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pensez à référencer vos personnages dans le repertori.
Cela vaut également pour les scénarios et préliens que vous créez, ne les oubliez pas!


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 Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar

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Coco Cartelier
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Occupation : Il est agent d'entretien à l'hôtel Orizzonte
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BALTAZAR II | OLGA | JANUS | NOOR II | ANGELO X | ANNIBALE

RP TERMINES :
ANGELO I | ANGELO II | ANGELO III |
NOOR & SILVIA | ANGELO IV | BALTAZAR I | ANGELO V | SILVIA | ANGELO VI | ANGELO VII | ANGELO VIII | ANNIBALE | ANGELO IX

MessageSujet: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Sam 14 Avr - 22:52


https://www.youtube.com/watch?v=ZidyjwMeRBQ
survis en apnée — La porte de l'hôtel claque. Il voit sa main, qui s'est levée comme dans un spasme, pour arrêter la poignée, mais il ne s'est pas levé, et il se trouve incroyablement con. Lentement, au cœur de la chambre, il souffle " mais ..." Dans un français qui revient à la charge. Il regarde le sol, ses pieds, baignés dans une lumière orangée. Il a la mâchoire serrée, l'impression de ne pas avoir bien fait son travail.
Il regarde par la fenêtre, puis se lève. Il fait nuit, qu'est-ce qu'il va foutre dehors maintenant. Qu'est-ce qu'il compte faire, qu'est-ce qui s'est passé ... Qui a-t-il eu au téléphone.
Il revient vers la table de chevet. Il attrape son propre portable, il écrit un message.
Where r u. Il sait qu'il n'aura pas de réponse, pas maintenant, pas après ce qu'il vient de se passer, ce départ étrange, précipité, de leur chambre d'hôtel. Baltazar est pas censé être seul, pas alors que Coco gagne de l'argent. Il regarde dehors. Puis fixe son portable, la conversation vide. Au dessus, il y a un message de Baltazar qui lui demande de mettre un costume pour un resto. Il date d'il y a une dizaine d'heure, Coco l'avait vu en se réveillant. Au dessus il y a des horaires, des dates, des lieux, mais aucun message de ce genre, aucun where r u. Aucune nouvelle, aucun small talk. Coco voudrait l'effacer, ce message ridicule, ça ne servira à rien.
Il voudrait une explication qu'il n'est pas en droit de demander. Il s'assoit par terre, au milieu de la chambre, face à la grande fenêtre. Ils sont au 26ème étage, Baltazar choisit toujours les étages les plus hauts, parce qu'il en a les moyens sans doute. Coco ne sait pas si c'est parce qu'il aime la hauteur, ou si c'est parce qu'il aime étaler sa richesse. Il ne le connait que peu. Il sait qu'il est marié, qu'il aime l'art. Il l'écoute parler d'art, encore et encore. Pour être escort, Coco a appris tout ce qu'il y avait à savoir sur l'art contemporain. Baltazar lui a appris le reste. Il ne sait rien de lui, mais il sait tout de Van Gogh.
" You're a cliché..." Qu'il siffle tout seul, en ramenant les jambes contre son torse.

Prend ta vie en main, comme ils disent tous. Il regarde son portable. Pas de réponse, évidemment. Il se connecte à internet, regarde les vols Tokyo Berlin, demain. Il y a en a un à 11 heure. L'ivresse du sommeil sera presque insoutenable, mais il doit tenter le coup. Il est certain que Baltazar aura ce vol. Lui, il prendra une place en arrivant. Il est plus à ça près. Il check son compte en banque. Oui ça ira.
Il se recouche, met son réveil à 7h, se jure de ne plus jamais faire ça.

En se réveillant, ses paupières sont collées au béton armé. De toutes ses forces, en rassemblant le peu d'énergie que son corps lui offre, il se met debout, pour se forcer à rester éveiller. Il y arrive à peine, il se précipite lentement sous la douche, pour trouver une solution. Il est contraint et forcé de s'appuyer à la paroi pour ne pas s'effondrer par terre, ivre de sommeil. Il sait qu'il s'en souviendra pas.
Il passe une demi heure sous la douche.
Il se sèche les cheveux, il s'habille d'un jean, tee-shirt, basket et veste en jean, range ses affaires, prend son sac à dos, descend au rez de chaussé, attrape un petit déjeuner au vol, puis il sort de l'hôtel, s'engouffre dans le métro, et arrive à l'aéroport. Il est 9h lorsqu'il a récupéré son billet, qu'il a passé la sécurité, et qu'il a présenté son visage. Il attend, comme un con, dans la salle d'embarquement. Il se souvient, effectivement, pas de son réveil. Il se sent con parce qu'il a la sensation que Baltazar viendra pas.
Baltazar, pourtant, est là, au bout d'une dizaine de minutes, avec sa valise et ses lunettes de soleil de touriste sur le crâne.
Un instant, Coco hésite à se lever pour aller lui parler. T'as pas le droit, c'est pas ... C'est pas à toi de faire ça.
Pourtant, sans réfléchir, il se lève vers lui. Il sait qu'il l'a vu, un long eye contact les sépare. Arrivé à sa hauteur, il dit doucement :
"Je me suis dit que tu prendrais cet avion, si ça te dérange pas je le prends aussi.*" Il lui tend la main, en guise de bonjour, même si, il avoue volontiers qu'il préférerait l'embrasser.

*les dialogues sont prononcés en allemand

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Baltazar Salerno

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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Lun 16 Avr - 9:07


when you're gone.

Ton père est mort. ça raisonne autour de toi, ça arrête le temps et ça te renvoie à une réalité que tu pensais avoir égarée en même temps que le reste. Tu suffoques, instantanément, comme pris au piège d'un étau dans lequel tu aurais plongé sans même prendre le temps de le réaliser. Tu tournes le visage à gauche, à droite. Il n'y a rien d'autre que le néant et puis, ce garçon, à moitié nu, qui te regarde. Le reflet de ton existence, brusquement, te semble bien terne. Tu te lèves, c'est rapide, trop pour qu'il ne puisse te retenir. Tu bégaies des excuses et déjà, la porte claque. Tu t'arrêtes un instant dans le couloir, t'appuies contre le mur. Ton père est mort. Merde, c'est donc ça, la douleur. Ta main qui se dresse sur ton coeur, maigre barricade.. à quoi rime tout ça ? Tu soupires, réprimes un sanglot. Tu pleures pourquoi ? Pour ton père ou cet homme que tu abandonnes ? Peu importe, tu prends un taxi qui t'emmène directement à l'aéroport. Le temps se fige, tout se mélange autour de toi. Ta femme, votre mariage, ta famille, ta mère.. mon dieu, ta mère ! Une brève pensée pour elle et ton coeur se serre d'avantage. Le désespoir qui cogne contre tes tempes, ton sang qui ne fait qu'un tour. Tu prends ta valise, tu la roules jusqu'au premier terminal quand on t'annonce que le prochain vol pour Berlin part dans la matinée. Coincé, t'es coincé ! Tu grondes, tu jures. Tout quitter ne se sera pas révélé aussi simple que ça. Bloqué ici, à l'autre bout du monde. Tu t'assieds, déconfit. Ton coeur saigne, tes muscles sont tendus. Que faire ? Retourner là-bas ou rester ici ? C'est déjà fini, n'est-ce pas ? Alors tu t'assieds sur l'un des sièges inconfortables et tu pleures... une bonne fois pour toute !
Les minutes sont des heures, les secondes interminables et ton sang se déverse à tes pieds. Tes cheveux sont décoiffés et tes paupières sont lourdes. Tu voudrais dormir mais tu es comme capturé entre deux feux, deux instants. Il y a ta vie, là-bas, et celle que tu croyais mener ici. Le bonheur que tu pensais ressentir à son contact et celui qui t'échappe déjà. Il y a ce que tu pouvais penser et ce que tu croyais savoir. Comme perdu entre l'aube et le crépuscule, ta vie qui défile au rythme de ton palpitant désormais muet. Tu lèves les yeux vers la pendule chaque fois que tu penses voir pointer les premiers rayons du soleil. Tu te trompes et aucun instant de ton existence ne te paraîtra jamais plus long que cette attente. Le souffle court, comme si tout s'écroulait, comme si tu attendais de t'effondrer, tu penses à ta mère. Elle est en détresse et, trop égoïste sans doute, tu as préféré favoriser tes voyages à l'étranger sous de faux prétextes juste pour sentir ton corps vibrer sous l'effet du sien. Tout ça, c'est déjà fini. Ton téléphone vibre contre ta poitrine, tu réponds rapidement.
- Où tu es ?
- Coincé à l'aéroport.
- Quand est-ce que tu décolles ?
- En fin de matinée.
- Fais vite...
- Je fais au mieux.
- Ta mère a besoin de toi, balt'.
- Je sais.
*silence*
- J'ai besoin de toi.
*nouveau silence, fin de tonalité*
Et ça te laisse sur le carreau, une fois encore. Tu te lèves, rapidement, fais les cent-pas une bonne demi-heure, sensible à ses supplications tout en la détestant de te faire culpabiliser dans un instant aussi douloureux. Tu t'installeras alors à nouveau sur ton siège et t'y endormiras, juste une heure ou deux. Le temps passe plus vite quand il n'est pas nourri par l'appréhension et l'égoïsme.
Quand arrive l'heure de te présenter au comptoir, tu traînes ta valise le regard bas. Tu portes tes lunettes par soucis d'esthétisme plus que par confort. Tes paupières sont lourdes, tes traits sont fatigués. Le dos en compote, tu passes les portiques. L'horaire est juste, tu as eu de la peine à te réveiller. T'aimerais être à Berlin, déjà, t'aimerais que tout ça n'est été qu'un mauvais rêve. T'aimerais remonter le temps et oublier la chaleur de ses lèvres sur les tiennes, pire encore, t'aimerais remonter le temps jusqu'à ton mariage et refuser sa main, faire face à tes propres démons et affronter le regard sévère de ton père. Lui dire que tu ne rêves que de peintures et d'art et qu'il n'y a pas de place pour une femme dans ta vie. T'aimerais remonter le temps jusqu'à ton enfance, accorder moins de crédit à ce qu'on attendait de toi et apprendre à vivre avec égoïsme.. t'aimerais l'avoir rencontré sous d'autres circonstances, ne lui avoir pas autorisé à prendre autant d'importance et ne jamais lui avoir laissé le droit de te voler ces instants de bonheur pour lesquels tu payais gracieusement.
Et puis, à nouveau, le temps se fige. Les raisons ne sont plus les mêmes mais l'effet t'assomme. T'es pas prêt pour ça, pas plus que tu l'étais hier. Il se lève, tu le vois. Tu voudrais fuir, mais t'en es incapable. Il s'approche, tu enlèves tes lunettes. Il remarquera les défauts, il les a toujours remarqués. Il sourit à peine, ton estomac fait une vrille. Tu aurais offert le monde pour n'être qu'avec lui, tu offrirais aujourd'hui le monde pour ne pas avoir à l'affronter. Je me suis dit que tu prendrais cet avion, si ça te dérange pas je le prends aussi.* Et il tend sa main. Tu hésites, un court instant. Tu pourrais ignorer jusqu'à son existence et retourner à la tienne, tu pourrais taire ce poison qui nourrit déjà ton coeur comme le faisait ton sang. Tu pourrais effacer les marques qu'il a laissées sur ton corps à l'encre indélébile et te défaire des souvenirs que tu ne partages qu'avec lui. Mais ton bras se tend et ta main vient chercher la sienne, par automatisme, par manque, par envie. Tu dépends de ces contacts presque autant que tu dépends du regard des autres. T'es formaté pour lui, plus que tu ne le seras jamais pour quelqu'un d'autre. Il y a sans doute assez de place pour deux dans l'avion.* Tu essaies un sourire qui sonne faux mais ta main ne se défait pas de la sienne. Tu voudrais rompre le contact, t'en es incapable. C'est comme avoir vécu douze heures en autarcie et retrouver, brusquement, l'usage de son propre corps. Une chaleur intense qui se répand et dont tu refuses de te défaire. T'as besoin de ça, besoin de sentir qu'il est en vie quand tu meurs d'une agonie lente et douloureuse.

