AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

pensez à référencer vos personnages dans le repertori.
Cela vaut également pour les scénarios et préliens que vous créez, ne les oubliez pas!


merci de privilégier les personnages studiosi !


Partagez | 
 

 AND THE BOYS (ACHILLE)

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité


MessageSujet: AND THE BOYS (ACHILLE)   Sam 14 Avr - 17:46

achille et silvia, silvia et achille. l'histoire qui remonte à l'aube des temps, quand ils étaient encore gamins, un regard échangé à travers la cour et ça y est, une amitié était née. ensemble, ils s'amusaient à voler des bonbons à la nonna de silvia, se cachaient sous une table à la nappe trop longue et les engloutissaient jusqu'à s'en donner mal au ventre. à treize ans, ils avaient monté un plan pour s'enfuir. partir de malcesine. sans but. juste partir, pour disparaître. ils ne pensaient pas inquiéter autant les villageois. (des fauteurs de troubles, tous les deux, depuis toujours. des choses de travers dans la tête. l'envie de faire plus de mal que de bien, pas pour blesser, mais juste comme ça. pour s'amuser.)

achille et silvia, à travers tout. les décès, la prison, les grossesses et les avortements. ils ont souvent peiné à se comprendre. une amitié sans secrets, sans jugements, mais pas sans disputes. parce que quand il a merdé, merdé pour de bon, elle lui a crié dessus, silvia. (j'ai qui sans toi? j'ai qui pour m'aider? t'as vraiment fait ça, quitte à m'abandonner?) relation pourtant sans ambiguïté. pas plus que l'effleurement d'une main hésitante sur la peau d'une adolescente, d'un premier baiser innocent à l'âge de onze ans, des sourires éternels en se voyant.

ils arrivent dans la vieille caisse d'achille et leone jubile à la vue du lac qui se dessine, tâche de bleu qui se mêle à la couleur du ciel dans l'horizon. "il a l'air content." elle lui tend un biscuit, puis pose sa main délicatement sur l'épaule d'achille. "merci encore achille, de venir avec. tu sais que je sais pas comment te remercier." et elle lui sourit de toutes ses dents, le sourire qu'elle lui réserve, comme seul cadeau, comme signe de gratitude. (elle n'a que ça et encore, il s'était fait rare, ce sourire, il y a quelques temps.) parce que sans lui, sans sa présence au quotidien, leone n'aurait pas de modèle. ce n'est peut-être pas le meilleur exemple au monde, mais il lui suffit, largement. alors elle soupire et plonge ses yeux dans le bleu éternel, rassurée qu'il soit là.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: AND THE BOYS (ACHILLE)   Sam 14 Avr - 19:10


parce que votre histoire elle était écrite dans les étoiles, silvia et achille c'était planifié depuis des millénaires, c'était lisible dans les astres lunaires. y a pas eu besoin d'un miracle pour que vos atomes crochus se lient ensemble, décidés à écrire un bout de chemin ensemble, main dans la main, enfants rêveurs qui avaient déjà tout prévu. un mariage à l'aube de votre majorité, trois enfants et un chien, la race n'en était pas décidée. mais quelle importance ? vous deux contre le reste du monde, c'était tout ce qui comptait. parce que silvia c'était une des seules personnes qui avaient de l'importance à tes yeux, celle qui monopolisait à elle seule un peu trop de place dans ton cœur. mais qu'est-ce que tu t'en foutais, il est bien trop grand mon coeur, que tu t'amusais à répéter, j'ai assez de place pour toi et les autres, un sourire enfantin gravé sur ce visage candide dénué de toute tristesse. parce que silvia c'est l'histoire de toutes les premières fois, un baiser volé à la veille de votre entrée dans la sinueuse adolescence qu'a été la votre, silvia c'était ta première vraie amie. parce que s'il y avait simone, il y avait silvia de l'autre côté du mur qui t'attendais. un sourire éternel, gravé à jamais sur ton visage, parce que quoi qu'il arrive, silvia elle était là.

