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pensez à référencer vos personnages dans le repertori.
Cela vaut également pour les scénarios et préliens que vous créez, ne les oubliez pas!


merci de privilégier les personnages studiosi !


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 so many wonders (angelo)

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MessageSujet: so many wonders (angelo)   Mar 17 Avr - 15:36


réveillé par les rayons de soleil qui s’infiltrent sournoisement dans ta chambre, tu ouvres les yeux difficilement. nuit agitée, tu as les yeux qui peinent à s’ouvrir. pupilles brûlées par le soleil matinal qui vient emplir ta chambre d’une douce odeur d’été. celle dont tu rêves pourtant depuis des mois. parce que depuis ton retour à malcesine, tu ne rêves que de ça. du retour de l’été. à peine lances-tu un regard en direction de ton réveil, que tu jures. en retard. angelo t’avais donné rendez-vous à neuf heures, et le cadran annonce que l’heure dite a été dépassé de quinze minutes. tu jures dans ta barbe naissante et sautes en dehors de ton lit. c’est bien une des seules fois que ça t’arrives achille, te précipiter en dehors de ton lit. c’est rare. mais tu ne veux pas décevoir angelo, tu ne veux pas qu’il ait une plus mauvaise image de toi qu’il ne peut déjà en avoir une. tu ne veux pas aggraver la situation, donner mauvaise impression. tu enfiles rapidement un pantalon et un t-shirt, déjà salis par le travail effectué la veille, sentant déjà les rayons chauds du soleil se languir sur ton épiderme. tu mets rapidement tes chaussures, et tu descends à toute vitesse les escaliers. tu regardes ta montre. neuf heures dix-neuf. merde, tu jures et ça t’attires une réprimande de la mamma, et juste avant de partir tu marmonnes que t’es en retard avant de claquer un baiser sur sa peau rosie. Tu peines à trouver tes clefs, mais une fois fait tu t’élances. tu as oublié de prendre une de tes planches, précieuses amies pour lutter contre le temps, alors tu cours. tu cours à en perdre haleine, comme si tu jouais ta vie. il va pas te virer angelo, tu t’en doutes. tu l’espères. mais s’il y a bien une chose que tu détestes, que tu abhorres, c’est le retard. tes pieds qui claquent contre l’asphalte, tu continues de courir comme si quelqu’un s’aventurait à tes trousses, couteau à la main. par chance, le tailleur de pierres n’habite pas loin de la maison familiale des penrose, et tu arrives devant sa porte trois minutes plus tard. neuf heures vingt-deux. tu ouvres la porte à la volée, par chance ouverte. "désolé… du… retard…" respiration hachurée qui rend difficile la parole, tu te plies en deux, mains sur les genoux. "désolé du retard. mon réveil a pas sonné." parce que même si t’as une bonne forme, courir aussi rapidement à peine dix minutes après ton réveil a eu l’effet d’une claque. la plus violente possible.



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Angelo Carvalo

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Occupation : tailleur de pierre - tenancier d'une petite chambre d'hôte, déjà occupée cependant.
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j'aimerais bien parler doucement, tout doucement, afin que tu sois obligé de venir tout près de moi, et je parlerais dans une langue qui te semblerait étrangère, ou peut-être uniquement sous forme d'images, et tu n'aurais rien à identifier, car je serais là et ça te suffirait.