*les dialogues sont prononcés en allemand

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Coco Cartelier
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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Mar 17 Avr - 0:33


https://www.youtube.com/watch?v=ZidyjwMeRBQ
survis en apnée — Il n'a jamais vu Baltazar comme ça.
Baltazar est charismatique surtout. Il vous assassine de ses mots, en quelques phrases il vous fout au sol, complètement KO, incapable de vous relever. Coco l'a vu parler avec certains de ses collègues, dans un allemand ou un anglais irréprochable, il sait dominer, il sait vendre et se vendre. Il n'est peut-être pas le plus impressionnant des hommes qu'il a connu, mais il est certainement le plus charismatique d'entre tous. Parmi tous ses clients, il est de plus, un de ceux les plus agréables. Il n'est pas méchant, pas violent, il parle avec une aisance étrange, de tout et de rien, surtout d'art. Coco ne fait que répondre, avec intérêt. Il n'a jamais besoin de forcer sur la corde de la moquerie ou autre, il n'a jamais besoin d'être parfait. Il a bien fini par comprendre que Baltazar ne voulait pas de sa perfection.
Il est, d'ordinaire,
flawless. Barbe parfaitement taillée, cheveux bien coiffés, chemise repassée et sourire blanc, immaculé.
Aujourd'hui, sa barbe commence vaguement à repousser. Maintenant qu'ils sont proches, Coco le sait. S'il passait sa main sur sa joue, il la sentirait rugueuse. Ses cheveux sont un peu en bataille, il a à peine passé une main dedans pour leur donner une quelconque forme. Sa chemise est froissée, il ne sourit pas.
Coco ne l'a jamais vu aussi dépité, aussi ... démuni. Alors il fronce un peu les sourcils. Il voudrait apporter réconfort et paix, il est certain d'en être incapable. Il ne sait pas bien faire ça, du moins pas sur demande. Certaines personnes viennent le voir pour cela, le réconfort qu'ils ne trouvent ailleurs. Il le sait, peut-être que Baltazar aussi.
Ce même Baltazar qui vient serrer sa main. Il devrait la retirer au bout de deux secondes, convention sociale oblige. Il n'en fait rien, ce grand homme d'art blond le regarde, droit dans les yeux, avec toute la détresse du monde. Et il ne lâche pas sa main, comme si Coco était le dernier rempart de l’humanité (de la santé mentale). Bien sûr qu'il y aura assez de place dans l'avion, là n'est pas la question. Il lui sourit pourtant, d'un vrai sourire qui n'a rien de forcé.
Il aime bien Baltazar. Il aime passer du temps avec lui, il aime voyager avec lui, il aime s'envoyer en l'air avec lui. Baltazar est un vrai amant, le genre qui trompe sa femme à regret, mais qui ne fait rien ressentir de coupable à Coco. Coco l'aime bien, et il n'aime pas voir les gens tristes. Il garde sa main serrée dans la sienne, et se rapproche un peu, en glissant ses doigts dans les siens.
" Tu veux me dire c'qui t'arrives ? Qui t'as eu au téléphone hier ? " C'est une vraie question, il comprendrait qu'il le garde pour lui.
En attendant Coco est là, une main sur la lanière de son sac, l'autre accrochée à celle de Baltazar. Il sait qu'il a besoin d'un soutien.





*les dialogues sont prononcés en allemand

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Baltazar Salerno

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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Mar 17 Avr - 8:26


when you're gone.

Certaines douleurs ne pleurent qu'à l'intérieur, sans jamais vraiment se faire expansive et s'exposer. T'es un homme d'art, un homme noble également. On t'a formaté bien longtemps pour la pudeur et la décence. Le carcan des hommes d'affaires était délicatement posé à côté de ton berceau, attendant patiemment que tu sois suffisamment grand pour capturer ton corps et te forcer à t'y contraindre. Tu n'as jamais aimé ça, tu dois bien l'admettre.. de l'homme riche, tu n'as que les mauvais stigmates, les mauvaises habitudes. Tu es artiste dans l'âme, bohème dans le coeur. De ceux qui se servent de leurs émotions pour peindre. Malgré tout, savamment, tu as toujours su faire la différence entre ce qu'on attendait de toi et ce que tu pouvais offrir aux autres. Alors tu as joué leur jeu, tu as préféré taire tes propres ambitions pour nourrir leurs aspirations. Quitte à t'y perdre. Aujourd'hui, tu donnerais tout pour t'offrir le luxe de pleurer en public sans avoir peur que ça soit mal vu. Ressentir quelque chose de vrai, juste un peu. Et finalement, c'est dans son regard que tu te noies, encore. Parce qu'il est la seule part d'humain qu'il te reste. La seule partie de toi bien vivante qui cherche sans doute à s'exprimer. Avec lui, c'était différent. C'était bon, également. Mais c'est déjà terminé, parce que le monde t'appelle et que tes obligations sont là, si proches de toi. Elles te sermonneront d'avoir mis si longtemps à les retrouver mais t'accueilleront à bras ouverts. Tu sais ce qu'il t'attend, là-bas. Une femme, une mère.. un enterrement si proche, un deuil à faire et une entreprise à reprendre. Tu ne te leurres pas, pas une seconde. Coco se tient face à toi mais il t'échappe déjà. Tu voudrais figer le temps, vous offrir une parenthèse, encore. Une dernière fois ; juste pour vivre. Ta main dans la sienne, comme le dernier contact qu'il te restera dans tes souvenirs, la dernière chose qu'il te laissera. Il s'approche, il enroule ses doigts autour des tiens et tu te laisses faire. Ici, à l'autre bout du monde, tu t'autorises une dernière fois à être celui que tu as toujours été sans jamais vraiment l'admettre. Tu veux me dire c'qui t'arrives ? Qui t'as eu au téléphone hier ?* Et parce que tu as plus confiance en lui qu'en n'importe qui, tu ôtes tes lunettes de soleil avec délicatesse. Exposant ton regard famélique et léthargique à ses yeux. Ceux-là même qui ne t'ont jamais jugé.. parce que tu le payais sans doute pour obtenir ses faveurs mais que tu as toujours pensé qu'il n'en restait pas moins un ami, un amant. Sa fougue, tu l'avais eue, sa jeunesse également. Tu as tout perdu en faisant les mauvais choix mais ne regrettes pourtant rien. Là-bas, ta vie t'attend, celle que tu avais laissé de côté juste pour lui. Ton coeur restera ici, sur le tarmac de cet aéroport. Tu retomberas dans tes vieux travers et te contenteras de vivre la vie qu'on t'imposait.. mais pour l'heure, tu ne demandes qu'une chose ; respirer, une dernière fois. Mon père est mort.* Quatre petits mots bout à bout comme autant de balles qu'on tire sur toi. L'armure tombe, le coeur aussi. Tu saignes, c'est évident, mais tu gardes le menton haut, l'air snobe. Tu ne t'effondres pas, tu sais qu'on compte sur toi. Et doucement, la pression de leurs attentes se dresse à nouveau sur tes épaules, t'écrasant sauvagement. Tu avances d'un pas, comme mû par une détresse sordide qui menace de te tuer, tu écartes un bras, puis l'autre, et tu enlaces son corps. Sans savoir vraiment pourquoi, tu poses ton visage contre le sien et fermes les yeux. Tu respires son parfum, une dernière fois. Bouffée d'oxygène qui emplit tes poumons pour mieux supporter l'altitude quand tu commenceras ton ascension au trône. Reste-là, juste une seconde.. peu importe le prix, tu sais que je paierai.* Tu murmures, ironiquement. Tu fais partie de ces grands hommes qui achètent leur bonheur parce que complètement hermétiques à ce qu'ils ressentent, ils préfèrent encore payer que d'admettre que la vie qu'ils mènent ne leur convienne pas. T'aurais voulu le rencontrer dans d'autres circonstances, le quitter également ailleurs.. ou jamais. T'aurais voulu qu'il soit là, toujours, pour te rappeler que l'homme est vulnérable mais que c'est ce qui le rend si beau. Et brusquement, la montre s'est détachée de ton poignet et tombe à terre. Il n'est plus un ornement que tu portes pour être beau mais un homme à part entière. Celui qui, sous l'armure, aura vu les fêlures, les blessures, sans jamais y porter de jugement. Et tu comprends, soudainement, que la partie se termine ici et que tu es entrain de la perdre.. piégé, définitivement.

*les dialogues sont prononcés en allemand

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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Mar 17 Avr - 11:00


https://www.youtube.com/watch?v=ZidyjwMeRBQ
survis en apnée — Sa main dans la sienne est froide.
Oh, Coco pourrait jouer au jeu des sept différences avec Baltazar, et compter tout ce à quoi il n'est pas accoutumé chez lui, à commencer par cette main glacée, de celle de ceux qui ont dormi dehors. Il voudrait lui demander dans quel hôtel il a dormi, ce qu'il a fait de sa nuit, s'il est allé se saouler au saké dans n'importe quel petit bar du coin. Mais il connait déjà la réponse. Il ne sent pas l'alcool ni le mec qui a dormi. Non, il a passé son temps là, à l'aéroport, et il a ses lunettes de soleil sur le nez pour cacher ses yeux rouges, de la même manière que souvent, Coco pose ses propres lunettes pour cacher ses cernes qui descendent jusqu'en enfer.
Oui il pourrait jouer au jeu des sept différences, parce que les mains de Baltazar sont toujours chaudes. Il a des mains immenses, prêtes à bouffer les siennes.
Il enlève ses lunettes. Coco le fixe droit dans les yeux, il voit bien la tristesse... La peine, le chagrin. Tout ce dont il avait peur. Il aurait voulu que ce soit sa femme qui découvre quelque chose, ç'aurait été triste,
jamais dramatique. Son sourire s'efface, il peut pas faire autrement. Il ne sait pas encore ce qu'il se passe.
La cause elle arrive, soudainement, sans prévenir. Son père est mort...
Il imagine le père de Baltazar. La première image qui lui vient, c'est
Donald Sutherland, dans Hunger Games, ou même dans Orgueil et préjugés. Un type immense surtout, avec des cheveux très blancs, immaculés, et une barbe si épaisse qu'elle lui bouffe le sourire, il ne sourit jamais. Il imagine que son père ne sourit jamais, n'est pas un type aimable, n'est pas le beau-père agréable qui va vous sourire, ou rire si vous faites tomber le sel en lui passant à table. Il imagine qu'il est grand, qu'il n'est pas malade... Il imagine une vie à ce monsieur Salerno...
Lentement, sans qu'il ne s'en rend vraiment compte, il se retrouve dans les bras de Baltazar. Ses bras immenses, assez forts, dans son dos, et encore ses mains épaisses, dans son dos. Coco est un peu gêné, il déteste les démonstrations en public, surtout avec un client. Mais il comprend que c'est ce dont Baltazar a besoin... Qui est-il pour lui refuser maintenant.
Il imagine si son père était mort.
Ca ne changerait pas grand chose, c'est sans doute ça le drame.
Doucement, dans ses bras, alors que Baltazar pose son visage contre le sien, qu'il prononce cette phrase interdite, ce tabou étrange (
peu importe le prix, tu sais que je paierai)Coco comprend. Il comprend qu'il a désormais perdu le contrôle de la relation avec son client. Il comprend qu'il ne peut plus faire marche arrière, que Baltazar est perdu quelque part, que Coco doit le suivre, autant qu'il le peut. Il ne ferme pas les yeux, de peur de s'endormir contre lui, il regarde son menton, sa bouche. Il le regarde s'effondrer. Il a déjà vu des clients s'effondrer, pas de cette manière, pas avec tant de vulnérabilité. Il dit, doucement, d'une voix claire : "J'suis pas un monstre... J'vais pas partir comme ça..." S'il était vraiment terre à terre, il penserait que son prochain rendez-vous de voyage n'est que dans quatre jours, que le billet il peut se le payer seul, qu'il n'est pas sur la paille. Il n'est pas sur la paille, parce que des hommes comme toi, généreux à outrance, qui sont redevables du service de l'amour artificiel, il en a croisé beaucoup. Il ne le dira pas, il ne veut pas le blesser, ni faire mourir ses rêves. Il a trop d'affection pour lui.
De ses deux bras, il le serre contre lui, à son tour.
Il aimerait plus serrer son père à lui, dans ses bras. Il se contentera de Baltazar. Baltazar, qu'il veut pas voir souffrir, qu'il veut pas sentir triste. Mais quand on perd son père, on peut pas faire autrement.
Il fait pas durer l'étreinte, il le regarde juste, observe ses yeux rouges.
" T'étais proche de lui ?" Il ose pas lui dire que l'embarquement va commencer dans quelques minutes.





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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Mar 17 Avr - 11:29


when you're gone.

