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pensez à référencer vos personnages dans le repertori.
Cela vaut également pour les scénarios et préliens que vous créez, ne les oubliez pas!


merci de privilégier les personnages studiosi !


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 restano nel cuore (nils)

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Baltazar Salerno

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MessageSujet: restano nel cuore (nils)   Mar 17 Avr - 10:40


and then we met and my heart melts.
Le temps est clément depuis que vous êtes arrivés ici. Il fait beau, il fait chaud. Tu t'en réjouis. Loin de Berlin, loin de la ville, tu te sens enfin en vacances. Ta mère a accueilli la nouvelle avec une joie immense et vous organise même, pour la fin de la semaine, une fête à laquelle elle a convié plusieurs de vos voisins. Tu as préféré te tenir à l'écart des préparatifs, n'étant pas suffisamment à l'aise avec la situation pour t'y plonger corps et âmes. Tu n'es pas venu ici pour essuyer de nouvelles guerres, juste pour éponger tes plaies et couvrir tes blessures. Tu es venu chercher du repos, du réconfort. Alors ce matin, à l'aube, comme souvent, tu as pris le vélo que tu avais adolescent et tu as roulé jusqu'au lac. Il n'y a rien de plus reposant que cet endroit, tu penses. En secret, tu as repris tes vieux cahiers, tes vieux fusains également. Tu t'es remis à dessiner, par accoutumance ou simplement par envie. Parce que tu n'as jamais oublié le gamin que tu étais ici, autrefois. Celui qui voguait de visages en visages, de caricatures en caricatures. L'enfant enjoué qui riait trop fort et partageait avec les autres. Celui qui ne s'était pas encore enfermé dans ce carcan qu'on lui imposerait plus tard. Toute cette mascarade qui, finalement, te ramène aujourd'hui à cet endroit très précis où, à treize ans, tu te jurais de ne jamais te laisser imposer les choses. Pris à ton propre jeu. Tu soupires en traçant un premier trait sur ta feuille. Les montagnes marquent ton emprisonnement, ton confinement. Tu souris, un second trait, puis un troisième et finalement, les automatismes qui reviennent. Tu restes seul avec tes souvenirs et ton coeur qui se berce au rythme des vagues qui s'écrasent sur le sable.
Quand tu lèves les yeux de ton cahier, il est presque onze heures. Tu sais que ta mère a sans doute déjà préparer le déjeuner et tu sais également qu'elle a horreur de ne pas te trouver à sa table quand elle le servira. Alors tu ranges tes affaires, grimpes sur le vélo et fais marche arrière. En chemin, tu te surprends à sourire.. tout simplement. Tu ne t'étais plus senti à ta place depuis longtemps. Depuis lui, en réalité. Tu as eu beau faire tous les efforts du monde, la marque qu'il a laissé sur ton corps ne s'efface pas. Pas encore ! Un enfant verra bientôt le jour, promesse qu'un avenir t'attend à la porte de ta maison. Mais le désires-tu autant que tu le prétends ? Tu ranges ton vélo, ranges tes affaires sous le pot de fleur qui te servait déjà de cachettes à l'époque et glisses tes mains dans tes poches. Quand tu entres, elle t'appelle déjà du fond de sa cuisine. Où est-ce que tu étais, bon sang. Agnes te cherchait ?* Tu rigoles dans ta barbe. Ici, tu n'as rien de grandiloquent, rien de l'homme tiré à quatre épingles qui se balade la tête haute. Les claquettes aux pieds, le short à peine repassé et la chemise entre ouverte, tu réponds à haute voix. Je suis allé me baigner. Où est-elle ?* Elle est allé cherché du pain. Va voir si le petit a besoin d'aide à l'extérieur.* Tu arques un sourcil sans vraiment comprendre mais hoches le visage sans la voir. Tu te contentes d'obéir, attrapant au passage une pêche sur le comptoir.
A l'extérieur, de l'autre côté, ta mère possède un petit jardin qu'elle sait entretenir. Tu pensais la connaître suffisamment pour savoir qu'elle s'en occupait toute seule mais c'était sans compter sur une silhouette qui se dégage du pommier, un peu plus loin. Quand tu avances vers lui, tu crois chavirer, à nouveau. Sur l'océan de ta vie, il serait sans doute le second iceberg que tu rencontres. Ta respiration se coupe un instant et le sang te monte aux tempes, instinctivement. Arrêt net sur image quand il pose ses yeux dans les tiens en souriant. Si tu l'avais déjà rencontré, tu n'avais pas été préparé à le retrouver ici, chez vous, ni même à le voir d'aussi près sous un soleil aveuglant. Il se détache de la lumière dans un halo qui te paraît presque irréel quand il passe une main sur son front humide. Et toi.. tu perds déjà pieds, sans vouloir l'admettre. Dans ton esprit, ça se bouscule. Les souvenirs affluent et tu pourras faire de ton mieux pour t'empêcher d'y penser, il n'aura de cesse que de te ramener à cette illusion doucereuse d'un bonheur déjà consumé. Tu.. tu as besoin d'un coup de main ?* tu lui demandes sur un ton hésitant, sans trop savoir si tu dois lui tendre la main ou rester à ta place. Sans savoir non plus s'il te reconnait, s'il sait qui tu es et s'il s'en soucie.