vous en avez fait des conneries ensemble. votre amitié elle a survécu à tout, à la prison, à leone. parce que même quand elle a eu un gamin avant même d'être une adulte t'as été là achille. comment t'aurais pu l'abandonner ton étoile ? elle t'as pas abandonné quand t'avais besoin d'elle, elle est restée à tes côtés achille. toujours, sans jamais te faillir. tu t'l'as joues un peu grand frère avec silvia, tu veux la protéger des dangers qui rôdent. mais tu sais qu'elle a pas besoin de toi pour ça. la même impulsivité, le même tempérament qui coule dans vos veines, qui s'infiltrent dans votre sang d'une couleur carmin, pureté indélébile. mais elle a besoin de toi silvia, elle a besoin de toi pour leone. tu l'aimes ce gamin. c'est pas le tien, mais c'est tout comme. t'es pas la meilleure figure qui soit, mais ça peut suffire. une présence rassurante sur qui compter, un corps à qui laisser le gamin quand il faut aller travailler, ramener du blé pour l'élever.

ton vieux sourire de con s'imprime sur tes lèvres, se fige sur ton visage. parce que t'aimes le voir content, t'aimes quand il jubile le môme. parce que quelque part ça fait ton bonheur aussi, non ? s'ils sont heureux, tous les deux, alors tu l'es un peu. vous formez une famille un peu bancale, c'pas stable, c'tangible même. mais vous êtes bien. les deux gamins adulés par les malcesini, jamais un regard de travers qui s'attarde sur vos silhouettes élancées, jamais un mot déplacé sur vos âmes épurées. tu tressailles pas quand elle pose sa main sur ton épaule, tu n'es que trop habitué à ses contacts, sa main qui parcourt les parcelles de ta peau bourrée de cicatrices et d'encre. parce qu'avec toutes vos conneries tu les as accumulées les cicatrices, avec ton histoire tu les as accumulées. qu'elle soit nue ou recouverte ta peau, les courbes de sa main embrassent avec perfection ton épiderme. et quand elle te sourit, tout s'arrête autour de toi. tu l'aimes ta silvia, même si c'est dans un sens purement platonique, tu te lasses jamais de voir son précieux sourire s'imprimer sur son visage que tu aimes tant. parce qu'elle est belle silvia, de son visage coule de la beauté, si seulement c'était possible. si seulement c'était possible que ses moindres traits soient gravés dans le marbre, sa beauté figée à tout jamais dans la pierre. "t'as pas à me remercier sil, tu sais bien que je veux rien en retour." tu lui souris tendrement, et tranquillement tu gares la voiture, le lac qui s'étend devant vous. "la seule chose dont j'ai besoin c'est votre amour." un sourire qu'on pourrait croire amoureux si on s'y méprenait un peu, et tu déposes un baiser tendre sur la tempe de la demoiselle. tu sors rapidement de la voiture et tu sors pour aller attraper leone, heureux de le voir jubiler à la vue du lac. "c'est qui qui passe la journée au lac avec maman et tonton achille aujourd'hui ?" parce que t'es un vrai gamin quand tu retrouves face à leone, achille. tu peux rien lui refuser au môme, tu peux pas t'en empêcher. tu veux juste lui apporter du bonheur, à lui et à silvia.


Dernière édition par Achille Penrose le Sam 28 Avr - 11:42, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: AND THE BOYS (ACHILLE)   Dim 15 Avr - 12:47

elle ne le mérite pas achille, c'est ce qu'elle se dit, à longueur de journée et à longueur de nuit. il est trop gentil pour elle, trop tendre, et puis sans attente. c'est rare pour un homme. achille, c'est un alien parmi son espèce. pas pareil, pas comme les autres. la vie de silvia a été marquée par les attentes des hommes qui l'entouraient (remplis mon verre, range la cuisine, rejoins-moi ce soir), et elle n'a jamais su refuser. parce qu'il n'y a rien d'autre pour elle, à ses yeux. c'est ça, son destin. se faire utiliser. (être utile, elle aime penser.) être là pour les autres, sans jamais qu'on soit là pour elle. elle a l'habitude. toute sa vie, elle n'a rien attendu de qui que ce soit, parce qu'elle savait qu'elle serait déçue. elle en a trop attendu. alors maintenant qu'elle n'attend plus rien, il apparaît, lui, sorti de taule, il redébarque dans sa vie. son ange gardien. et quand il dépose un baiser sur sa peau de miel et d'or, elle sursaute légèrement, l'appréhension qui lui noue le ventre. la peur qu'il aille trop loin, plus loin, qu'il lui attrape la main et qu'elle devienne prisonnière de son étreinte. et pourtant, il ne fait rien de tout ça. il éloigne ses lèvres, tendrement, et elle le comprend, dans son regard. elle n'a rien à craindre. plus rien, plus jamais. pas tant qu'il est là, à ses côtés.