Tout s'écroule déjà. Mais ce qui te blesse le plus n'est sans doute pas d'avoir perdu une figure paternelle mais bel et bien d'y avoir sacrifié ta vie entière. Ce qui te fera pleurer plus tard, quand tu enfileras à nouveau tes lunettes de soleil et que tu pourras te satisfaire d'être assis seul à l'arrière d'un taxi, ne sera pas d'avoir un père à enterrer mais des rêves à étouffer, encore une fois. Parce que sa mort ne signifie pas que sa disparition mais également la tienne. Tes dernières aspirations qui s'étiolent et s'étouffent, tes dernières minutes de répit qui s'effacent déjà sous l'encre de son sang. Tu vas quitter un bonheur pour plonger dans un enfer. Tu vas abandonner le plus beau cadeau que la vie t'avait offert pour un poison qui finira par te détruire. Redevenir l'homme sculptural, celui qui parle bien, qui présente bien et qui s'affiche au bras de son épouse dévouée et aimante. Celui qui gère une entreprise avec la même dextérité que son géniteur et qui s'efforcera de rendre visite régulièrement à sa mère pour ne surtout pas lui donner l'impression de ne pas penser à ce qu'elle traverse. Ici marque le début d'un ailleurs, et si tu enlaces Coco, ce n'est pas tant par désespoir que par nécessité. Il est temps de mettre un terme à ce voyage-là pour en commencer un autre. Chemin de croix, ton coeur saigne avant l'heure. Mais ce n'est pas ton père que tu regrettes déjà le plus dans cette histoire. J'suis pas un monstre... J'vais pas partir comme ça...* Tu hoches la tête sans grandes convictions. Tu t'habituais facilement à ses belles paroles. Il a toujours su te convaincre que tu n'étais pas le même que les autres, que ton argent n'avait pas la même saveur et que vos voyages étaient différents. T'as jamais été assez bête pour croire qu'il était sincère.. mais t'as été assez con pour tomber dans son piège. Aujourd'hui, ta poitrine se rétracte et ton coeur se serre. Tu perds la montre, tu perds le bijou, mais pas que.. tu perds aussi l'ami et l'amant. Sur le tarmac, tu y laisses l'homme que tu es mais également le seul que tu aies un jour véritablement aimé. Tu te recules, délicatement, douleur fulgurante. T'étais proche de lui ?* Tu secoues le visage en enfilant tes lunettes à nouveau sur le nez. Ton regard se détourne, tes mains se détachent déjà de lui. Cette fois, c'est la fin. Tu ravales ta salive, ravales même un sanglot. Pas particulièrement, non. Le discours change, la détresse tombe. L'homme revient, le masque aussi. Tu glisses une main sur son épaule Viens, on va manger quelque chose avant de partir. Tu pourrais rester là, des heures, à lui laisser le droit de t'observer complètement nu et désemparé. Tu pourrais lui laisser l'occasion de t'achever à bout portant, lui laisser voir tes failles aussi entières et sincères qu'il a pu les apercevoir lors de vos voyages. Tu fais le choix de demeurer noble, encore.. pour la bonne cause. Redevenir l'enfant de ton père et étouffer le reste. Quitte à que ça se termine, autant le faire bien.

*les dialogues sont prononcés en allemand

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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Mar 17 Avr - 19:26


https://www.youtube.com/watch?v=ZidyjwMeRBQ
survis en apnée — Au moment où Baltazar s'écarte, il peut presque sentir le cœur du grand homme, devant lui, s'arracher. Il sait qu'il a besoin de reconfort, d'être pris dans des bras, aussi frêles soient-ils. Coco est pas vraiment petit, mais surtout, il est très mince. Trop mince. Tous ceux qu'il côtoient pourraient le briser, d'un seul bras, et Baltazar ne fait pas exception à la règle. Lorsqu'il le prend dans ses bras, c'est tout l'univers qui s'éteint, parce qu'il a la sensation étrange et profonde que ce cher Baltazar le transporte dans un autre monde. Un monde sans lumière, ils ne vivent que de nuit. Un monde sans personnes, ils ne sont que deux. Un mot fait d'avion, de vues imprenables sur des tours asiatiques, un monde fait de saveurs, de douceurs. Il apprécie Baltazar parce qu'il lui fait oublier les autres, le monde autour, ses problèmes, l'argent, la narcolepsie. Baltazar a le don étrange de faire disparaitre les alentours, de faire disparaître ce pourquoi Coco s'échappe. Il est certain que son affection pour lui vient de là.
Le voir triste, démuni, ce n'est pas anodin. Ce n'est pas normal.
Il enfile ses lunettes, son masque son armure.
Mais trop tard, Coco a déjà vu les failles, il a déjà capté toutes ses cicatrices. Mais en réalité, il n'a pas attendu aujourd'hui pour comprendre de quoi il en retournait. Coco est doué pour comprendre les gens sans qu'ils aient besoin d'en dire trop. Il sait lire entre les lignes, son métier lui a appris. Et puis, Baltazar l'a dit, il n'est pas heureux avec sa femme. Coco n'a fait que trouver les causes de ce malheur, n'a fait que recoudre ses plaies.
Déjà trop tard, Baltazar, tu es perdu, et personne ne viendra te sauver. Pas ton père, pas ta femme, pas tes collègues ni tes amis, ni l'art. C'est trop tard, tu t'embarques dans un regard qui te dépasse.

Puis, il dit qu'il n'était pas proche de son père. Peut-être qu'il ment, peut-être que l'héritage annonce certaines choses, Coco n'en sait rien, il devine qu'il lui manque des clés pour comprendre son chagrin. Ou plutôt son désarroi. Il se contente de le regarder, posant une main sur la lanière de son sac à dos. Et le grand Baltazar pose une main lourde et paternelle sur l'épaule de Coco, qui se laisse guider, jusqu'à un endroit où manger. Il lui glisse un regard, sans trop savoir quoi dire. Il voudrait lui demander s'il était malade, ou si c'était subi, quel âge il avait, s'il s'entend bien avec sa mère, si elle est encore en vie, s'il doit rentrer chez lui pour l'enterrement, si sa femme va bien, pourquoi il est si triste. Des dizaines de questions se bousculent au portillon de ses lèvres, aucune ne passe. Il a appris à se taire, plus que tout. Il sait, il n'a pas le droit de trop en demander, ce n'est pas sa place. Au lieu de cela, ils s'arrêtent dans une sandwicherie, achètent tour à tour un casse-dalle à 1600 yens, ce qui dans un monde européen équivaut à 12 euros. Ils s'assoit, côte à côte, sur un bar adossé face au tarmac. Ils ont l'air certainement bête, assis tous les deux, l'un à côté de l'autre. Sur son tabouret de bar, Coco se tourne face à lui. Parmi toutes ses questions, il en pose une seule.
" C'est lui qui a décidé de t'appeler Baltazar ? Pourquoi ce prénom là ?" Il n'a jamais posé la question, ça l'a toujours intrigué. Et il ne connait pas son père, alors autant s'intéresser à lui.



*les dialogues sont prononcés en allemand

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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Mer 18 Avr - 11:40


when you're gone.

Tu fais le choix de redevenir impassible pour te protéger. Mais il est trop tard, tu le sais pertinemment. T'as montré à Coco des choses que personne n'a jamais eu la chance ou l'opportunité d'entrevoir. Tu lui as parlé d'art, de peinture, tu lui as même montré tes esquisses, exposé ton talent sans avoir peur d'être jugé. Tu savais qu'il acquiesçait dans ton sens, toujours, le problème, c'est que tu ignorais s'il approuvait tout ce que tu lui disais parce que tu le payais ou simplement parce qu'il t'appréciait au moins autant que tu semblais déjà l'apprécié. Pris au piège dans une relation à sens unique, tu n'arrivais pas même à l'en blâmer. C'est toi qui avait cherché son affection, toi seul qui étais responsable du chaos qu'il mettait dans ton existence pourtant si parfaitement rangée, à l'époque. T'avais laissé Coco devenir le poison que tu lui connais aujourd'hui. Il te faudra bien lui dire adieu. Mais quand ? Comment ? Rien n'est éternel, t'es trop bien placé pour le savoir à présent. Comme un rappel à l'ordre, ton père meurt et ta vie s'arrête également. Le bougre t'emmerdait déjà suffisamment de son vivant voilà qu'il venait même te pourrir d'outre-tombe.
Tu fais le choix de redevenir impassible... sans te douter un instant que tu ne l'auras plus, Coco. Il est trop intelligent, il est trop malin. Tu l'as souvent remarqué, tu l'as même souvent observé avec une tendresse infinie en te demandant comme un gamin si savant pouvait avoir fait de sa vie une succession de voyages gracieusement payés par des hommes en manque d'attentions. Tu aurais voulu le sauver, d'une quelconque manière il t'avait sauvé lui aussi. T'aurais voulu être capable de le sortir de là, de le prendre par la main et de lui faire découvrir tout ce que le monde pouvait avoir à vous offrir. Vos voyages, c'était ta manière à toi de lui faire tes déclarations... celles qui aujourd'hui brûlent entre vous, t'empêchant d'y voir clair. Tu l'emmènes au petit café/bar et tu commandes des sandwichs. Tu joues celui qui sait ce qu'il fait pour masquer la détresse qui se lit dans chacun de tes gestes. Le contact est difficile, t'aimerais parler de tout et de rien mais quelque chose a déjà changé entre vous. Tu ne le reverras plus.. tu le sais et en souffres allègrement. Ton coeur bat à tout rompre dans ta poitrine, ta respiration est hachée. Si ces instants sont les derniers, tu les souhaites immortels. C'est lui qui a décidé de t'appeler Baltazar ? Pourquoi ce prénom là ?* La question te surprend, tu arques un sourcil. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ici ? Pourquoi s'intéresser à ça alors que vous aviez eu tant de temps pour vous sonder indéfiniment ? Tu ne souris pas, tu détournes ton regard.. il se forge des souvenirs, n'est-ce pas ? Il veut se rappeler de toi ? Ton coeur saute dans ta poitrine, peut-être l'as-tu marqué au fer rouge comme il semble l'avoir fait avec toi. Ma mère aurait préféré un prénom plus lyrique, moins strict. Mais mon père estimait sans doute déjà que je prendrai la succession de ses affaires.* Tu tournes ton visage vers lui, tu dis Baltazar était le nom de mon grand-père, le premier actionnaire majoritaire de la société de mon père quand il l'a fondée.*
Et tu l'observes, juste un instant, à la dérobée. Sur sa lèvre, un peu de sauce. Naturellement, ton doigt qui glisse jusqu'à son visage. Tu essuies avec délicatesse, sans quitter sa bouche des yeux. T'aimerais l'embrasser, une dernière fois. Lui faire l'amour une toute dernière fois également. T'aimerais qu'il te laisse succomber à votre histoire une dernière fois, pour ne jamais oublier les couleurs qu'il était venu, malgré lui, déposer sur ta toile comme on pigmente un peu le jaune pour le transformer en or. Coco n'est pas ton véritable prénom, n'est-ce pas ?* Quelque part, tu l'as sans doute toujours su. Mais c'était plus simple pour toi de croire que c'était faux.. le fait d'apprendre qu'il employait un pseudonyme rendait votre relation, sans doute, bien trop formelle.

*les dialogues sont prononcés en allemand

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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Jeu 19 Avr - 1:19


https://www.youtube.com/watch?v=ZidyjwMeRBQ
survis en apnée — Il fixe les avions, devant lui, qui se rangent sur le tarmac. Il n'a pas de chez lui. Il n'a nulle part où rentrer quand il arrivera à Berlin. Il pourra appeler des amis, récupérer des clés en cas d'absence. Il pourra matcher un gars sur grindr, il pourra prendre une chambre à l'hôtel. Il pourra faire tout ça, mais pas rentrer chez lui, parce que ça n'existe pas, chez lui. Ca n'existe plus.
Là, il regarde un avion qui se range d'un côté, fait un demi tour au loin, ça le fait sourire. Chez lui, c'est là. Dans l'avion. Dans un siège de classe business, ou de classe éco, pour ce qu'il en a à foutre, c'est jamais lui qui paye de toute manière. Chez lui c'est devant lui, derrière la vitre, sur le tarmac, et dans l'aéroport. Il aime bien l'aéroport de Tokyo, il le trouve plus chaleureux que les autres. Sans doute parce qu'il y va très souvent, la majorité de ses clients l'amènent ...
Il réfléchit.
En réalité non, la majorité de ses clients ne l'emmène pas à Tokyo. C'est Baltazar qui l'y emmène le plus fréquemment, ils y ont fait beaucoup de voyages, ils vont toujours dans le même hôtel. Il aimerait dire qu'ils s'envoient toujours en l'air de la même manière : ce serait faux, pourtant beaucoup plus simple. Coco ne sait pas grand chose de lui, il se souvient de ses peintures, de son matériel qu'il prend en voyage, de temps en temps. Il sait aussi qu'il n'aime pas la routine, du moins pas avec lui. L'hôtel, c'est la seule chose qu'il réserve toujours pareil. Les restaurants sont différents, les clubs aussi, les baisers aussi. Baltazar est toujours aussi doué pour casser son image de client, pour avoir l'air d'un vrai gentleman. Coco le regarde, se tourne sur son tabouret de bar.
Même en parlant dans son allemand impeccable, suave, presque sensuel, alors même qu'il devrait avoir une boule dans la gorge, qu'il devrait être perpétuellement au bord des larmes. Il a remis son armure. C'est le prénom de son grand père. Il sourit Coco. Lui aussi il porte le prénom de son grand père. "
Coco n'est pas ton véritable prénom, n'est-ce pas ?*" Il sourit un peu plus. C'est évident, la question lui semble presque ironique. Il ne se prive pas d'une pointe d'humour. " T'appellerais ton fils comme ça toi ? J'imagine que oui si tu voulais pas qu'il réussisse dans la vie...*" Ce qui est ironique parce qu'il a certainement mieux réussi dans la vie que tous les pequenauds qu'il a connu avec un nom classique. Il se marre un peu, sans trop en faire, en restant lui même. Il regarde l'avion, dehors. Non, c'est pas son vrai nom. Il lui sourit, en coin. " D'ailleurs c'est drôle, mon vrai nom, je l'ai hérité de mon grand-père comme toi. C'était le héros de mon père, il est mort quelques jours avant ma naissance, ils avaient prévu de m'appeler Antoine, ils ont changé au dernier moment.*" Antoine, ça sonne étrangement français dans leur conversation en allemand. Il se perd doucement dans ses souvenirs, et imagine ceux de Baltazar.