MessageSujet: Re: so many wonders (angelo)   Mer 18 Avr - 18:33


https://www.youtube.com/watch?v=TjbdXMyyKcg
après moi le déluge — silence habituel - presque divin, d'une église qui n'aurait jamais été souillée par la main de l'homme, comme posée là. silence habituel - qu'il n'ose briser que par le son particulier du burin qui vient donner allure à la pierre, la rocaille dévorée par le temps qu'a cessé de chanter une fois posée entre les quatre murs. il prépare la matière dans un but de sculpter - de se prendre pour un artiste qui mettrait toute son âme à chaque visage qu'il reproduit sur la matière froide. il aura beau la toucher - jamais elle ne se réchauffera, la chair reste à la chair, le sang reste au sang. pourtant certains mythes veulent que les statues pleurent, qu'un beau jour, se mettent à reluire sur leurs joues des gouttes écarlates ou cristallines - il en sourit, avec un espoir qu'un jour peut-être, elle se mette à bouger, découvrant un monde qu'elles auraient mieux fait de garder inconnu. et l'attente se ressent à peine, le retard tout autant - les sourcils se haussent sous la porte qui fait un boucan du diable. achille dans toute sa splendeur, la face dans les pavés, les cheveux défaits, le souffle semblable à une locomotive en fin de vie - elle crache sa dernière fumée. ça le fait rire, le fait rire franchement, un peu moqueur, un peu jugeant - sans pour autant le menacer d'un coup quelconque pour son affront.
- j'te ferais bien la morale pour la forme, mais non. vue ta tronche t'as l'air d'avoir assez morflé. cousin pas si lointain, qui pourtant avec son âge arrive à créer une crevasse entre les deux - si bien qu'il se voit plus en tant que parrain à l'heure actuelle qu'une branche trop éloignée familiale. il l'aime bien - il l'aime beaucoup. c'est jute que du jour au lendemain achille il a perdu les lueurs du soleil. c'est juste que du jour au lendemain - et ça il l'a jamais compris - il a disparu du paysage. sans être un manque, c'était une étrange expérience, un peu plus fade peut-être, sans ses remarques, sans sa seule présence et ses yeux embués par une rage adolescente - larmes de crocodiles. y'a pas mort d'homme, va. ses outils il les pose avec attention sur le plan de travail, à côté des plans refaits, retapés, dessinés plein de fois à la chaîne - certains travaux sont plus intéressants que d'autres. parfois c'est uniquement un carré qu'il faut représenter, d'autres un paysage anciens, et parfois même la création, la sublime peut jouer dans sa cour.
- meurs pas, vraiment. ça f'rait beaucoup de paperasse et j'regretterais de perdre une bonne main. apprenti chopé à la volée - offrir une seconde chance là où on préférait l'envoyer chier. achille le chien galeux qu'on préfère balancer sous les roues d'un deux tonnes plutôt que tenter bandages et traitements. tu vas reprendre les basiques aujourd'hui, formes, tout c'qui passionne pas mais si ça tu l'gère pas, t'es foutu pour la suite. et que ça aille ou non, ce sera pareil. angelo il s'adoucit - angelo se durcit aussi, à pas vouloir pousser dans le ravin celui qu'est jamais rentré dans les rangs.
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MessageSujet: Re: so many wonders (angelo)   Jeu 19 Avr - 12:29


tu peines à retrouver ton souffle, et à ton plus grand regret ce n'est pas la beauté angélique de ton aîné qui t'arraches l'air des poumons. j'te ferais bien la morale pour la forme, mais non. vue ta tronche t'as l'air d'avoir assez morflé. et tu rigoles, franchement. ç'a toujours été comme ça avec angelo, des taquineries à longueur de journée, quand bien même elles te sont plus adressées. "ouch." que tu dis avec un air de diva, visage outré alors que portes ta main droite à ton cœur. mais il est vrai que tu dois avoir une gueule épouvantable, trace de l'oreiller encore présente sur ta tempe. y'a pas mort d'homme, va. juste la mort de ton sommeil et de tes rêves profondément ancrés dans ton cerveau, tous ceux qui se sont écroulés lorsque la sentence à été rendue. tu te souviens encore de ce moment, coupable avait clamé le juge alors que tout le monde retenait son souffle dans le tribunal. et tu te souviens encore des émotions qui t'ont percutée, perte totale de tes sens, la tête bourdonnante et la vision brouillée. tu l'aimes angelo, plus que tout. mais tu aurais préféré ne jamais avoir cette conversation, ne jamais apprendre à ses côtés, pas dans ce contexte là. bien sûr, tu as toujours été fasciné par son art, et au fond tu as toujours rêvé de l'apprendre sans jamais oser lui demander. mais tu aurais préféré le voir un peu moins souvent angelo, parce que ç'a aurait une toute autre signification, ta vie n'aurait pas été brisée en un claquement de doigts. meurs pas, vraiment. ça f'rait beaucoup de paperasse et j'regretterais de perdre une bonne main. sa voix te tire de tes songes, et cela t'arraches un petit ricanement. arrache oui, brutalité qui te hante depuis ta plus tendre enfance, spasmes nerveux qui habitent ton corps depuis des années. "ne plus me voir, comme ça débouler chez toi ? je comprend l'angoisse, tout le monde doit rêver de pouvoir profiter de ma compagnie au quotidien à malcesine. voix railleuse, pointe de cynisme qui éclaire ta voix, la perce comme une lance. tu vas reprendre les basiques aujourd'hui, formes, tout c'qui passionne pas mais si ça tu l'gère pas, t'es foutu pour la suite. tu retiens un grognement, tout ce qui te plait dans cet art. mais tu ne dis rien, par respect pour angelo. c'est plus qu'aimable de sa part de t'avoir pris comme apprenti, alors que rien ne l'y obligeait. question de morale sans doute, mais tu sais que sans lui tu serais probablement encore paumé que ce n'est le cas, véritable déchet de la société. un peu comme ambrosi, à vivre aux dépends des autres. "ouais, ok ça marche. tu hoches la tête de haut en bas, car même si ce n'est pas une étape fascinante, tu sais qu'elle est cruciale. et tu veux bien faire achille, tu es avide de savoir.