(tonton achille, les mots raisonnent, parce qu'il y en a autre qui devrait être là, à sa place, en train de l'aider, de l'aimer. mais la pensée lui fait trop mal, son sang commence à bouillir, alors elle se perd dans le paysage éternel pour ne plus lui dédier une seule pensée.) leone crie de joie et puis il part en courant sur le chemin sinueux qui mène au lac, il fait le vrombissement d'un avion avec ses lèvres et de ses bras des ailes. il slalome entre les herbes hautes, les herbes sèches. "ne tombe pas mon amour!" elle lui crie, les mots d'une mère toujours inquiète, jamais sereine, constamment prête au pire. ils portent chacun un sac. d'une main, les innombrables plats que silvia a préparé pour leur pique-nique (elle aime jouer à la femme parfaite, la maman exemplaire, la famille rêvée), de l'autre, le petit sac à dos rouge de leone. et il est loin, déjà. hors de sa vue. mais les hautes herbes bruissent autour d'eux et elle comprend qu'il est là, caché, quelque part. "attention, tonton vient te chercher!" silvia jette un regard complice à son acolyte. pas besoin d'un mot, il y va. et elle respire profondément. il y a l'air frais, mais pas trop, les odeurs qui prennent au nez, mais sans déranger, et les cris éloignés de quelques gamins qui se jettent à l'eau sûrement encore glacée. et elle se sent au paradis, silvia. comme si elle n'avait jamais été aussi heureuse en cet instant, parce que le calme l'envahit, l'amour aussi, et rien ne pourrait le lui enlever, tout ça.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: AND THE BOYS (ACHILLE)   Lun 16 Avr - 21:59


un amour infini, celui qui ne présente aucune faille, aucun défaut quel qu'il puisse être. celui qui est pur, dénué de toutes arrières pensées. parce qu'avec silvia, c'est tellement simple, tellement tout. silvia c'est à la fois une sœur, une meilleure amie, une femme. c'est tellement doux avec silvia, que tu te laisses trop facilement emporté dans ses filets. mais ses filets ne sont pas nocifs, c'est tout le contraire. si vous aimez prétendre avoir un parfait équilibre, que tout va bien dans vos vies, alors que c'est tout le contraire, il y a au moins une chose qui va. et qui ira toujours, vous deux. parce que silvia et achille c'est indissociable, ce serait juste bête de penser à vous séparer. parce que malgré toutes les épreuves que la vie a dressé dans le but de vous affaiblir, de vous séparer, toujours vos chemins se retrouvent. si pour certains le dicton est tous les chemins mènent à rome, il est différent pour toi, dans ton esprit. tous les chemins mènent à silvia, à la maison. c'est clair, c'est une des seules choses dont tu es parfaitement certain à l'intérieur. parce que silvia, c'est aussi ta maison. plus que ta propre famille parfois, souvent. avec silvia c'est doux. amitié emprunte d'une douceur infinie, toujours une parole, un geste pour raviver la flamme, entretenir les braises qui vous lient. c'est imagé, mais c'est la plus belle égérie qui puisse exister pour vous, un brasier ardent. parfaite allégorie de votre amitié, de vos caractères. parce que si des fois on entend des éclats de voix, c'est pour rigoler. et si ça l'est pas, ça se règle toujours. un baiser sur la tempe, et tu la prends dans tes bras. à son contact tout semble aller mieux, tout semble aller mieux. tu oublies, un peu. c'est un baume sur ton cœur abîmé silvia, parce que si elle ne te permet pas de tout oublier comme lui le fait, elle t'en fait oublier la plus grosse partie. elle efface les souvenirs douloureux, elle ne laisse place qu'aux souvenirs heureux.