*les dialogues sont prononcés en allemand

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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Jeu 19 Avr - 8:58


when you're gone.

Vous êtes à l'épicentre du monde, entre deux voyages. Vous pourriez partir n'importe où, vous pourriez fuir. Tu pourrais vous acheter un billet pour la Bolivie ou Alexandrie et déguerpir, encore. Tu pourrais l'emmener avec toi, l'entraîner dans ta chute et oublier ton passé, tirer un trait sur le Baltazar que tu étais à Berlin pour devenir le seul qui compte vraiment. L'idée te traverse l'esprit quand s'affiche sur le tableau des vols pour une destination à laquelle tu n'avais jamais songée.  Et si ton coeur s'emballe d'un coup dans ta poitrine, c'est sans doute le signal d'alerte qu'il te manquait pour comprendre que cette relation prend du fond quand tu ne t'évertuais à en dessiner que la forme. Tes yeux se noient dans les siens juste un instant. Quel avenir pour vous ? Sinon cet espèce d'arrangement qui vous a toujours lié. Tu sais pourquoi il se tient devant toi et pourquoi il se montre aimable. Tu n'es pas con au point de croire que tu es différent de ses autres clients. Son boulot, il ne te l'a jamais caché et n'a jamais cherché à le justifier. Il aime ce qu'il fait, qui pourrait l'en blâmer. Fréquenter des endroits où l'on ne mettrait sans doute jamais les pieds en échange de quelques faveurs. T'es sans doute pas son client le plus chiant, d'ailleurs. Tokyo était une destination que tu affectionnais tout particulièrement parce qu'elle était à mille lieues de ta ville natale, parce qu'elle était également en marge du monde tel que tu l'avais toujours connu. Ici, rien n'a de sens.. ce qui est sans doute un comble quand on sait pourquoi tu y viens. Vous y perdre a toujours été d'une délectation sans borgne, t'as toujours apprécié marcher à ses côtés dans les rues de la ville. La seule chose qui n'a jamais changé reste l'adresse à laquelle vous séjourniez. Parce que tu n'es pas homme à agir sous l'impulsivité et que s'il réveillait sans doute l'enfant que tu avais toujours été, il ne pouvait pas faire taire toutes les angoisses que tu nourrissais. Ton confort, tu étais prêt à y renoncer jusqu'à une certaine limite.
Le sourire qu'il affiche sur son visage quand tu lui poses la question te renvoie à ce que tu as toujours su, au fond. Il n'a jamais été vraiment sincère avec toi, jamais assez au point de te dire qui il est vraiment. Et un court-métrage assez violent de votre histoire se rembobine derrière tes paupières. Tu n'as jamais vraiment su à qui tu avais affaire. Les questions se bousculent alors qu'il te répond T'appellerais ton fils comme ça toi ? J'imagine que oui si tu voulais pas qu'il réussisse dans la vie...* en riant légèrement. Mais toi, tu ne souris plus.. Qui es-tu ? Pourquoi ce métier ? D'où viens-tu ? Comment t'appelles-tu ? sont tout autant de questions qui se font violence aux portes de tes lèvres. T'aimerais savoir, t'aimerais comprendre.. ce qui pousse un homme comme lui à se vendre pour le plaisir plutôt qu'à trouver une situation stable. T'aimerais, par curiosité sans doute, faire tomber les barrières qui se sont toujours dressées entre vous. Par dédain, également, t'aimerais qu'il te prouve que tu vaux plus que ces vieux riches bedonnant qui faisaient appel à ses services. Mais à quoi bon ? L'image de Weber, ton collègue qui t'avait mis en contact avec Coco, te revient à l'esprit. Tu n'es qu'un numéro parmi tant d'autres, pourtant.. t'avais toujours pensé être assez spéciale pour qu'il accepte chacun de tes voyages, peu importe le délai ou le temps que tu lui laisses pour te répondre. Tu détournes ton regard, sans doute blessé par toutes ces choses que tu savais déjà mais avais préféré ignorer. D'ailleurs c'est drôle, mon vrai nom, je l'ai hérité de mon grand-père comme toi. C'était le héros de mon père, il est mort quelques jours avant ma naissance, ils avaient prévu de m'appeler Antoine, ils ont changé au dernier moment.* Et tu souris, ton coeur qui se regonfle un peu d'espoir. Il se confie à toi, à moitié. C'est sans doute parce que vous êtes arrivés à terme, que tout s'arrête aujourd'hui pour vous et que vous ne vous reverrez sans doute jamais.. mais il le fait, à demi-mots. Tu reprends ton souffle, tu lui dis Laisse moi t'appeler Antoine, alors*. Tu passes ta main sur la table, tu la poses sur la sienne. C'est un premier contact, le dernier sans doute également. J'ai jamais prétendu être différent de tous les hommes que tu fréquentes, Coco.. mais laisse moi, pour une fois, croire que toi et moi, ça valait plus que tout l'argent du monde.* T'as cette supplication dans le regard qui veut tout dire. Tu t'es fait avoir, comme pris au piège de la toile qu'il tissait dans l'ombre. T'es tombé amoureux, malgré toi, comme on tombe d'une chaise. C'est violent, ça te blesse. Douce agonie qu'est celle dans laquelle il te plongeait d'un simple sourire. Laisse moi t'appeler Antoine.* tu répètes doucement C'est un joli prénom.*
Et même si ça peut paraître surfait et niais, laisse moi croire une dernière fois que nous étions plus que ça, plus que tout. Qu'ensemble, nous aurions pu vivre ce que je n'ai jamais su comprendre avant. Laisse moi m'enfuir avec toi, une toute dernière fois. Partir à la dérive et me noyer dans toutes nos illusions. Ne me quitte pas Antoine, pas à Berlin. Va-t'en maintenant, à Tokyo. Laisse moi y ériger un sanctuaire à ce que nous étions et ne me retiens pas, empêches moi de me retourner quand je me lèverai pour prendre l'avion, ne me laisses plus faire marche arrière et dis moi "au revoir" comme tu me disais "à bientôt". Un simple baiser sur tes lèvres, un signe de main et la promesse inscrite dans tes iris que nous nous reverrons, quoi qu'il en coûte.

*les dialogues sont prononcés en allemand

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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Jeu 19 Avr - 10:34


https://www.youtube.com/watch?v=ZidyjwMeRBQ
survis en apnée — Quelque part, il sent bien que tout touche à sa perte. Que le monde pourra bien s'écrouler, Baltazar s'écroulera avec lui. Mais Coco... Il n'a jamais su être dépendant. Il n'est jamais tombé amoureux de ses amis, de ses collègues, de ses clients. Il ne sait pas ce que c'est, l'amour fou qui vous fait péter un câble, qui vous donne envie de tout plaquer pour partir au bout du monde. Coco sait, et il comprend que les pensées de Baltazar sont tournées vers le tarmac pour une seule raison : il veut partir. Il veut partir aussi loin que possible, et maintenant. Et surtout, il veut partir avec lui, avec Coco.
Il n'est pas amoureux, il ne le sera sans doute jamais, ni de toi Baltazar, ni de quiconque. Il aime personne, pas même lui. Il pourrait se forcer, tout rendre en retour, se laisser faire l'amour. Mais il n'a pas envie. Il ne veut pas être plus faux ce qu'il est déjà, il ne veut pas feindre ses sentiments.
Quelque part, ailleurs dans sa tête, il ne veut pas que Baltazar croit qu'il feint tout ce qui les concerne, c'est faux. Coco n'est pas un numéro de cirque ni une machine à compliment. Il tente de dire la vérité, d'agir pour de vrai, de feindre seulement si nécessaire, et seulement s'il est payé. Il voudrait lui dire, je t'en supplie ne crois pas que tout ce sur quoi tu base notre
amitié est un mensonge, parce que c'est faux. Coco ne ment pas avec lui, il est sincère, honnête, lui même. Il lui suffit d'un regard, de cette main sur la sienne, pour comprend, encore un peu plus, que Baltazar n'est pas au même endroit que lui. Il est dans les nuages, il plane totalement, il aime totalement.
Et ça, ça brise le coeur de Coco.
"J'ai jamais prétendu être différent de tous les hommes que tu fréquentes, Coco.. mais laisse moi, pour une fois, croire que toi et moi, ça valait plus que tout l'argent du monde." Il le regarde, droit dans les yeux, comme pour éviter le coup fatal qu'il pourrait lui asséner. Il serre sa main dans la sienne, et il ne sourit plus. Il voudrait lui dire, lui expliquer son métier dans les moindres détails. Lui faire comprendre que, s'il peut laisser une place au sentimentalisme, il n'en accorde aucune à l'amour. Lui faire comprendre que tout l'argent du monde, il aurait sans doute pu le laisser tomber, mais qu'il ne sait pas vraiment comment faire, Coco.
Ce qu'ils vivent, il voudrait dire que ça n'a pas de prix, mais la vérité c'est que ça en a un.
"Laisse moi t'appeler Antoine. C'est un joli prénom.* " Coco serre sa main de nouveau, en le regardant, petite moue sur le visage. Il secoue la tête de droite à gauche. Il reste terre à terre, il faut bien que quelqu'un le soit, et du haut de ses vingt ans, il prend la responsabilité. " Non.*" Il le regarde, comme pour lui faire comprendre qu'il ne le dit pas de gaieté de coeur. " C'est pas mon prénom. Si tu m'appelles comme ça je vais pas me reconnaître.*" Et t'auras l'air ridicule. Mais il ne lâche pas sa main, parce qu'il l'a dit, il n'est pas un monstre. Il déglutit, regarde son sandwich, réfléchit pour se donner une contenance. Il se mord un instant la lèvre. " Il faut que tu comprennes : personne ne m'appelle autrement que Coco. C'est une manière de me protéger.*" Baltazar pourrait lui dire, mais t'as pas besoin de te protéger de moi. C'est vrai. C'est une manière de dissocier qui il est, depuis Berlin, et l'adolescent qu'il était avant, sa famille, sa maladie. Il recentre son regard sur lui. Il peut pas le voir, à travers ses lunettes. Sa bouche en dit long, il est à bout, il tremble un peu, alors Coco serre sa main un peu plus fort. " J'veux pas que tu crois que t'es comme tous les autres. Y'a une vraie douceur en toi, une attention que j'ai retrouvé nulle part ailleurs. Et t'es très fort pour créer ... des sentiments, un univers autour de toi. Pour créer une bulle, pour me faire oublier où on est, et qui tu es. Je sais pas si tu t'en rends compte.*" Il ose un vrai sourire, un sourire sincère. Il ne ment pas. Il ne ment vraiment pas alors qu'il le regarde dans les yeux.



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Dernière édition par Coco Cartelier le Jeu 19 Avr - 11:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Jeu 19 Avr - 11:02


when you're gone.

