retrouver les bras de morphée qui te refuse pourtant toute étreinte. "tu sais ce que cette planche elle représente pour moi?" insistant, ton ton est presque agressif. mais tu veux qu’il comprenne. qu’il comprenne vraiment ton ressenti. "dis le moi janus. s’il te plaît, dis le moi."


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MessageSujet: Re: la lune s'élève (achille)   Mar 17 Avr - 18:13

Tu sais, vraiment. Que tu n’aurais pas dû dire une telle chose. De telles choses. Mais…mais c’était sortit tout seul. Mais ce n’était pas sorti comme tu voulais. Et puis, c’était pour faire le fort. Pour lui montrer que tout ça, tu t’en fichais. Que t’étais coupable de rien. Que c’était de sa faute à lui, de ne pas avoir été là. Oui. Mais, tu ne l’es pas. Fort. Et Achille il crie, te faisant sursauter. T’empêchant de partir. De fuir. Pour ne pas avoir à faire face à la réalité. À faire face à ta bêtise. Janus, tu ne sais plus comment réagir. Parce que ce qu’il te dit est vrai. La vérité si mauvaise soit-elle, si dure. Il était partit, enfermé dans du béton. Et tu ne sais plus, parce que tout se bouscule dans ta tête. Au point de faire un pas en arrière. Au point d’avoir peur. Au point d’avoir à nouveau les doigts qui se mettent à se torturer. Tu étais tellement, tellement désolé. Pour tout. Vraiment tout. La planche, la prison. Tellement. « Je… »

Je quoi, Janus ? Je suis désolé. Je ne voulais pas. Mais, tu l’as fait. Tu l’as blessé et tu t’en veux. Mais, mais toi aussi tu as mal. Est-ce que seulement, il le sait. Que tu as mal. Là, dans ta peau. Parce que tu n’arrives pas à être aussi fort. Que lui, que Pluton. Que t’as constamment l’impression d’être tellement, tellement loin d’eux. Tes dents se mettent à mordre tes lèvres alors que le silence s’éternise. Ton regard glissant sur la planche abîmée. Et t’as pas envie d’être en colère, mais, tu l’es. Vraiment. Contre toi. Parce qu’il a crié. Parce que…tu ne sais pas trop. Parce qu’il est parti. Parce qu’il est parti.

« Tu comprends pas. » Tu secoues ta tête de droite à gauche. Tu recules encore d’un pas. Craquements dans la nuit, t’as fait craquer tes doigts. Mais, t’as la boule qui monte, là, dans ta gorge. Tellement tu te sens mal. D’être si idiot. Tellement. « T’étais parti Achille ! Tu… » Et tu ne peux pas t’empêcher, parce que ça t’as blessé toi aussi. Parce que ça t’as fait mal. Toi aussi. Alors, y a ta voix qui s’élève de plus en plus fort. Crier. « T’étais partit Achille ! Et….Et j’voulais juste…j’voulais.... » Le regard qui glisse sur la planche puis sur ton frère. Grand-frère que tu chéries, de tout ton cœur et ton âme. Y a quelque chose qui craque, colère, tristesse, remord. Janus. Faut-il vraiment que tu sois fort ? « J’voulais juste faire comme toi ! Juste comme toi ! » Et tu cries, si fort. Et tu cries alors que tes lèvres se mettent à trembler. « J’suis désolé Achille, j’voulais pas la casser, j’voulais pas. » Un pas en arrière, murmure. T’as envie de pleurer. De lui dire qu’il t’a tellement manqué.

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MessageSujet: Re: la lune s'élève (achille)   Sam 21 Avr - 17:48


tu comprends pas.
parce que c'est bien connu achille, t'es con. t'es juste un gros blaireau qui comprend jamais rien, c'est vrai. comment as-tu pu oublier ? comme si ces derniers mois avaient été simples pour toi, comme si tout était revenu à la normale dès ton retour. comme si tu n'étais pas descendu aux enfers pendant ton temps en prison, comme si tout ne s'était pas écroulé. comme si personne ne t'insultait dans la rue. non, non. ce serait trop simple ça. au lieu de tout ça, dans la tête des autres tout va bien dans le meilleur des mondes. t'as tout pour toi achille. c'est vrai, c'est bien connu à malcesine pourtant. c'était le cas avant, il y a des années. ça ne l'est plus depuis longtemps. et il crie le gamin, il t'imites une nouvelle fois. et ses paroles elles te brisent le coeur, comme lui il a brisé ta planche. crac! c'est le bruit de la fissure entamée dans ton palpitant. il murmure à la fin le môme, et tu te sens un peu coupable. parce qu'au final tu ne fais que l'enfoncer. tu sais pas faire. les relations humaines t'as jamais su faire, c'pas un secret. ni pour toi, ni pour ton entourage. maladroit dans tes paroles, handicapé des sentiments pour l'expliquer un peu clairement. tu savais pas faire avant la prison, mais le processus semble s'être aggravé au cours de ton absence. comme si c'était ta faute ? tu le prends dans tes bras, silencieusement. t'as ta main gauche qui caresse silencieusement ses cheveux bruns alors que l'autre repose tranquillement dans son dos. t'es pas habitué des effusions d'amour non plus, tu l'as jamais été. la démonstration des sentiments ça n'a jamais été ta tasse de thé non plus. "j'suis désolé. ça va aller." promesse taciturne, tu veux essayer de faire des efforts. sur toi-même, sur tes relations avec les autres. au bout de quelques minutes, tu romps l'étreinte. tu esquisses un petit sourire au garçon, "tu veux que je t'apprenne ? ça t'éviteras de casser une autre planche." sourire sincère, parce qu'à la vue de sa peine toute ta rancœur semble avoir disparue. purgation totale.
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