ton regard, un peu lointain parce que tu es perdu dans tes pensées s'égard sur l'étendue qui s'étend devant vous, loin, éternelle. mais tu sursautes légèrement lorsque leone exulte de joie, lorsque les cris inquiets de silvia parviennent à tes oreilles. sorti de ta torpeur, tu te laisses aller à un petit sourire, sa quiétude t'attendris plus qu'elle ne t'effraies, quiétude habituelle chez une mère. tu la ressens aussi cette inquiétude pour l'enfant, parce que si tu n'es pas son père, tu es la figure la plus proche d'un père qu'il puisse avoir. les mains chargées de sac, vous avancez, tranquillement alors que le môme disparaît dans les herbes trop hautes pour pouvoir distinguer sa silhouette. attention, tonton vient te chercher. un doux sourire empli d'un amour certain se grave sur tes lippes alors que tu lances un regard entendu ton acolyte qui te le rend. vous n'avez pas besoin de parler pour vous comprendre. il suffit d'un regard, d'un simple regard. l'habitude sûrement, c'est ce que tout le monde vous dirait. mais tu sais que c'est plus profond que ça achille, marque d'une amitié solide et ancrée dans votre sang carmin. ça t'en es certain, votre histoire, votre amitié elle était écrite avant même votre naissance, et elle coule dans vos veines. celles qui apparaissent bleutées sur tout ton corps, là où les tatouages ne recouvrent pas ta peau hâlée. toujours tes sacs à la main pour ne pas encombrer plus sil, tu marches à pas de loup. "attention, leone. tonton va te trouver." un sourire un peu bête, celui du bonheur sûrement collé sur les lèvres, tu ne mets pas longtemps à trouver le gamin, guidé par son rire éclatant dans le silence. dos à toi, tu l'attrapes sous les bras et le plaque contre ta poitrine. "trouvé!" il rigole, et toi avec. digne scène d'une comédie un peu niaise, le genre devant lequel tu rigolerais gorge déployée avec sil, vous moquant allègrement des acteurs un peu trop mauvais à votre goût. et le gamin grimpe sur ton dos, t'accroches autour de ton cou. tu marches tranquillement, enfin tu aperçois la plage. tu laisses le petit descendre, et tu installes tout aux côtés de silvia. c'est calme, c'est paisible. ça l'est toujours entre vous deux, non ? le regard fixé sur leone qui court, qui joue au bord de l'eau, un petit sourire ancré sur ton visage. ce même sourire qui flotte toujours sur ton faciès en compagnie des deux boscos. "alors. quoi de nouveau ?" sur le ton de la conversation, un peu, sûrement. mais surtout d'une sincérité totale, envie de savoir ce qui trame dans la vie de ton amie. "j'ai pas euh, trop pris le temps de passer de te voir ces derniers jours. j'suis désolé." sincérité absolue, une nouvelle fois. paroles empruntes d'un besoin de pardon. t'as besoin qu'elle te le dise, c'est pas grave. je comprends.


Dernière édition par Achille Penrose le Sam 28 Avr - 11:42, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: AND THE BOYS (ACHILLE)   Lun 16 Avr - 22:46

assis côte à côte devant l'azur qui s'étend jusqu'aux pieds des montagnes, là où le vert et la terre lézardent jusqu'à toucher le ciel du bout du doigt. le soleil est haut, tellement haut au dessus de leurs têtes. et il tape, il tape tellement fort, comme en plein mois de juillet. les mains de sylvia se perdent dans son sac, à la recherche de la crème solaire. (parce que oui, dans son sac, elle y cache la panoplie de la mère exemplaire.) "leone, viens-là que maman te mette de la crème!" le gamin grogne, fait mine de bouder, puis ne perd pas une seconde pour débouler sur leur couverture. pendant qu'elle recouvre sa peau d'une épaisse couche de crème, jamais assez pour protéger son gamin de l'éternel soleil de malcesine, il entasse des galets et les adultes peuvent enfin parler. "alors. quoi de nouveau?" elle réfléchit, silvia. pas grand chose, à vrai dire. pas autant qu'elle aimerait. parce que dans ses mots, elle ne trahit rien. mais dans sa tête... il y a tellement de rêves qu'elle ne partage avec personne, même pas achille, parce que même elle, elle n'ose pas y penser. elle rêve d'emporter son gamin, loin d'ici. peut-être en italie, peut-être pas. (sur la côte de la mer méditerranée?) parce que sa haine pour les étrangers est de la peur, de l'appréhension. parce qu'ils représentent un futur dont n'ose même pas rêver. elle aussi, elle aimerait s'implanter dans un nouvel endroit. être l'inconnue, l'étrangère. la nouvelle.