Erreur monumentale, erreur fatale. Tu glisses l'arme sur la table, tu lui offres l'opportunité de briser ton coeur une ultime fois. Tu sais les risques que tu prends, tu sais également que tu n'aurais sans doute jamais dû ouvrir cette porte. L'aimer était trop compliqué, tomber amoureux de lui était tout aussi compliqué. Tu aurais dû te contenter d'une simple vérité régie par les chèques que tu lui signais à chaque fois que tu le quittais. Si même à Tokyo, Berlin est ta vérité, alors le monde entier est ton enfer. Ame damnée pour n'avoir jamais su faire les bons choix, tu te détestes à l'instant même où les mots s'échappent de ta bouche. Maladresse sempiternelle de l'homme désespéré au point de réclamer un dernier effort, un dernier sacrifice. Aimes-moi juste un peu, une dernière fois. Et si tu ne m'aimes pas, alors prétends le contraire. Ments-moi, c'est tout ce que je demande. Supplication muette qui se meurt dans tes iris déjà trop sombres. Le temps finira de t'achever, tu te retourneras juste avant d'entrer dans l'avion et tu chialeras en le regardant s'éloigner. Il ne te quittera pas, il ne l'a jamais fait. Il n'en a pas besoin, il ne t'appartient pas. Mais toi.. Non. C'est pas mon prénom. Si tu m'appelles comme ça je vais pas me reconnaître.* son regard est sévère, ça te refroidit instinctivement. Ta main s'échappe, le contact se rompt. Il te blesse, il pointe l'arme directement sur ton coeur et il tire déjà une première fois. Le sang qui bat contre tes tempes te supplie de te lever, de fuir avant qu'il ne t'achève. Tu veux pas crever ici, pas comme ça. Et pourtant, tu ne bronches pas. Il faut que tu comprennes : personne ne m'appelle autrement que Coco. C'est une manière de me protéger.*Le temps se fige à nouveau autour de toi. Tu avales difficilement ta salive alors que tu perds toute notion de réalité et d'illusion. Tu ne prétendais pas être l'homme qu'il cherchait mais tu ne pensais pas non plus représenter un danger duquel il aurait dû se protéger. J'veux pas que tu crois que t'es comme tous les autres. Y'a une vraie douceur en toi, une attention que j'ai retrouvé nulle part ailleurs. Et t'es très fort pour créer ... des sentiments, un univers autour de toi. Pour créer une bulle, pour me faire oublier où on est, et qui tu es. Je sais pas si tu t'en rends compte.* Des mots, rien que de mots comme autant de pansements qu'il essaie de poser sur une plaie déjà suintante. BAM le coup part une seconde fois et touche ton coeur. Tu te lèves, d'un coup. Tu te mords la lèvre dans un geste désespéré, incapable de trouver les mots justes pour lui faire comprendre ce que tu ressens.. différence trop maigre entre ce que tu entends et ce que tu veux bien comprendre. Achève moi, s'il te plait. Laisse moi pour mort ici, s'il le faut, mais ne me laisse pas partir dans cet état, je n'y survivrai pas. Excuse-moi, Coco.* Tu lui dis, avec toute la dignité qu'il te reste. Je suis allé trop loin.* Tu ajoutes en reculant d'un pas, à nouveau. Mettre de la distance pour rester fort, ça ne suffira pas, ça ne suffit plus. C'est ici que tout se termine. Tu glisses tes mains dans tes poches. Je... je crois qu'il vaut mieux qu'on en reste là.* Tu recules encore, juste un peu. Tes yeux dans les siens. Rappelles-toi... juste souviens-toi qu'un jour un homme t'a aimé suffisamment pour prendre le risque de te l'avouer, à demi-mot. Rappelles-toi du regard biaisé qu'il t'a lancé avant de partir, ce regard qui voulait simplement te dire "Je ne t'en veux pas, tu sais", "Je comprends" et "Je suis désolé". Ton coeur s'arrête, manque un battement, et te voilà.. à une distance raisonnable, incapable de te tourner et de partir, incapable d'y mettre un terme. Torture délicieuse que tu t'infliges dans l'espoir d'expier toutes les erreurs que tu as pu commettre avant lui, avant vous.

*les dialogues sont prononcés en allemand

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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Jeu 19 Avr - 16:25


https://www.youtube.com/watch?v=ZidyjwMeRBQ
survis en apnée — Baltazar se lève, subitement, comme un chien battu, après avoir enlevé sa main. Le coeur de Coco se serre, contre sa volonté. Il veut pas lui faire de mal, pas maintenant. Il est déchiré, quelque part entre son affection pour Baltazar et son droit moral, qui lui insuffle de ne pas lui laisser de fausses idées, de faux espoirs. Il ne peut pas lui rendre ce qu'il attend. Il ne veut pas non plus le voir triste. Un court instant, il n'a aucune idée de quoi faire, il est perdu, totalement perdu. Au lieu d'affronter son regard vitré derrière ses lunettes de soleil, il regarde l'avion, devant lui. Il sait que leur embarquement va commencer, très bientôt. Il a la gorge sèche. Il voudrait lui dire que non, il n'a pas été trop loin, qu'il comprend, qu'il s'en veut, qu'il s'excuse. Tout en même temps, il ne veut pas céder au fleuve aiguë de sentiment que lui impose Baltazar. Il le fixe, désemparé, debout, à reculer comme s'il était pris au piège, comme un animal blessé. Coco a tout fait foirer, il voulait pas le mettre à bout.
"Je... je crois qu'il vaut mieux qu'on en reste là.*" Soudainement, il a la sensation de perdre son seul ami.
Soudainement, et bien qu'il l'ait compris depuis le début de leur conversation, il assimile que c'est certainement la dernière fois qu'il voit Baltazar. Qu'il l'a en face de lui. Sa bouche s'entrouvre, de dépit, d'incompréhension. Non... Il comprend. Mieux vaut s'éloigner plutôt que de souffrir d'amours interdits...
D'amours interdits, il s'entend à peine réfléchir comme ça, il s'imagine pas déclencher des passions pareilles. Un instant, il se dit qu'il se trompe, que Baltazar n'éprouve rien de sérieux pour lui, qu'il se fait simplement des films. Un instant seulement. Il a la mâchoire desserrée, il tremble un peu, toujours assis sur son tabouret de bar. Il a le coeur qui bat à la chamade.
Il le regarde encore, il fixe sa bouche, sa mâchoire.
Il supporte pas les adieux, il supporte pas les séparations. Il en a trop fait, il veut plus ne serait-ce que les concevoir. Il le voit déjà se tourner, partir.
Il a la coeur qui bat beaucoup trop fort, il a l'impression qu'il va s'écrouler s'il se met sur ses deux jambes.
Il prend son courage à deux main, il le voit un peu s'éloigner, il prend son sac et s'élance, le plus vite possible. Il prend sa main, l'arrête. Il se sent dramatique d'un coup, comme dans un mauvais mélodrame. Il enlève ses lunettes de soleil d'une main, sans trop réfléchir, parce qu'il veut voir ses yeux, encore un peu. Il dit lentement :
"Mon prénom c'est Christophe, si jamais." Il a le coeur qui bat dans ses jambes, dans ses poignets et dans sa nuque. Il a un sourire, parce qu'il se sent con. " C'est hyper moche quand même comme prénom." Détend l'atmosphère, tant que t'as de l'air dans les poumons. Une annonce au micro, en japonais, puis en anglais. L'embarquement pour Berlin, qui va démarrer. Il a la mâchoire qui tremble. Il parle sans réfléchir. " On a encore du temps... Si ta femme t'attends, dis lui que t'as eu un empêchement, que t'as des trucs à finir ici. Moi je peux encore rester."Il tente, comme un soldat blessé (aussi).


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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Ven 20 Avr - 13:17


when you're gone.

Sentence finale, celle d'un abandon, le dernier. Parce que ton coeur te supplie de rester, de prolonger le temps mais que ta raison te fait comprendre qu'il y a une vie qui t'attend de l'autre côté du monde, une vie qui ne s'est jamais vraiment arrêtée même si tu as pu croire que tu avais réussi à la mettre sur pause. Une vie dans laquelle tu as oublié tes parents, dans laquelle tu n'as pas vu l'état de ton père se détériorer et dans laquelle tu as laissé tout ton entourage proche sur le banc de touche.. par égoïsme. Culpabilité naissante au creux de ta poitrine et pourtant, t'étais si bien avec Coco, si puérilement bien. Tu te lèves, il est temps. Tu n'es pas amoureux de lui, mais de ce que vous partagiez.. c'est ça. Tu étais amoureux de ce que tu n'as jamais connu, d'une simple illusion de ce bonheur qui t'a toujours échappé. Mais s'en convaincre est douloureusement difficile. Lui dire adieu ? Tu ne sais pas comment t'y prendre, tu n'as jamais été doué pour ça. Tu préfères encore tourner les talons et fuir avant que son regard glisse sur le tien et te fasse comprendre à quel point les problèmes étaient en exergue quand il était avec toi. Tu suffoques, à bout de souffle, à bout de vie. Tu n'es pas prêt à retourner à Berlin, pas maintenant, pas aujourd'hui. Tu le sais, tu en as conscience, mais la réalité te rattrape.. une toute dernière fois. Alors tu recules, un pas, puis deux. Il se lève, sans que tu ne réalises vraiment pourquoi. Il s'approche de toi, trop vite pour que tu l'évites. Mon prénom c'est Christophe, si jamais. Et le temps se fige à nouveau. L'annonce diffusée dans les hauts parleurs t'échappe complètement, il n'y a que ses yeux qui se noient dans les tiens. Cet instant merveilleux pendant lequel tout est enfin à sa place. Il se confie, t'offre ce que tu voulais. Un ami ? Un amant ? Peu importe, juste un homme qui s'ouvre enfin et te prouve que tu vaux mieux que tous ceux qui l'ont toujours payé. C'est hyper moche quand même comme prénom.* Tu ne souris pas, tu ne le touches pas, tu te contentes de le regarder en répétant Christophe..* comme si soudainement, tu faisais partie de sa vie, de ses secrets, de son quotidien. Comme si brusquement, il faisait également partie de la tienne. Tu voudrais ne jamais plus partir d'ici, garder en mémoire qu'un court instant, il a fait le sacrifice de te laisser croire qu'il pouvait t'aimer pour réduire la plaie qui s'ouvre en toi. On a encore du temps... Si ta femme t'attends, dis lui que t'as eu un empêchement, que t'as des trucs à finir ici. Moi je peux encore rester.* Idée vile mais séduisante. Manquer à tes engagements, une fois encore ? Tu n'es plus à ton coup d'essai, plus du tout. Alors tu lèves les yeux sur les tableaux et un fin sourire s'affiche sur tes lèvres. Très.. très bien.* Tes yeux qui se plantent à nouveau dans les siens, sans que tu ne comprennes tout ce que ça impliquera plus tard. Tu prends ton téléphone portable, lui demandes d'un signe de la main de t'excuser et tu passes un simple coup de fil. Elle est déçue, bien entendu, mais elle acquiesce. Elle comprend, comme toujours, sans vraiment le vouloir. Elle passera même le bonjour à ta mère et te demande de faire vite, de rentrer le plus rapidement possible. Tu lui promets de faire ton possible et tu mets un terme à votre conversation sans même répondre quand elle te dit qu'elle t'aime. Le coeur en lambeaux, sans doute, mais l'espoir ravivé, tu reviens vers lui en plongeant tes yeux dans les siens. Suis moi.* Tu lui dis sur un ton presque paternel. Une dernière journée, un dernier moment.. une dernière fois, rien qu'une toute dernière fois. Alors tu files en direction d'un point de vente proche et tu fais changer vos deux billets. Quand tu te retournes vers lui, tu lui dis Il.. il y a quelque chose que je dois te montrer, Christophe.* Tu murmures à peine son prénom en lui glissant le billet dans les mains. La destination a changé, plus au sud de l'Europe cette fois. Un simple aller pour Florence, Italie. Alors tu lui prends la main, comme mû par un infime sentiment de paix et tu l'entraines dans le dédale des couloirs qui conduit jusqu'à votre avion.. un aller simple pour un morceau de toi que tu n'as jamais exposé aux yeux de qui que ce soit. Ta manière à toi de lui dire aurevoir !

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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Ven 20 Avr - 14:46