*dialogues en italien.
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MessageSujet: Re: restano nel cuore (nils)   Dim 22 Avr - 16:11

Nils, fidèle à lui-même en jardinage comme en toute chose, ne fait rien à l'aveuglette. Ne fonce jamais tête baissée. Ne fait jamais l'impasse sur la théorie, ou les habitudes légèrement psychorigides de l'ingénieur. Alors qu'il jetait un coup d'oeil à travers la fenêtre de la cuisine, une semaine auparavant, les bras pleins des sachets de légumes qu'il avait porté depuis le marché jusqu'à la maison cossue du centre, et avait demandé, la voix rendue vibrante par ce besoin de se rendre utile "et le jardin ? Il y a bien quelque chose à faire dans le jardin, non ?", elle lui avait parlé du pommier. Elle, c'est la maîtresse de maison, ou la sainte patronne des hollandais égarés. Elle, c'est la dette qui ne serait jamais repayée, peu importe le nombre de fois qu'elle lui répétera qu'il ne lui doit rien, que tout le plaisir est pour elle, car à son âge, combien d'occasion aura-t-elle encore de ramener un bel étranger à la maison ? Il avait ri de bon coeur. Le son est différent à Malcesine qu'il l'avait été à Amsterdam. Plus rond, plus grave, plus long de quelques secondes, qui naît sous le nombril et éclôt sur ses lèvres. Comme si la liesse se traduisait d'une langue à une autre. Nils, studieux, s'en était allé potasser la question. La taille des pommiers. Ce matin là, il ne prend pas la peine de sonner. Hors de question de risquer de réveiller quiconque - il est discret Nils, l'a toujours été, seulement déterminé à occuper la place qu'on lui confie et pas un millimètre de plus. Aussi, sécateur en main, il contourne la maison et se met au travail. Ce n'est que plusieurs heures plus tard qu'il s'aperçoit, un sourire au coin des lèvres, qu'un grand verre de jus d'orange est merveilleusement apparu sur la table de jardin alors qu'il avait le dos tourné. Il oeuvre en silence, heureux de faire partie de la symphonie modeste du jardin, chant des oiseaux mêlé des murmures du village qui retentissent de l'autre côté des haies. Le soleil joue dans sa nuque, révèle les taches de rousseur sur ses pommettes. Nils grimpe un barreau de plus sur l'échelle posée contre le tronc, juste de quoi hausser sa taille d'un petit mètre, atteindre les branches capricieuses qui se dérobent aux lames. Entendant des pas dans sa direction, il tourne la tête, s'attendant à deviner la silhouette de la maîtresse de maison à travers les branches alors qu'il s'agit en réalité de son fils. Il l'a rencontré brièvement, entre deux portes ouvertes, lui et son épouse magnifique, traînant derrière eux un glamour cosmopolite que Nils a trouvé d'autant plus digne d'admiration lorsqu'il l'a vu prendre sa mère dans ses bras. Une définition de famille rédigée en toutes lettres devant son regard embarrassé  et ça lui avait fait un pincement au coeur, bref mais réel, de savoir qu'il ne pourra jamais prétendre à cette image d'Épinal de chez soi. Qu'il n'a personne, nulle part, qui représente le retour à la maison. Si Nils est tout sourire, il n'en est pas de même pour Baltazar - mémoire des noms presque absolue - qui a l'air pris de court, presque contrarié. Nils a l'impression amère de ne pas être le bienvenu et, machinalement, il imagine Baltazar s'érigeant en protecteur d'une mère extravertie qui donne trop facilement sa confiance et ses attentions aux inconnus trouvés sur les bancs. Il ne peut pas le blâmer, l'inquiétude filiale est noble, mais il ne peut cacher que ça pique. Stoïque, Nils maintient son sourire en place, bien déterminé à lui prouver ses bonnes intentions. "J'ai presque fini," répond-il simplement en haussant les épaules, retournant le regard aux branches, tandis qu'il fait claquer le sécateur au dessus de son front et laisse tomber quelques ramures jugées trop faibles au pied du tronc. Plus ça va et plus Nils est à l'aise en italien, même s'il sait que malgré tous ses efforts, il n'atteindra jamais la mélodie sans effort des natifs. "De toute façon, j'ai une dette à repayer envers ta mère. Il faut que je le fasse seul." Code moral strict lâché avec un rire dépréciatif, en s'épongeant la tempe contre l'intérieur du poignet. Parce que c'est ce que c'est, tout ça. Les pommiers, les légumes apportés depuis le marché, les menus services qu'il aime lui rendre. Sa présence discrète, furtive mais régulière dans cette maison qui n'est pas la sienne, et il souhaite que Baltazar le sache. C'est de l'affection mâtinée d'une épaisse couche de gratitude.
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MessageSujet: Re: restano nel cuore (nils)   Lun 30 Avr - 10:33