"figure toi qu'il s'est mis au dessin, leone. je sais pas d'où il sort ses talents d'artistes. hein, mon chéri, tu sors ça d'où?" il l'ignore, trop préoccupé par son château aux innombrables miradors de galets entassés. et puis certains caillous sont les chevaliers, les princes et les reines. petit monde qui évolue entre ses doigts maladroits, à coup de bruitages faits maison, sortis de sa bouche et de son imagination. "peut-être que ça vient du côté de son père, qui sait." c'est un sourire forcé qui la défigure désormais, mais elle passe rapidement à autre chose. et comme si une mauvaise chose en suivait une autre, achille s'excuse. "maiiis ne t'inquiètes pas chillè. tu nous manques beaucoup, beaucoup trop mais bon... faut bien qu'on te pardonne." elle rigole, silvia, parce qu'elle a appris à ne pas être entourée. alors le sentiment d'être délaissé lui est devenu familier. changer de sujet, vite, vite. parce que cette absence, elle peut peut-être la supporter, mais pas leone. tous les jours, il demande à le voir. à jouer avec lui aux petites voitures. et aux grandes voitures, aussi. "d'ailleurs, tu sais ce que je te disais? il t'en a fait un!" et puis elle sort du sac à dos de son gamin une feuille délicatement pliée en deux. elle lui tend, sans en révéler le contenu. "il a dit que c'était une surprise. rien que pour toi, moi j'ai pas eu le droit de voir." sa main vient ébouriffer la tête du petit garçon qui peut enfin s'en aller et abandonner son château, déjà oublié. "et toi, ça va? quoi de beau, toi? quoi de nouveau?" et puis elle montre du doigt la crème, d'un petit hochement de tête, un "je t'en mets?" non dit.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: AND THE BOYS (ACHILLE)   Mar 17 Avr - 15:34


tu ne dis rien, à ses côtés tout semble paisible. tout semble plus simple au final. même ce qui semble être compliqué, tout se simplifie au contact de sil, presque comme une douce utopie qui anime tout ton être. figure toi qu'il s'est mis au dessin, leone. je sais pas d'où il sort ses talents d'artistes. hein, mon chéri, tu sors ça d'où? le gamin ignore les paroles de sa mère, mais toi tu ne peux pas t’empêcher de sourire. ce sourire que tu réserves aux deux bosco, signe d’amour certain. dévotion totale, tu leur donnerai la lune si seulement tu le pouvais achille. tu leurs offrirais tout le putain de système solaire si t’en avais le pouvoir, la thune. tu veux tout leur donner, mais le seul truc que tu peux leur donner. c’est ton amour. et c’est pas suffisant à tes yeux, pas assez. parce qu’ils méritent tellement plus, tellement mieux que ce que tu peux leur offrir. peut-être que ça vient du côté de son père, qui sait. tu jettes un regard à ta complice, ton acolyte de la nuit des temps alors qu’elle prononce ces quelques mots. tu sais ce que ça lui coûte à silvia, d’évoquer le père du gamin. tu sais pas qui c’est, t’as pas envie de le savoir. parce qu’à la moindre occasion tu sais que ça va déraper, colère rongeante qui te renverrait en taule. et tu veux pas y retourner. tout sauf ça. tout est mieux sauf la cellule, t’en es persuadé à présent. tu laisses couler, tu n’entretiens pas la conversation. pas sur ce sujet, qui est à ses yeux douloureux, tu le sais. tu ne le sais que trop bien à présent. et tu as beau être un peu stupide des fois, tu veux pas lui causer plus de peine à silvia. tu supporterais pas d’en être la raison, la cause. elle rigole, ta princesse. ça t’arraches un ultime sourire, celui de la tristesse, de la mélancolie. maiiis ne t'inquiètes pas chillè. tu nous manques beaucoup, beaucoup trop mais bon... faut bien qu'on te pardonne. mais cette fois c’est un sourire de bonheur qui se grave sur tes lèvres à l’entente de ce surnom, sil c’est la seule à te surnommer comme ça, chillè. ça a la douce senteur de l’été, des pays lointains, de la sauge et de l’orange. ça a la senteur d’un crépuscule. d’un nouveau départ. "j’suis désolé. j’me rattraperai sil." que tu promets, sincèrement. tu veux pas la décevoir sil, ce serait trop pour toi. tu préférerais te pendre, te donner la mort de la pire des manières qu’être la raison de la peine de la brune, tu tuerais tout le monde pour lui octroyer juste un peu de bonheur. douce utopie. tu sais que tu l’peux pas. mais si tu pouvais, tu l’ferais. sans la moindre hésitation, sans le moindre remord pour revenir te ronger la peau. t’es prêt à tout pour sil. aussi stupide que cela puisse paraître.