https://www.youtube.com/watch?v=ZidyjwMeRBQ
survis en apnée — Baltazar, il commence à le connaître un peu. Il savait qu'en enlevant ses lunettes, il trouverait un regard troublé, puis en lui disant son prénom, il se détendrait. Il avait besoin d'une marque d'affection, de quelque chose. Plutôt, d'une marque d'attention. Lui témoigner que non, il n'est pas comme tous les autres. Il ne ment pas quand il dit qu'il éprouve une sincère affection pour lui, il ne ment pas non plus quand il dit que Baltazar, il arrive à créer des mondes autour de lui. Il fait voyager Coco sans même qu'il ne sorte de son lit. Baltazar, il envisage le monde comme un terrain de jeu, comme une partie d'échec dont il ne sortira pas vaincu. Coco l'admire pour cela, pour son charisme et son éloquence.
Son charisme et son éloquence ont disparu de ses yeux. Il n'y a plus qu'un homme blessé, qui lui sourit. Et quand il répète son nom, il se dit finalement qu'il est pas si laid.
Mais, il pense aussi, c'est pas lui. Christophe c'est un gosse étouffé par ses parents qui menace de redoubler chaque classe dans laquelle il passe parce qu'il s'endort à chaque cours, l'ado qui a deux trois amis, mais qui peut jamais faire de sport, parce qu'il s'endort sur sa raquette de tennis.
Il voudrait lui dire, je t'en supplie m'appelle pas comme ça. C'est pas moi. Moi c'est Coco, c'est de Coco dont t'es
tombé amoureux.
Et puis, l'instant suivant, il se demande comment on peut tomber amoureux de lui. Il n'a rien d'extraordinaire, rien pour déchaîner les passions.
Il a déchaîné les passions de Baltazar, qui se laisse faire. En le voyant s'éloigner pour téléphoner à sa femme dans un allemand somme toute cordiale, il a la sensation d'être une sirène, qui va venir entraîner Ulysse à l'extérieur du bateau. Le faire sombrer dans les abysses... Ce n'est pas ce qu'il veut, il veut simplement passer encore du temps avec lui, ne pas rester sur cet adieu décevant, un peu trop déchirant, même pour un coeur fort et entraîné comme celui de Coco.
Il se retrouve con, avec sa veste en jean là, avec son sac aux pieds. Puis Baltazar revient. Il plonge son regard dans le sien.
Il avait presque oublié le bleu profond de ses yeux, il l'avoue péniblement. Il se laisse entraîner par lui, à l'autre bout de l'aéroport. Oh non pas Christophe, il en peut déjà plus. Il le laisse lui prendre la main, il lui sourit, et entre deux escalators, il glisse :
"Si tu tiens vraiment à plus m'appeler Coco, appelle moi Chris', mais pas Christophe je t'en suppliiiie.*" Il dit ça en joignant ses mains, en se marrant comme un con. Ca le fait sourire Baltazar, mais pas sûr que ça lui fasse changer d'avis.
Il n'a pas regardé la destination, ce n'est qu'en arrivant au poste d'embarquement qu'il remarque. Florence. Il n'a jamais été en Italie... Il ne demande rien dans un premier temps, il se contente de regarder son portable un instant. Il a trois SMS, deux d'un même client, un troisième d'un ami berlinois qui propose de lui laisser son appartement pour le mois qui arrive. Il ne répond à aucun, il y pensera plus tard. Il range son portable, au moment où il vibre. 11h00, il avait oublié, il doit prendre ses médoc. En général à cette heure, il est toujours seul dans une chambre d'hôtel, il se réveille, prend son traitement, et se rendort. Il a besoin d'eau pour avaler ses médocs, et bien évidemment il a jeté sa bouteille avant le contrôle des bagages. Une vague de stresse l'habite soudainement, tandis qu'ils montent à bord de l'avion. Baltazar a pris, sans doute pour la première fois de sa vie, deux places en classe éco, sans doute parce qu'il ne restait rien d'autre.
Bientôt, l'avion décolle, et lui il stresse, parce qu'il n'a toujours pas eu le temps de prendre ses médocs. Ils parlent un peu, de rien d'important, il attend simplement d'un oeil avisé qu'un chariot passe, pour qu'il achète une bouteille d'eau. Quand l'occasion se présente enfin, en bon boulet qui se respecte, il réalise qu'il n'a tout simplement plus d'argent sur lui. L'avion se vide sous ses pieds. Il a le premier réflexe qui lui vient, en se tournant vers Baltazar.
"Désolé mais, t'as de la monnaie à me prêter ? J'ai plus rien, j'ai besoin d'une bouteille..." Son partenaire s'exécute lui donne quelques yen, non sans un froncement de sourcil. Coco le remercie, récupère la monnaie qu'il tend à l'hôtesse, qui finit par continuer son trajet après lui avoir délivré sa précieuse bouteille. Son cœur bat à la chamade, le temps passe un peu trop vite... Il déglutit, sort de son sac ses médocs, qu'il avale avec l'eau rapidement. Il évite soigneusement le regard de Baltazar.
Il s'est donné comme règle d'or de ne jamais, au grand jamais prendre son traitement contre la narcolepsie devant un client. A 11h, il n'est jamais avec un client, à 11h il n'est jamais censé devoir se cacher. Ses comprimés, ils ressemblent mille fois trop à des médocs contre le sida. Il prie de toutes ses forces pour éviter les question de Baltazar, qui bien évidemment n'est pas au courant de sa maladie.



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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Ven 20 Avr - 15:34


when you're gone.

Un dernier espoir, tu ne demanderas rien de plus. Tu le lui fais comprendre sans même lui laisser le temps d'accepter. Après tout, tu viens d'annuler ton retour à Berlin pour lui, non ? La folie qui t'habite en ce moment, c'est exactement ce que tu aimes chez lui. Parce qu'il te ramène à tes quinze ans, quand le monde n'était qu'un immense terrain de jeu et que les possibilités étaient infinies. Quand tu rêvais d'être peintre, quand tu rêvais d'exposer tes toiles et de parcourir le monde à coucher sur papier tous les paysages que tu contemplerais. Oui, tes quinze ans, au moment-même où tu as quitté ta famille pour la première fois. Un simple voyage d'étude déguisé, une envie folle de fuir pour une dernière retraite. A l'époque, comme aujourd'hui, il n'y avait plus de retour en arrière possible. Tu avais déjà accepté ce que t'imposait ce père idéaliste qui reposera d'ici peu six pieds sous terre. Pour lui, par loyauté, t'as été prêt au pire des sacrifices.. et aujourd'hui, tu t'accordes le droit d'emmener Coco sur ta terre d'asile, le seul endroit à n'avoir jamais connu le flot de tes larmes et le parfum de tes regrets. Tu l'entraînes dans ta course, tu l'entends à peine te répondre. Si tu tiens vraiment à plus m'appeler Coco, appelle moi Chris', mais pas Christophe je t'en suppliiiie.* Et tu l'entends sourire. En écho, tes lèvres s'étirent malgré toi. De nouveaux portiques, une nouvelle surveillance. Tu te laisses observer, tu ouvres ton sac de voyage et tu passes, trop rapidement. Tu menaces de t'écrouler si tu ne gardes pas ce rythme effréné. Tu es entrain de faire une erreur, la plus grosse bêtise de toute ta vie. Parfaitement égoïste, tu renonces à retrouver les tiens pour encore vingt-quatre heures alors qu'ils sont dans le besoin le plus terrible. Tu devrais les rejoindre.. alors quand tu vois Coco qui te rejoint, son téléphone portable à la main, tu as une seconde d'hésitation. Il ne te regarde pas vraiment au moment où ton regard se pose derrière vous. Faire marche arrière ? Tu n'as plus quinze ans, tu en as trente et toutes les responsabilités qui vont avec.. Non, pas maintenant. Plus maintenant, tu passes ton bras par-dessus son épaule et tu entres dans l'avion.
Tu t'assieds, classe éco. Vous n'y êtes pas vraiment habitués mais tu ne t'en formalises pas. T'es assis près de lui, un sourire niais collé sur le visage. Vous échangez rapidement quelques mots sans que tu ne lises aucune inquiétude dans son regard. Et puis, tout à coup, son expression change. Il se tourne vers toi dans un accès de détresse, tu crois Désolé mais, t'as de la monnaie à me prêter ? J'ai plus rien, j'ai besoin d'une bouteille...* Ce qui d'ordinaire peut te paraître normal t'apparaît soudain tellement saugrenu. Pourtant, tu lui tends les yen. Il les prend, de même que la bouteille. Le reste est flou, le reste t'échappe. La pilule qu'il sort de son sac, celle qu'il tient entre ses mains et que tu regardes en rougissant, comme si tu n'avais pas le droit de la voir. Cette même pilule qu'il avale avec une gorgée d'eau et la manière qu'il a d'éviter ton regard, en silence. Il y a tout ce que tu savais et tout ce que tu ignores à présent. Mais qui es-tu Christophe ? Tu voudrais lui demander, plus que tout. Parce que le gamin qui te paraissait si fort et qui imposait le respect et forçait ton admiration te paraît soudainement bien vulnérable.. presque humain. Toi qui l'idéalisais à le voir mener la vie libre et sans barrières qu'il s'était fixée, tu te sens soudain assis à côté d'un parfait inconnu. Quand enfin il daigne tourner son visage vers toi, tu lis dans son regard l'attente.. comme s'il espérait que tu fasses une remarque, un commentaire sur ce que tu venais de voir. T'es trop pudique, au fond. Ou alors préfères-tu ne rien lui imposer quand tu sais les efforts qu'il a déjà fournis pour que vous retrouviez ici, dans cet avion. Tu esquisses un léger sourire alors que ta main vient chercher la sienne pour la presser un court instant. Tu devrais dormir un peu, le voyage va être long.* Près de 13h de vol, sans escale. Mais tu sais déjà que ça en vaux largement la peine. Tu souris un peu plus fort, sans le quitter du regard. Parles-moi, ouvres-toi.. montres-moi qui tu es. Tu sais qu'on va se quitter, tu sais que c'est aujourd'hui ou jamais. Après ce voyage, nous nous séparerons.. goût amer dans ta bouche, tu as plus envie que jamais de lui parler, de forcer les confidences. Mais par respect, sans doute, tu préfères te contenter de le regarder sans cesser de sourire. Ta main qui sert la sienne comme dernier rappel à ce que vous vous apprêtez à faire. Ce voyage sonne la fin d'une histoire vieille de plusieurs mois. Ce voyage, c'est le dernier cadeau que tu lui offres.. un aperçu du garçon que tu étais à son âge et que tu as cessé d'être quand un jour ton père s'est dressé devant toi en te disant ; tu te marieras avec elle, c'est un bon compromis.

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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Dim 22 Avr - 9:34


https://www.youtube.com/watch?v=ZidyjwMeRBQ
survis en apnée — Il a peur de n'importe quelle remarque, de n'importe quelle question qui pourrait franchir les lèvres de ce pauvre Baltazar qui n'a aucune idée de ce qu'il vient de voir. Rien d'autre que la plus grande faille de Coco, le traitement qu'il prend une fois par jour, pour éviter d'avoir à s'endormir absolument partout et tout le temps. La narcolepsie, qui lui fout des trous de mémoire, des trous de sommeil dans lesquels il s'engouffre beaucoup trop souvent. Ce dont il ne parle pas, jamais.
Il sent le trouble dans ses yeux, le froncement de sourcil léger, mais présent, qu'il ne peut pas contrôler.
Coco a peur de ce qu'il peut dire.
Pourtant Baltazar ne dit rien. Il attrape sa main, la serre un peu. Il lui sourit surtout, d'un sourire réconfortant, agréable. Dormir un peu... Dormir un peu, il ne se rend pas compte de ce qu'il demande. Coco lui sourit en retour, il serre sa main également. Il ferme les yeux, appuie sa tête contre son épaule. Il souffle :
"Merci." Merci de ne rien dire, merci de ta présence, merci de m'emmener, merci de m'aimer. Il en sait rien.
Il lui suffit d'une dizaine de secondes, et il est déjà endormi, parti bien loin. Il dort toujours dans ces eaux là, cet oiseau de nuit qui pourtant préfère la chaleur du jour.
Il s'endort dans une sommeil profond, d'un sommeil sans embûche. Oh il rêve, il rêve très vite, mais rien qui ne retienne son attention. Il reste assoupi contre Baltazar durant tout le voyage, il est certain qu'il ne lâche pas sa main un seul instant, mais peut-être qu'il se trompe. Il a rarement dormi aussi bien, aussi longtemps. Le sommeil, c'est ce qui le hante dans sa vie. Il se dit, parfois, Si seulement les êtres humains n'étaient pas contraints et forcés de dormir. Alors, ma vie serait si douce...

Il entend qu'on prononce son prénom. Christophe, comme si ça sortait des tréfonds de l'enfer. Non, Coco. Il sent qu'on le secoue un peu. C'est Baltazar, d'une main ferme, le réveille. Il voit trouble, il veut fermer les yeux encore. Alors il les referme. On l'appelle encore, il rouvre les yeux. Il a toute la peine du monde à se redresser, à se réveiller. Il bafouille :
" Il... est quelle... heure ?" Il ne sait dans quelle langue il parle. Français, allemand, anglais, il n'en a aucune idée. Il est quelle heure à Florence, à Tokyo, en réalité il s'en fiche, il a simplement du mal à parler. Baltazar répond un truc qu'il entend à peine, ils doivent sortir de l'avion. Coco essaie de se relever, il referme les yeux, il se force pour ne pas basculer en arrière. Il arrive à peine à les ouvrir, ivresse du sommeil oblige. Il sent à peine qu'il est encore en plein demi sommeil. Il s'appuie sur le siège pour ne pas tomber, s'appuie aussi sur l'épaule de Baltazar, un véritable rock. Il hoche la tête, il n'est même pas certain qu'on lui ait posé une question. Ivresse, ivresse, il s'en sort pas, il attrape son sac dans la soute sans savoir comment, il suit Baltazar dans l'allée, mais il jure qu'il pourrait s'effondrer.
Il entend une destination, prononcée en italien il croit. Sans qu'il ne sache comment, il a perdu la mémoire, ils arrivent dans un taxi. Il ouvre les yeux un peu plus. Il n'a aucune idée de comment ils sont arrivés là, strictement aucune, mais ses idées sont de plus en plus claires, à mesure qu'il sort de son ivresse du sommeil. Il regarde Baltazar, il a peur, à un moment, d'être seul dans le taxi, de l'avoir perdu. Mais non. Il demande, avec les idées plus claires :
" On va où maintenant ?*"


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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Lun 23 Avr - 10:42


when you're gone.