and then we met and my heart melts.
C'est comme si la vie, subitement, se permettait de te balancer un coup de pied au postérieur pour te rappeler à son bon souvenir. Une manière détournée et subtile de te dire ; Tu pensais quand même pas t'en débarrasser si facilement ? Parce que la vie est une garce orgueilleuse qui se joue des malheurs des uns comme du bonheur des autres. Tout ce qui l'intéresse, c'est l'extase gratifiante des dilemmes qu'elle impose à l'homme. Le voir se torturer pour décider d'une voie à suivre au détriment de certains bons sentiments. Torture délicieuse et cocktail savoureux de l'homme qui pose son regard sur une intersection et qui se demande quelle route choisir ? Celle qui vous conduit droit dans le mur ou celle dont vous en sortirez indemnes ? Hésitation propice aux douleurs communes, celles provoquées par un coeur qu'on pensait éteint. Quand tes yeux se dressent sur sa silhouette longiligne et son visage aux traits tout aussi fin, c'est comme si la vie venait de te pousser violemment au bord d'une falaise. Regardes-le.. tu le reconnais ? Mais non, ce n'est pas lui, même s'il y ressemble. Même expression un peu perdue, même taille, mêmes lèvres charnues. Tes yeux qui se plantent sur lui comme sur une toile, sans comprendre que dévisager l'inconnu peut paraître malpoli et inconvenant. Alors tu balbuties quelques mots dans un italien tout aussi hésitant. Il sourit et, à nouveau, le sol tangue sous tes pieds. Est-ce la chaleur ? Non, c'est l'insolation du coeur.. Et merde. Il te regarde un instant avant de te répondre avec gentillesse J'ai presque fini, et de sourire. Un sourire que tu n'oublieras sans doute plus jamais, qui se tatoue juste là où il avait laissé une marque. Transfert involontaire, celui qui te ramène à ce que tu pensais avoir enfoui suffisamment longtemps pour ne plus jamais te faire avoir. Trop tard, excès d'amour, excès de coeur.. tu t'avances, jusqu'à atteindre son échelle. De toute façon, j'ai une dette à repayer envers ta mère. Il faut que je le fasse seul. De quelle dette parle-t'il ? Tu lèves les yeux, observes ses gestes d'une impressionnante dextérité et précision. Mélodie des sens quand tu sens l'odeur des fruits qu'il collecte. Tu poses tes deux mains sur son échelle en sachant pertinemment quelle erreur tu es déjà entrain de commettre. Je peux tout aussi bien resté ici et tenir ton échelle.* tu lui lances avec un sourire sincère. Mais tu ne devrais sans doute pas forcer les traits, ni le contact. Tes mains sont déjà humides et ton corps tout entier tremble. Tu détournes tes yeux pour ne plus succomber à l'appel bouleversant des souvenirs amers et destructeurs. De quelle tu parles ?* Parce que tu l'as déjà vu dans les parages sans jamais te demander ce qu'il venait y faire, ni ce qu'il venait y trouver. Tu connais ta mère pour la savoir généreuse et agréable à vivre, une voisine sans nul doute très appréciée dans le quartier. Mais pourquoi d'un homme aussi jeune ?

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