d’ailleurs, tu sais ce que je te disais ? il t’en a fait un !  ça t’arraches un petit rire, hâte de découvrir les talents du môme. tu sais que ce ne sera pas du grand art, pas comme celui de pluton. parce que tu te souviens des dessins que tu faisais à l’aube de tes quatre ans. c’était pas joli à voir. ça ne l’est toujours pas, mais il y a une petite amélioration depuis le temps pas vrai ? désir de bien faire qui te tordais déjà les tripes à l’époque, curieux désir qui t’habites depuis tant d’années. sans jamais faiblir, juste enfoui. terrible besoin de protection, murs érigés, comme un dôme au dessus de ton cœur et tes sentiments, besoin de tout refouler. et sa main s’enfouit dans son sac où tout semble se cacher, tout semble possible, tout semble pouvoir exister à son contact doux. il a dit que c’était une surprise. rien que pour toi, moi j’ai pas eu le droit de le voir. ça t’arraches un petit sourire, un petit rire qui s’échappe de ta gorge. elle te tend le papier, soigneusement plié en deux parties égales à elles-mêmes. de tes doigts fins, eux aussi porteurs de l’encre bleue qui recouvre ton corps, ta peau et ton esprit, tu ouvres le papier. le dessin que tu y vois t’arraches un sourire, un rire. et c’est à ce moment précis que tu te rends compte de l’importance que tu as dans la vie du gamin, parce que t’es représenté sur ce dessin enfantin, et au dessus de toi c’est écrit papa. ça te gêne un peu, toi achille. parce que oui tu te doutais avoir une place cruciale dans la vie du gamin, seule figure masculine sur qui compter, ambrosi n’étant même pas de la partie, mais quand bien même tu te surnommes tonton achille, quand bien même sa mère t’appelles du même alias, et lui aussi parfois, souvent. il fait cette erreur candide, et juste à côté de toi, sil. avec écrit maman au dessus de sa tête, mais cette fois c’est légitime. entre vous deux, le gosse lui-même. au dessus de vos têtes, un soleil jaune aux dizaines de rayon, un grand cœur rouge qui vient combler le vide, quelques traits de rouge viennent en dépasser. et ton regard se pose sur le garçon, qui est déjà reparti construire son château de galets, scène qui t’arraches un sourire et te gorge de mélancolie. parce que c’est ce que tu faisais toi, aussi achille. autrefois, une vingtaine d’années plus tôt, sous le regard bienveillant de tes parents. il a bien changé ce regard aussi, s’il était admiratif autrefois, il est désormais teinté d’une crainte presque certaine. et ça te déchire, ça te brise de l’intérieur. t’es juste la déception de la famille, l’enfant de trop. certains disent que le premier enfant est le brouillon, triste réalité chez les penrose, dicton qui se confirme salement. honte cachée, tu en es certain. car si c’est ton jeu d’emmerder tes parents, d’effrayer la mamma en surgissant dans son dos, tu n’oublies pas ces regards. tu n’oublies pas les mots murmurés dans ton dos à peine t’élances-tu dans les ruelles sinueuses de malcesine, ces vipères qui crachent leur venin sur tes talons, t’éclaboussant les chevilles parfois, te noyant presque dans ce flot d’incompréhension, de haine purement gratuite. occupation du dimanche, sans doute. mais on ne te dit rien, personne n’ose parler devant toi, personne ne dit rien devant ta famille, personne n’ose. parce qu’après tout, il est mignon achille, quand bien même il fut innocenté, il est craint quelque fois. c’est ça que t’entends. discours méprisant, alors que t’es juste le gamin craintif que t’étais il y a une dizaine d’années. la peur de devenir foncièrement méchant, mauvais et perdu. parce que si t’es perdu, perdu depuis des années tu aimes te rassurer. tu n’es pas méchant au fond achille, tu veux juste bien faire. t’es juste un peu maladroit dans tes paroles, tes mots un peu acerbes qui claquent sur ton palais en rythme avec ta langue aux saveurs étincelantes, tes gestes un peu brouillons. en accord avec toi même, le brouillon familial, le vilain petit canard. le mouton noir des penrose. sans un mot tu le tends à silvia, ce dessin. pas sûr de savoir quoi en penser. plus sûr de rien du tout.