L'homme idéal n'existe pas, pas plus que la femme, d'ailleurs. C'est un mythe auquel on se raccroche en espérant qu'un beau jour, on finira par croiser son regard et par comprendre pourquoi on n'a passé toutes ces années à l'attendre. Il n'existe aucun amour qui soit parfait, aucune relation qui soit meilleure qu'une autre et qui soit prédestinée. Tout du moins, c'est ce que tu voulais bien croire jusqu'à ce que ton chemin ne croise celui de Coco. Tu n'avais jamais apporté aucune attirance au genre et à l'orientation sexuelle de tes amis. Tu avais fait de la tolérance ton unique cheval d'assaut, te montrant plus ouvert que tes parents sur la question, plus ouvert que ton père, surtout. S'il apprenait ce que tu faisais présentement, sans doute se retournerait-il sur son lit, à la morgue. Parce que tu le trahis, d'une certaine manière, en couchant avec Coco. Tu le trahis chaque fois que tu serres sa main de la manière dont tu le fais à l'instant même. Avec affection, tendresse et une certaine intimité. Quand il pose son visage sur ton épaule, tu sais que ton père ne supporterait pas même l'idée que tu puisses éprouver pour ce garçon bien plus de choses que tu n'en éprouveras jamais pour ton épouse. Malheureusement, les choses sont ainsi faites. Et aucune relation n'a jamais été parfaite, pas même celle de tes parents. Dans un constat frappant, tu te rends compte que tu n'as jamais vraiment cherché à mettre un terme sur ta propre sexualité, préférant sans doute exclure le fait que tes tendances pourraient ruiner ton héritage. Tu as si longtemps été formaté à construire une famille autour de ton nom que tu en as oublié qui pouvait te plaire. Ta femme et toi faisiez parfois l'amour, mais ça n'égalait sans doute jamais la sensation que pouvait procurer Coco en t'embrassant.
Finalement, tu fermes les yeux un court instant. Tu t'endors à moitié, toi aussi. Quand enfin tu te réveilles, tu réalises que le trajet est bientôt terminé. Vous avez pris plus de six heure de décalage dans les pieds. T'es assommé, tu tentes de réveiller Coco mais il peine à émerger, lui aussi. Vu ton état de fatigue, tu ne te poses pas réellement de question quand il te demande, d'une voix à peine audible. Il... est quelle... heure ? dans un allemand approximatif. Tu bailles, en lui répondant quelque chose qu'il ne semble même pas comprendre. Le reste devient subitement lunaire, la situation t'échappe. Tu attrapes ton sac, tu le vois qui fait de même. Tu lui poses des questions, tu lui parles mais lui ne te répond jamais, ou pas. Il s'accroche à toi et tu le laisses faire. Tu ne saisis pas ce qu'il lui arrive et ton ventre se tord. Tu commences à t'inquiéter sans pour autant vouloir le lui montrer. Il avance, il fait de son mieux et quelque part, tu poses tout ça sur le compte de la fatigue. Néanmoins, tu ne peux pas t'empêcher de repenser aux médicaments qu'il prenait, treize heure plus tôt presque et la vulnérabilité que tu lis dans ses yeux t'angoisse. Mais as-tu pour autant le droit de t'en inquiéter outre mesure ? Tu n'es pas son homme, ni son mari, ni même son père. Tu n'es qu'un homme parmi la foule. Tu te contentes donc de le soutenir du mieux que tu peux jusqu'à trouver un taxi. Tu te promets de lui poser des questions plus tard.. au diable l'intimité. Tu te dis en l'aidant à s'assoir dans la voiture. Tout à coup, il tourne le visage vers toi et il te demande On va où maintenant ?* et ton regard se fait plus sévère. Tu as eu peur, quelque part, mais faut-il le lui dire ? Qu'est-ce qu'il s'est passé Chris ? tu lui demandes sans attendre. Tu n'évoques pas les pilules, juste son état de fatigue. Celui qu'il semble quitter doucement. Tu ne répondais plus à mes questions, tu ne parlais plus.. qu'est-ce qu'il s'est passé ?* dans un italien parfait, tu donnes l'adresse au chauffeur en tournant à nouveau ton visage vers Coco, vous en aurez pour une petite heure de route encore.

*les dialogues sont prononcés en allemand

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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Lun 23 Avr - 15:37


https://www.youtube.com/watch?v=ZidyjwMeRBQ
survis en apnée — L'ivresse du sommeil est un symptôme de la narcolepsie. Parfois, lorsque le réveil est brutal, il est incapable de se réveiller sans prendre plusieurs dizaines de minutes pour émerger. Il n'entend plus tout à fait, il voit trouble et double, il est n'est plus en phase avec rien. Parfois il peut être violent, parfois, tout peut s'embrouiller...
Son coeur bat très vite. Il se voit émerger, entrer dans le taxi, puis s'asseoir, et doucement, trop lentement, se réveiller, enfin, alors que la destination est prononcée en italien. Tout ce qu'il se passe auparavant, il n'en a aucune idée, c'est vide, noir. Non, même pas noir, c'est simplement le néant. Il a le cœur qui bat à la chamade, il panique un peu. Il a beau avoir l'habitude, il s'en remet difficilement à chaque fois. Il se trouve lunaire, il se trouve dépassé par la situation. Il tente de calmer son rythme cardiaque, de se ne rien laisser paraître. Il est certain qu'il peut tout camoufler, mais pas l'ivresse du sommeil.
A côté de lui, il regarde Baltazar. Il sait qu'il a les yeux à moitié ouverts, plus fatigué que d'habitude. Il entend sa question, l'allemand se fait un chemin dans sa tête. Il n'est pas si bon que ça, il a l'habitude de le parler, mais rien n'est clair, il tremble un peu. Il internalise les questions, voudrait lui demander de répéter mais il ne préfère pas l'inquiéter plus. Il le regarde. Ne pas briser le eye contact, c'est lui montrer qu'il va tout faire pour ne pas mentir. Pourtant il doit mentir.
Sa meilleure arme, reste encore son sourire. Il est un peu enjôleur, il baisse les défenses, surtout on ne le croit jamais capable de mentir, lorsqu'il sourit. Baltazar ne résistera pas, il en est certain. Alors, doucement, il répond :
" J'ai juste toujours du mal à me réveiller, me faut juste du redbull.*" Il continue de le regarder.
Ca ne trompe personne. Les gens qui ont du mal à se réveiller, ils sont encore capable de parler. Lui ne peut tout simplement pas. Mais, pour l'achever, pour ouvrir la faille de son armure, il attrape sa main, qu'il serre un peu. Il le voit décoiffer, il passe une main dans ses cheveux pour les remettre en ordre. Etrangement, il prend ça au sérieux, il laisse sa main glisser ensuite lentement, sur sa nuque, du bout des doigts. A l'arrière de son oreille, puis à la naissance de son épaule. Puis, il dit doucement :
" Tu m'as pas dit où on allait.*"


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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Mar 24 Avr - 13:55


when you're gone.

Son sourire te subjugue, comme toujours. Tu perds tes moyens, tu perds pied. Tu voudrais lutter mais tu as l'impression qu'il est sans doute l'heure pour toi de passer aux aveux. Maintenant ou jamais, il paraît. Et comme jamais ne viendra plus, autant le faire maintenant, non ? Tu ouvres ton coeur, sans trop de difficulté. L'avantage avec un mec comme Coco, c'est que tu sais pertinemment que vos échanges crèveront en même temps que votre histoire ; quand vos corps brûlants ne se retrouveront plus, quand vos yeux ne se chercheront plus et quand tes mains ne le toucheront plus. C'est tout un art de savoir tenir tête à son père tu sais.* Tu ne peux pas t'empêcher de sourire à sa remarque en détournant ton regard, une fois encore. Pris sur le fait, l'histoire de ta vie. Toutes ces décisions qui ne t'emballaient pas mais que tu as accepté de prendre pour rentrer dans un moule qui n'était pas le tien. Tu n'es pas aussi doué que ton père en ce qui concerne les relations publiques, tu es à l'image de ta mère, bien plus distrait et bien plus discret. Tu aurais sans doute préféré vivre dans l'ombre de tes toiles plutôt que sous les projecteurs d'une entreprise florissante. Peu importe, au final, tes choix t'ont conduit jusqu'ici, non ?
Tu sens qu'il s'agite à tes côtés, tu te retournes pour plonger tes iris dans les siens. Non je voulais dire, où est-ce que le taxi nous emmène.* Tu rigoles très légèrement en pointant du doigt l'extérieur. Tout vient à point qui sait attendre.* Pour simple explication en te décalant de nouveau sur ton siège. Durant le reste du trajet, tu te contentes, maladroitement, de jouer avec tes doigts sur le revers de la main qu'il laisse poser à côté de ta cuisse. Vous n'échangerez plus un mot, c'est un choix qui t'appartient. Tu préfères admirer les paysages, te ramenant invariablement à cette folle nuit de juin 2003.

L'herbe fraîche semble danser sous tes pieds au fur et à mesure que tu t'avances. Tu ne devrais pas être ici et pourtant, tu ne peux t'empêcher de penser que tu es exactement là où tu aurais toujours dû être. Devant toi, la bâtisse se meurt par le temps, fissurée ça et là mais impressionnant autel du génie. Une aura puissante, tu en as le couple soufflé. Alors tu t'arrêtes, juste un instant. C'est maintenant ou jamais ! Tu regardes autour de toi, tu poses ton chevalet à même le sol et sort ta palette de couleurs. Personne ne sait que tu es ici et pour la première fois depuis longtemps ; tu te sens libre. Alors, souffle au coeur, tu mélanges les premières couleurs et glisses ton pinceau sur la toile vierge comme on écrirait les premières notes d'une nouvelle symphonie.

Sursaut, tu tressailles légèrement quand le panneau Caprese Michelangelo défile devant ton regard. Tu presses la main de Coco contre la tienne et tu remercies le chauffeur dans un italien parfait. Quand le véhicule s'arrête, tu ouvres la portière rapidement pour sortir affronter l'air frais. Tu t'étires rapidement en levant les yeux en direction du musée qui se trouve un peu plus haut sur la colline et tu regardes Coco Viens, ne perdons pas de temps.* Dans ton coeur, il y a l'attrait des souvenirs comme autant d'images qui défilent devant tes yeux. Tu te rappelles de tout comme si c'était encore hier. Tu te rappelles de ton aventure, celle qui t'avait échappé et à laquelle tu n'avais pas osé t'abandonner. Les regrets se sont consumés depuis lors, mais à tes côtés, aujourd'hui, l'homme que tu aurais pu être si seulement tu avais pris, pour une fois, la bonne décision.

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Dernière édition par Baltazar Salerno le Mer 25 Avr - 14:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Mer 25 Avr - 8:28


https://www.youtube.com/watch?v=ZidyjwMeRBQ
survis en apnée — Il sait bien que sa main dans les cheveux de Baltazar vont lui faire perdre sa garde. Il suffit d'un geste, un peu tendre, trop doux sans doute, pour le faire baisser les armes, pour lui faire oublier cette gênante histoire de médicaments et d'ivresse du sommeil. Coco ferait tout pour se protéger.
Coco ferait tout pour se protéger, et pourtant il est incapable de garder son nom secret, c'est une philosophie étrange. C'est Baltazar qui, pendant un quart de seconde à l'aéroport, a réussi à trouver sa faille.
La peur panique des adieux.
Lorsqu'il est parti de chez lui, il n'a pas dit au revoir à ses parents, ils l'auraient empêché de sortir, de partir. Baltazar est un des clients à qui il accorde le plus d'affection. Il ne pense pas avoir vécu tant de choses avec tant d'autres. Quelque part, il ne veut pas perdre cette relation privilégiée qu'ils ont mis tant de temps à acquérir... Il ne veut pas avoir à recommencer à zéro, avec quelqu'un d'autre, parce que d'autres, il en a beaucoup, Baltazar il n'en a qu'un. Alors il ne ment pas quand il passe la main dans ses cheveux, ni quand il lui sourit, ni quand il lui dit son nom.
Et lorsqu'il détourne le visage, lorsqu'il parle dans cet allemand mélodieux, Coco comprend qu'il s'ouvre vraiment à lui. De choses qu'il n'a peut-être même pas racontées à sa femme. Mais il n'a jamais su tenir tête à son père. Coco sourit. Il regarde également par la fenêtre. Doucement, ils entrent dans Florence, après avoir quitté la banlieue de l'aéroport. Il répond doucement :
" C'est tout un art de savoir tenir tête à son père tu sais.*" Lui a toujours pu, parce qu'il était l'aîné, le très aimé et protégé. Lui, il a tenu tête à son père en l'abandonnant. Il n'est en réalité toujours pas certain de sa décision. Mais il est parti, trop tard pour avoir des remords. Puis, il se retourne vers lui, avec un sourire amusé : " Non je voulais dire, où est-ce que le taxi nous emmène.*" Il ne sait pas ce que Baltazar a prévu, il a bien envie de découvrir.




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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Mer 25 Avr - 14:54


when you're gone.