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Angelo Carvalo

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j'aimerais bien parler doucement, tout doucement, afin que tu sois obligé de venir tout près de moi, et je parlerais dans une langue qui te semblerait étrangère, ou peut-être uniquement sous forme d'images, et tu n'aurais rien à identifier, car je serais là et ça te suffirait.



MessageSujet: Re: so many wonders (angelo)   Mar 24 Avr - 23:53


https://www.youtube.com/watch?v=TjbdXMyyKcg
après moi le déluge — il en parle pas, il veut pas en parler, il a comme la gorge qui se noue quand ça aborde le sujet - le pourquoi du comment il s'est retrouvé coffré, le pourquoi du comment il a oublié la lumière pour préférer les tristesses d'une nuit quasi-éternelle. il en parle pas. il fait comme si angelo, comme si tout roulait, comme si tout allait, alors que l'acidité de l'incompréhension vient parfois remonter le long de sa trachée pour enflammer ses cordes vocales - ça fait sans doute mal, de pas avoir pu arrêter la machine, de pas avoir pu à un moment donner, l'attraper par le bras pour le tirer hors de la crevasse. il a pu que contempler l'étendue des dégâts, regarder, essayer de percuter ce qui s'y trouve tout en bas - et rester bêtement là, à chercher dans le noir une ombre fondue. le rire s'échappe, sincère dans la bêtise du cadet, et le voilà qui cherche le matériel : un marteau, une lime - burin - et des gants, qui une fois que les mains d'achille seront habitués, seront inutiles.
- tiens, enfile ça. d'ici quelques mois t'auras des mains plus fortes, vachement moins sensibles et là tu pourras dire que t'es un tailleur. en attendant - sourire en coin de lippes à l'appui, outils qu'il lui refile entre les mains et le morceau de pierre qui l'attend, gros, qui n'attend qu'une main pour avoir meilleure gueule - et qui pour le moment ne ressemble qu'à une masse informe rectangulaire. j'te rappelle la base : du lisse, t'évites de t'crever un oeil et surtout tu évites de t'démonter le dos, y'a une chaise à ta dispo' si besoin. l'idéal c'est d'rester debout mais j'ai pas envie qu'tu sortes d'ici totalement en miettes.
main qui vient se caler sur l'épaule, angelo qui malgré lui visualise dans la pierre une forme déjà plus concrète.
- y m'faut du cinquante sur cinquante. ça t'semble faisable ? pédagogue à demi-mot, qui de toute façon ne laissera pas le choix à l'apprenti - qui cependant se veut galérien dans son approche, qui ferait mieux au contraire de plus se durcir à chaque fois, être d'une justesse, mais qui pourtant flanche. flanche pour le gamin qu'il fut, pour le rôle qu'on lui a donné - plus qu'un simple cousin, une seconde oreille attentive en cas de trouble, une langue serpentine pour claquer en cas de besoin. et angelo patauge, à essayer de récupérer un rôle perdu, un rôle arraché par la force.
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