et toi, ça va ? quoi de beau toi ? quoi de nouveau? questionnement perpétuel, même pour toi achille. t’aimerais avoir mille et unes choses à lui raconter, lui conter quelques épopées en accord avec ton prénom, celui d’un demi-dieu grec, celui d’un héros. mais il n’en est rien, achille. tu fais pas grand-chose de tes journées. parce que plus personne veut de toi, plus personne veut embaucher le raté du village, le seul con qui a réussi à aller en taule alors qu’il était innocent. à passer quinze ans à l’ombre, initialement. c’est que t’aurais dû faire. et peut-être que ça t’aurais évité tous ces soucis. tu hausses les épaules, las. "rien." un petit rire moqueur, cynisme ancré dans tes veines. sans continuer tu attrapes une cigarette de la poche de ta veste, parce que même si il y a leone à côté t’en as besoin. t’en crèves de besoin de ta nicotine. "j’suis désolé pour la clope. mais j’en ai besoin." petit sourire désolé, bouffée inhalée. la fumée qui se confond dans l’air alors que tu te mords la lèvre inférieure, poison coincé entre tes deux doigts aquilins. "je taille avec angelo un peu, j’aide au café quand bellone supporte ma présence et que je supporte la sienne." sourire triste, nouvelle bouffée inhalée. ça change pas grand-chose achille, au final. ça t’détends à peine. mais c’est toujours ça de gagné pas vrai, au final. ce n’est qu’un maigre soulagement, légère consolation. "je passe souvent du temps avec lola, ou avec nils. à leur faire visiter les environs." t’as un petit sourire passager qui flotte sur ton visage alors que t’évoques simplement le garçon. ça tu t’en gardes bien, parce que silvia elle a beau avoir été là pour toi, toujours, tu n’oses pas. tu n’arrives pas à l’avouer à autrui. tu n’arrives pas à cracher cette bisexualité cachée aux yeux de tous, parce que la seule personne qui est au courant c’est toi. personne à qui raconter tes problèmes, personne avec qui être honnête. vraiment. personne avec qui être totalement honnête sans devoir omettre un soupçon de vérité, parfois, souvent. parce que tu sais que tes parents ils finiront par le savoir. tu veux pas, tu crains leur réaction. tu crains le regard de dégoût qu’ils pourront poser sur toi. comment ils te regarderont les autres. parce que tu t’en fiches un peu, mais les regards ils sont lourds, ils sont pesants. meurtriers. sur ta peau nue, fragile. et tu ne veux pas aggraver ça, tu veux pas retourner là-dedans. revivre tes premiers jours après la prison. parce que ce secret c’en est une deuxième prison, enfermement émotionnel et terrible.


Dernière édition par Achille Penrose le Sam 28 Avr - 11:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: AND THE BOYS (ACHILLE)   Dim 22 Avr - 16:34