Son sourire te subjugue, comme toujours. Tu perds tes moyens, tu perds pied. Tu voudrais lutter mais tu as l'impression qu'il est sans doute l'heure pour toi de passer aux aveux. Maintenant ou jamais, il paraît. Et comme jamais ne viendra plus, autant le faire maintenant, non ? Tu ouvres ton coeur, sans trop de difficulté. L'avantage avec un mec comme Coco, c'est que tu sais pertinemment que vos échanges crèveront en même temps que votre histoire ; quand vos corps brûlants ne se retrouveront plus, quand vos yeux ne se chercheront plus et quand tes mains ne le toucheront plus. C'est tout un art de savoir tenir tête à son père tu sais.* Tu ne peux pas t'empêcher de sourire à sa remarque en détournant ton regard, une fois encore. Pris sur le fait, l'histoire de ta vie. Toutes ces décisions qui ne t'emballaient pas mais que tu as accepté de prendre pour rentrer dans un moule qui n'était pas le tien. Tu n'es pas aussi doué que ton père en ce qui concerne les relations publiques, tu es à l'image de ta mère, bien plus distrait et bien plus discret. Tu aurais sans doute préféré vivre dans l'ombre de tes toiles plutôt que sous les projecteurs d'une entreprise florissante. Peu importe, au final, tes choix t'ont conduit jusqu'ici, non ?
Tu sens qu'il s'agite à tes côtés, tu te retournes pour plonger tes iris dans les siens. Non je voulais dire, où est-ce que le taxi nous emmène.* Tu rigoles très légèrement en pointant du doigt l'extérieur. Tout vient à point qui sait attendre.* Pour simple explication en te décalant de nouveau sur ton siège. Durant le reste du trajet, tu te contentes, maladroitement, de jouer avec tes doigts sur le revers de la main qu'il laisse poser à côté de ta cuisse. Vous n'échangerez plus un mot, c'est un choix qui t'appartient. Tu préfères admirer les paysages, te ramenant invariablement à cette folle nuit de juin 2003.

L'herbe fraîche semble danser sous tes pieds au fur et à mesure que tu t'avances. Tu ne devrais pas être ici et pourtant, tu ne peux t'empêcher de penser que tu es exactement là où tu aurais toujours dû être. Devant toi, la bâtisse se meurt par le temps, fissurée ça et là mais impressionnant autel du génie. Une aura puissante, tu en as le couple soufflé. Alors tu t'arrêtes, juste un instant. C'est maintenant ou jamais ! Tu regardes autour de toi, tu poses ton chevalet à même le sol et sort ta palette de couleurs. Personne ne sait que tu es ici et pour la première fois depuis longtemps ; tu te sens libre. Alors, souffle au coeur, tu mélanges les premières couleurs et glisses ton pinceau sur la toile vierge comme on écrirait les premières notes d'une nouvelle symphonie.

Sursaut, tu tressailles légèrement quand le panneau Caprese Michelangelo défile devant ton regard. Tu presses la main de Coco contre la tienne et tu remercies le chauffeur dans un italien parfait. Quand le véhicule s'arrête, tu ouvres la portière rapidement pour sortir affronter l'air frais. Tu t'étires rapidement en levant les yeux en direction du musée qui se trouve un peu plus haut sur la colline et tu regardes Coco Viens, ne perdons pas de temps.* Dans ton coeur, il y a l'attrait des souvenirs comme autant d'images qui défilent devant tes yeux. Tu te rappelles de tout comme si c'était encore hier. Tu te rappelles de ton aventure, celle qui t'avait échappé et à laquelle tu n'avais pas osé t'abandonner. Les regrets se sont consumés depuis lors, mais à tes côtés, aujourd'hui, l'homme que tu aurais pu être si seulement tu avais pris, pour une fois, la bonne décision.



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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Jeu 26 Avr - 0:25


https://www.youtube.com/watch?v=ZidyjwMeRBQ
survis en apnée — Il sait être patient, là n'est pas la question. Il est simplement un peu perplexe, à l'idée d'être emmené dans un endroit totalement inconnu, avec, en réalité, un parfait inconnu...
Il connait si peu de choses de Baltazar. Il connait sans doute l'essentiel, ce dont il a besoin pour lui donner des contours précis. Il connait ses passions, il connait aussi son amour et son don pour la peinture.
Baltazar prend la main de Coco, il joue maladroitement avec ses doigts, comme un ado, qui tente d'être tactile pour la première fois. Il le laisse faire, avec un sourire, et il regarde le paysage.
Il se souvient d'une fois...
D'un hôtel à Tokyo, leur merveilleux hôtel qu'ils commencent à bien connaître. Il se souvient de Baltazar qui par miracle s'était procuré toile et chevalet, et qui peignait, au saut du lit. Il se souvient de couleurs étranges, vives, rayonnantes, pourtant belles et mesurées. Il était allongé sur le ventre, à le regarder peindre. En réalité il fixait plus son dos que ses mains, ou que la toile. Comme si chacun de ses mouvements pouvaient être contenu dans les muscles de son dos, qui se tendaient et se détendaient avec une finesse étrangement belle. Il se souvient l'avoir fixé longtemps, et avoir observé sa nuque.
Parce que, en réalité, rien ne l'en empêchait. Coco n'a de barrières que celles qu'il se fixe. S'il veut regarder un de ses clients longtemps, avec une affection étrange, sans doute inconcevable, alors il en a le droit.
Soudainement, il sort de ses pensées, Baltazar lui serre la main. Il voit le panneau du village. Il répète, plus pour lui même :
"Caprese Michelangelo..." Il fronce les sourcils. Il voit le taxi s'arrêter, puis Baltazar sortir, et récupérer son sac à dos dans le coffre, lancer celui de Coco à l'intéressé, qui le met sur ses épaules. Il paye le taxi, et le renvoie, dans un italien parfait. Coco glisse doucement : " J'savais pas que tu parlais aussi italien." Décidément, quel polyglote. L'homme d'affaire, tout sourire, décide de ne pas perdre de temps. Mais perdre du temps pour quoi...
Coco se rapproche, à sa hauteur. Il ne comprend pas ce qu'il fait là...
A un moment, il tente une introspection. Comment en est-il arrivé là, au beau milieu de l'Italie, dans un village complètement perdu, en compagnie de Baltazar, un illustre client. Il ne pose pas de question, il le regarde, du coin de l'oeil. Il a un sourire discret sur le visage, comme s'il ne pouvait contenir sa joie. Ca le fait sourire coco, il pousse un soupir amusé. Il demande doucement, en le suivant à travers les petites ruelles :
" Comme tu as l'air parti pour rien m'expliquer, je réfléchis, et j'en suis arrivé à la conclusion suivante.*" Il s'avance un peu, et le devance, pour marcher devant lui, face à lui, sans voir où il va. Il fait confiance à Baltazar pour le déplacer en cas d'obstacle. " Caprese Michelangelo. Michelangelo ça va je comprends, c'est Michel Ange. Le gars qui a fait la pieta et la chapelle Sixtine. J'imagine que du coup le village doit être important pour lui, pour qu'il porte son nom. Bon. * " Il marque un temps, sourit un peu, et il ajoute : " Mais ça veut dire quoi Caprese ? Est-ce que ça veut seulement dire quelque chose ? *" Il le regarde droit dans les yeux.
Il ne le voit jamais à la lumière du jour.







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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Lun 30 Avr - 10:49


when you're gone.

C'est une vague que tu ne contrôles pas, quand tu sors du taxi. Tu te rappelles du hameau dans les moindres détails. Tu te souviens de la lune, seule témoin de ta présence ici. De cette fugue qui n'en était pas une, de cette décision qui avait la seule à t'appartenir durant toutes ces années et de cette envie incandescente de changer jusqu'aux racines dans lesquelles tu avais baigné toute ta vie. D'oublier jusqu'au nom de famille que tu portais, hier encore. Marx.. parce que berlinois de naissance, parce qu'allemand de coeur mais italien dans l'âme. Un nom de famille qui n'avait jamais été utilisé ailleurs que dans le cadre de la maison que vous occupiez à Berlin, parce que ton père avait jugé plus affriolant pour ses affaires de porter le nom de sa femme et qu'il avait joué des origines italiennes de son épouse pour s'offrir une réputation plus mélodieuse que stricte.
Caprese Michelangelo...* ça sonne comme le début d'une chanson dont on n'oublierai jamais les paroles. Une comptine qu'on fredonnait gosse et qui nous poursuivrait à jamais. J'savais pas que tu parlais aussi italien.* Tu hausses les épaules sans le quitter des yeux. Ma mère est originaire d'Italie.* Tu glisses rapidement en lui attrapant la main pour l'emmener en direction du musée, au bout de la route.
Les maisons ont pris de l'âge, les habitants sont aussi discrets qu'ils l'étaient à l'époque. Pour croiser âme qui vive, il faut savoir se montrer patient. Tu te rappelles du boulanger devant lequel vous passez et te souviens également du linge étendu à la fenêtre de la petite maison qui lui fait face. Tes souvenirs sont aussi intacts que tes regrets.
Coco s'avance devant toi, marchant à reculons. Tu le laisses faire, découvrant dans ses yeux une étincelle de malice qui revigore ton coeur légèrement. C'est votre dernier rendez-vous, tu veux faire les choses bien. Comme tu as l'air parti pour rien m'expliquer, je réfléchis, et j'en suis arrivé à la conclusion suivante. Caprese Michelangelo. Michelangelo ça va je comprends, c'est Michel Ange. Le gars qui a fait la pieta et la chapelle Sixtine. J'imagine que du coup le village doit être important pour lui, pour qu'il porte son nom. Bon. Mais ça veut dire quoi Caprese ? Est-ce que ça veut seulement dire quelque chose ?* Tu le regardes sans répondre, en premier lieu. C'est la première fois que tu le détailles aussi bien.. tu sors une cigarette de la poche arrière de ton jean et tu la coinces entre tes lèvres, tout sourire. Il l'allume sans le quitter du regard. Tu as raison sur un point, c'est le village qui a vu naître Michel Ange.* tu hoches le visage en souriant. Tu t'avances un peu plus vite pour le rattraper, tu craches la fumée et attrapes son visage entre tes mains pour lui voler un baiser. Tu le dépasses ensuite, accélérant ton pas jusqu'à courir pour filer jusqu'au sommet de la colline qui abrite le musée. Ne traines pas.* tu lui lances en riant doucement.


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MessageSujet: Re: Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar    Mar 1 Mai - 9:37


https://www.youtube.com/watch?v=ZidyjwMeRBQ
survis en apnée — Il regarde autour de lui, les petites maisons, la campagne qui imprègne chacune de ces bâtisses. Il remarque la verdure aux alentours, et aussi, le silence. Il n'y a personne dans les rues, cela ressemble à un village désert, ou déserté il n'en sait trop rien. Son oeil se porte pourtant vers plusieurs fenêtre illuminées, il y a des gens, ils sont simplement chez eux. Il commence à se faire tard...
Il reporte son attention rapidement sur Baltazar. Coco n'est pas facilement distrait, toujours avec une attention irréprochable portée sur son client, sur son bien-être. Parce que là, il n'est pas en vacances, il est au travail, et peu important combien il apprécie Baltazar par rapport à ses autres clients, il reste un client. Il a des besoin divers, des envies, qu'il convient à Coco d'assouvir. Parce que c'est un travail comme un autre, parce qu'il fait ça pour vivre. Les gens oublient... Ce n'est pas juste se laisser baiser toute la sainte soirée que d'être escort, c'est surtout apporter une présence, apporter une envie, apporter quelque chose... dont la personne manque. Baltazar manque d'un ami, manque d'un amour aussi, certainement.
Coco sait qu'il n'est, au fond, rien. Il sait que Baltazar a des sentiments pour lui, comme beaucoup, mais il sait aussi que s'il disparait, il sera vite remplacé.
Il sait qu'il s'agit de leur dernier rendez-vous...
Il n'a pas envie, en réalité, que ce soit fini. Il veut encore le regarder, tirer sa clope de son jean, la mettre dans sa bouche et fumer un peu. Il veut encore l'avoir, avec ses envies de mystères, ses failles, et surtout, ses manières étranges, assez belles. Il marche encore à reculons, parce qu'il veut le regarder le plus longtemps possible.
Cette manière qu'a Baltazar de ne jamais le quitter du regard...
Coco se sent constamment surveillé, sinon veillé. Il lui répond toujours d'un sourire. Il aime le regard de Baltazar sur lui. Il se sent aimé, et désiré. Il l'est souvent, désiré, mais venant de lui ça a un goût étrange.
Il se laisse également embrasser... Comme d'habitude. Il a encore le goût de fumée désagréable dans la bouche, mais il en profite quand même. Et lorsqu'il le voit piquer un sprint vers le haut de la colline, Coco s'arrête net, en haussant les sourcils. Il l'a jamais vu courir de toute sa vie. Ils étaient toujours enfermés dans des espaces clôt, des villes, des avions, des yachts. Maintenant il court. Coco souffle un juron, et il le rattrape, en courant à son tour, le plus vite possible, jusqu'à ce qu'ils arrivent devant une très très vieille bâtisse en pierres, qui a l'air très mal éclairée. Il est tard, pas sûr que ce soit encore ouvert. Il attend de voir ce que va faire Baltazar, il le regarde du coin de l’œil, de peur d'apprendre la fermeture imminente du musée. Il n'a aucune idée de quand ferment les musées en Italie, surtout ce genre de bâtisse étrange.






*les dialogues sont prononcés en allemand

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seal me with a kiss. J'connais qu'le bruit d'la pluie, l'odeur du béton mouillé. Si j'suis parti, c'est parce que j'avais peur de rouiller.


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Tu m'laisses fou sur le pavé + baltazar
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