l'odeur de la cigarette embaume l'air et vient titiller les narines de silvia. un secret qu'elle n'a partagé qu'avec le petit français. achille, il ne sait pas. il aurait trop honte. il la place sur un piédestal et rien ne pourrait tâcher cette image qu'il s'est fait d'elle au fil des années, si ce n'est les petits détails qui font d'elle une mauvaise mère. il y avait la clope par ci par-là quand elle attendait leone. le ventre arrondi et les regards énervés des vieilles femmes de malcesine, les visages creusés par les années à materner. elle s'en souvient. elle en a encore honte. alors elle le garde pour elle, ce petit secret. pour elle et coco, parce qu'il est inoffensif, le gamin. "t'inquiètes pas, il est pas à côté." le regard qui se perd vers le gamin, un sourire naturel qui se dessine sur son visage, énamourée du petit bosco. sa plus grande fierté. achille raconte sa vie avec douceur. un ton qu'il lui réserve à elle. parce qu'elle l'a déjà entendu crier (sur ambrosi, sur ses petits amis, sur les hommes qui lui ont lancé des regards de travers dans les rues du village). mais pour elle, il n'y a que tendresse et amour, comme s'il cherchait par sa voix à panser ses plaies. "je les connais pas, ces deux-là. ni lola ni nils. c'est encore ces sales étrangers que t'aimes fréquenter?" les mots sont durs mais ne choquent pas. silvia, c'est le racisme assumé. l'incarnation du "ici, c'est chez moi, alors toi rentre chez toi". et puis elle lâche la question de trop. "allez, je sais que tu me caches quelque chose, chillè. c'est pas avec ce sourire que tu vas réussir à me cacher tes amourettes. comment elle s'appelle? dis-le moi. tu sais que je suis pas jalouse, que je l'ai jamais été. ça me dérange pas de te partager." elle éclate de rire et déplie le dessin. désormais compréhensive du silence qui a suivi lorsqu'il l'a vu. papa, mama, leone. c'est comme ça que ça fonctionne dans la tête du gamin. elle hésite puis, doucement, le met en évidence et murmure "ça te dérange pas, hein? dis moi si tu veux que je lui en parle, que je lui explique." gênée de le mettre dans cette situation. un rôle de père (ou de quasi-père) tombé du ciel sur les épaules du pauvre achille, avec déjà bien assez de poids à porter.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: AND THE BOYS (ACHILLE)   Sam 28 Avr - 12:44

les paroles dures qui viennent briser le silence, le racisme évident de silvia qui ne choque plus. tu ne cautionnes pas achille, tu ne l'as jamais cautionné. mais tu es résigné à l'idée de faire changer la brune d'idée, idéologie trop ancrée dans son esprit. dents qui viennent mordiller ta lèvre inférieure alors que tu joues avec ta cigarette qui repose entre tes doigts, l'esprit embrumé. "on pourrait dire ça oui." parce que c'est beau entre vous, achille et silvia c'était écrit. you were meant to be, comme ils diraient les 'ricains. deux âmes sœurs. mais tu laisses le doute, le mystère prendre sa place entre vous, remplir l'espace qui sépare vos deux corps abîmés. et tu portes le rouleau salvateur à tes lèvres. tu tournes la tête et lâche un petit rire quand tu l'écoutes. ça te gêne, d'un seul coup. sentiment inévitable, parce que tu la connais silvia. dans sa tête, seules les courbes féminines méritent un peu d'attention de ta part, elles en sont les seules à en profiter. elle était l'une des seules à en profiter. mais tu ne sais pas comment elle réagirait, si tu lui disais qu'il s'agissait de nils. qu'il agissait d'un étranger à malcesine, d'un garçon. tu ricanes. "tu m'as eu pour toi toute seule suffisamment longtemps pour vouloir partager c'est ça?" voix taquine, édulcorée par une tendresse qui perce l'éclat de ton timbre. tu hésites. questionnement éternel, l'avouer ou ne pas avouer ? "j'peux pas te dire." bombe lâchée, petit regard inquisiteur. parce que tu veux voir comment elle réagit silvia, tu sais qu'à un moment ou un autre tu vas craquer. probablement aujourd'hui même. mais tu veux voir sa réaction, parce que tu sais que ses questions seront intempestives par la suite. tu te pinces les lèvres, perplexe à l'écouter. "bien sûr que non. on est une famille maintenant." petit sourire qui vient habiter ton visage et tu éloignes ta cigarette de son visage alors que tu viens déposer un baiser tendre sur sa joue. contact bref, mais suffisant pour lui faire ressentir tout l'amour que tu lui portes.


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: AND THE BOYS (ACHILLE)   

Revenir en haut Aller en bas
 
AND THE BOYS (ACHILLE)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Canadian aid worker guilty of assaulting Haitian boys
» Nils Relationships || You like Swedish boys ?
» Présentation d'Achille Lupin [validée]
» Le Consul Général et Achille Talon
» 01. Boys don't cry | Chambre étudiante de Stevie Evans

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
TESOROS :: Finale :: Archivi :: SUJETS FINIS-
Sauter vers: