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 ouragan. (hera)

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MessageSujet: ouragan. (hera)   Ven 20 Avr - 19:01

il est trois heures du matin quand tu éteinds les phares de ton cabriolet. tu restes assis cinq longues minutes avant d'ouvrir la porte, peu certain de ce qu'il te faut faire à présent. rentrer et assumer la situation. ou bien, rentrer et faire comme si de rien était. ou encore mieux, redémarrer et faire demi-tour. tu soupires un instant et tu ouvres la portière, tu montes les marches en pierre et tu pousses la porte d'entrée -rarement fermée à clés. il est trois heures quinze et il n'y a pas âme qui vivent au rez de chaussé, encore moins à l'étage. peut-être qu'un des gosses est là, tu n'es jamais au courant. tu te diriges vers vôtre aile privé, un havre de paix à votre image. une porte que seuls vos pas franchissent, ils le savaient très bien les mômes, après cette porte maman n'est plus maman, elle redevient Hera, ta femme et leurs pleurnichements ne sont plus acceptés. dans le couloir tu croises ton reflet dans un des miroirs, t'es pitoyable. arcade ouverte, lèvre fendue et un coquard qui se dessine lentement. si ce n'était que ça : les boutons de ta chemises ont disparu, arrachès par une poigne violente, t'as les sans doute deux ou trois côtes fêlés et tes phalanges n'en parlons pas. une bagarre, trop longue, trop brutale. un ami de longue date, quelques verres de trop et des mots déplacés. quand on parle de ta femme ou de tes enfants, t'as le cerveau qui déraille. tu rentres dans la chambre, la lumière est allumée sur la table de chevet et elle est là, un livre entre les mains, peignoir de soie sur les épaules. elle relève le visage, soucieuse et tu ne lui fera pas l'affront de lui lance un tu verrais la gueule de l'autre. non, tu prends directement le chemin de la salle de bain gigantesque pour te passer un coup d'eau froide sur le visage. tu grognes quand tu te débarasses de ton vêtement en lambeau, t'enfiles un t-shirt propre avec difficulté pour cacher les bleus qui marquent ta chaire. c'est avec un sourire maladroit que tu retourne près du lit. « je suis désolé. je ne voulais pas t'empêcher de fermer l'oeil. » tu t'assois au bord du pieu, ta main viens saisir sa cheville tendrement. « je voulais te prévenir, mais ... soirée mouvementée. comment était la tienne ? » comme si parler de banalité allait lui faire oublier ta gueule fracassée.
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MessageSujet: Re: ouragan. (hera)   Sam 21 Avr - 0:09

Elle l’entend entrer, passer la porte jamais verrouillée, parce qu’après tout, on s’aventure pas dans les hauteurs, pas dans cet endroit d’où ils gardent un œil avisé sur Malcesine, en tout cas. Elle l’imagine longer les murs, se perd dans les mots indistincts de son bouquin, s’efforce à relire plusieurs fois la même phrase pour en saisir le sens. Elle aimerait bien être capable de se donner l’air nonchalant, quand elle l’aperçoit dans la chambre – après toutes ces années, ça devrait même être une seconde nature. Y’a ce regard qui la trahit, pourtant, alors il s’enfuit dans la salle-de-bain et elle replonge le nez dans les feuilles de papier reliées, les doigts crispés sur la couverture du livre en carton. Quand il réapparaît, il a changé d’apparat, mais toujours l’air en piteux état. Les excuses suivent, bien entendu. Les excuses suivent toujours, Leandro est une machine – il en fournit de belles, et parfois, elles permettent à Hera d’oublier, ou de fermer les yeux, sur ce qu’il fait de pire. Elle s’extirpe de l’emprise qu’il exerce sur sa cheville pour quitter le lit conjugal, dépose le livre sur la table de chevet au passage. « Je voulais te prévenir, mais… soirée mouvementée. Comment était la tienne ? » Elle est déjà à l’autre bout de la pièce, fouille dans un tiroir quelques instants, tandis qu’un rire moqueur s’échappe de ses lèvres. « Relativement calme », se contente-t-elle de répondre. « Presque ennuyeuse », continue-t-elle en se dirigeant finalement vers lui, une trousse de premier secours à la main. « Enfin, plus ennuyeuse que la tienne, visiblement », qu’elle corrige aussitôt, s’asseyant au bord du lit, elle aussi. « Je croyais que tu allais rejoindre un ami ? » Elle sort le désinfectant, comme elle l’a déjà fait de nombreuses fois. Avec Toni ou Zeno, les genoux écorchés. Avec Leandro, aussi. Elle nettoie d’abord le sang, puis s’occupe de son arcade, avant de glisser les mains sur son t-shirt blanc. Elle a peur de voir les dommages qui pourraient se trouver dessous. « Qu'est-ce qui s'est passé ? »
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MessageSujet: Re: ouragan. (hera)   Sam 21 Avr - 1:04

elle rompt le contact aussi minime soit-il, elle s'élance hors du lit et son rire resonne comme réponse à tes paroles. « Relativement calme » dans son intonation flotte l'indiférence, sa meilleure arme lorsqu'une situation lui est déplaisante. « Enfin, plus ennuyeuse que la tienne, visiblement, je coryais que tu allais rejoindre un ami ? » elle vient de s'asseoir au bord du lit, en face de toi et tu grimaces quand elle se met en tête de te désinfecter. tu n'as jamais aimé qu'elle agisse comme si tu étais un enfant, alors tu recules ton visage pour qu'elle abandonne et ses mains glissent contre ton t-shirt, contre ton torse. « Qu'est-ce qui s'est passé ? » tu hausses les épaules dans un premier temps, tu n'as pas envie de répondre, tu n'as pas envie de passer pour l'animal que tu es : incontrôlable. « j'suis allé rejoindre un ami, oui, enfin ... tu ricannes doucement tant la situation te semble absurde. il n'a plus rien d'un ami à présent.» c'est de cette façon que tu as toujours fonctionné, le coeur sur la main en chaque instant, le couteau entre les dents si l'on baffoue tes règles. ici, le respect. « j'ai encore agis comme si j'avais vingt ans. tu secoues la tête de gauche à droite, et ta main viens saisir la sienne, pour qu'elle ne s'aventure pas trop loin. il a suffit d'un mot de trop, et je n'avais plus envie de le voir respirer. » c'est une querelle d'adolescent, un combat de coqs que tu as remporté haut la main. tes doigts viennent caresser son visage à présent, avec une douceur qu'elle seule te connait. « je ne voulais pas te causer du soucis. tout va bien, je t'assure. » tu peux le sentir son inconfort, sa peur quasi quotidienne que tu ne reviennes pas en vie. tes yeux clairs sont plongés dans les siens et t'essais tant bien que mal de la rassurer, mais t'as déjà peur représailles.
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MessageSujet: Re: ouragan. (hera)   Sam 21 Avr - 21:23

Elle comprend rapidement qu’elle peut abandonner sa tentative de lui prodiguer un minimum de soin. C’était vain d’avance – espérer qu’il se laisserait faire était d’une naïveté presque exaspérante. « Il n’a plus rien d’un ami à présent », lui fait-il savoir et instinctivement, elle lève les yeux au ciel, puis les détourne en secouant doucement la tête. Infernal, un brin animal, un sale gosse jamais maîtrisé, qu’elle peine elle-même à amadouer, par moments. Jouer la carte de la surprise serait un doux mensonge qu’il démasquerait aussitôt, alors autant le laisser entrevoir son irritation. « Il a suffit d’un mot de trop, et je n’avais plus envie de le voir respirer. » Nouveau soupire, il glisse la main sur son visage avec une douceur qui déconcerterait ennemis comme associés. « Il ne te restera bientôt plus d’amis, si tu continues à agir comme un adolescent incapable de tempérer ses crises de colère », souligne-t-elle finalement en se redressant, repoussant par la même occasion son geste affectueux. Elle se positionne face à lui, effleure du bout de l’index le bleu qui se dessine lentement sous son œil. Elle se dirige vers la porte sans un mot, mets quelques minutes avant de revenir de la cuisine, refermer la porte derrière elle et lui confier une pochette de glace entre les mains. Elle tente de masquer l’air constamment exaspéré qu’elle arbore depuis son retour, qui a chassé l’inquiétude. D’un geste de la main, elle lui ordonne silencieusement de poser la glace sous son œil, s’assure qu’il s’exécute avant de regagner son côté du lit pour s’y allonger sur le dos. « Tu devrais être moins impulsif. » Elle marque une pause, lui jette un bref coup d’œil. « J’ai l’impression d’avoir une conversation avec Zeno. Faut croire qu’il a plus hérité de toi que tu ne veux bien l’admettre. » Nouvelle pause. Ils agissent, puis réfléchissent. C'en est presque fatiguant. « Et qu’il ne souhaite l’admettre, lui aussi. »
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MessageSujet: Re: ouragan. (hera)   Lun 23 Avr - 20:40

« Il ne te restera bientôt plus d’amis, si tu continues à agir comme un adolescent incapable de tempérer ses crises de colère » c'est une vérité. ta liste d'amis diminue chaque années à vue d’œil, le respect que l'on te porte est dû au nom que tu portes et à la peur que tu instaures quand tu entres dans une pièce. rien d'autre. Hera se redresse, chasse ton affection, ce qui te fait grimacer plus que de raison. elle quitte la pièce avant même que tu n'aies le temps d'ouvrir la bouche, tu ne sais pas ce qu'elle fait et même si tu cherchais à le savoir elle t'enverrait chier, tu en es certain. quelques minutes s'écoulent et la voilà de retour avec une poche de glace. d'un geste elle t'ordonne de t'en servir, ce que tu fais. tu serres les dents quand le froid attaque ta peau. de quoi te remettre d'aplomb, d'effacer cette bagarre inutile. ta femme s'allonge et tu la suis du regard sans en perdre une miette. « Tu devrais être moins impulsif. » tes yeux clairs agrippent les siens. « ou les gens devraient être moins cons. » t'as l'orgueil coriace au fil des décennies. « J’ai l’impression d’avoir une conversation avec Zeno. Faut croire qu’il a plus hérité de toi que tu ne veux bien l’admettre. Et qu’il ne souhaite l’admettre, lui aussi. » tu ricanes à présent, tu secoues la tête de gauche à droite parce que ce qu'elle te dit tu n'as pas envie de l'entendre. ce qu'elle affirme, tu en as conscience, mais tu t'y refuses. zeno est ton portrait craché. l'impulsivité à son comble, dans un corps toujours à mille à l'heure. il est celui avec qui tu es le plus dur, celui a qui tu ne laisse pas de place. par peur d'être effacé, sans aucun doute.« n'importe quoi. » que tu lances avant de te lever pour déposer la poche de glace sur l'un des meubles environnants. tu restes de dos quelques secondes, de longues secondes. « je n'ai pas besoin d'une leçon de morale comme l'un de tes fils. » tu grognes encore, mécontent d'être relégué au statut d'enfant. tu te tournes enfin, tu la détailles et tu t'appuies contre le meuble avant de faire craquer ta nuque. « je n'ai pas besoin que tu me punisses, alors qu'il ne s'est rien passé de si ... important. » tu soupires maintenant. « tout est bon vouloir de madame de toute manière. » nouveau ricanement de ta part.
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MessageSujet: Re: ouragan. (hera)   Lun 23 Avr - 23:04

Elle a raison. Elle le sait. Il le sait. Alors elle voit pas vraiment le problème, n’a qu’une seule envie, c’est qu’il l’admette. C’est pas si difficile, à première vue, mais c’est Leandro qui lui fait face, alors tout est toujours compliqué, même quand ça devrait pas l’être. « Ou les gens devraient être moins cons. » Y’a un petit sourire où se mêlent étroitement l’amusement et l’exaspération qui vient étirer ses lèvres en une drôle de moue. « C’est pas une raison », laisse-t-elle glisser à mi-voix, parce qu’il y a une demi-vérité dans l’argument qu’il avance, mais qu’ironiquement, elle n’est pas prête à l’admettre. Et puis, y’a la comparaison qui heurte l’ego, qui soulève une vive contestation, quand elle sait qu’elle a raison. Encore. « N’importe quoi. » Hera se redresse légèrement pour lui lancer un regard des plus condescendants, de ceux que son ego peut à peine supporter. Si elle n’était pas si fatiguée, elle y prendrait son pied, lui ferait payer les heures d’attente à se morfondre d’inquiétude en le faisant sortir de ses gonds. « Tu parles », siffle-t-elle en levant les yeux au ciel, avant de se laisser retomber sur le dos. « Je n’ai pas besoin d’une leçon de morale comme l’un de tes fils. » Nouveau rire moqueur, nouveau regard porté vers le plafond. « Alors cesse d’agir comme si tu étais l’un d’entre eux. » Mais il surenchérit et elle ferme les yeux, sent que la conversation dérape dangereusement. « Je n’ai pas besoin que tu me punisses, alors qu’il ne s’est rien passé de si… important. » D’un geste dédaigneux, elle envoie valser sa dernière phrase et pivote pour se placer sur le côté, mettre fin à cette discussion absurde. C’est quand elle pose la main sur la lampe de chevet, prête à plonger la pièce dans l’obscurité, ne se souciant pas le moins du monde qu’il se trouve à l’autre bout de la pièce, qu’il lance : « tout est bon vouloir de madame de toute manière ». Elle se redresse pour la énième fois de la soirée afin de quitter le lit, son cœur bat la chamade. Machinalement, elle laisse échapper un rire si bref qu’il témoigne de la nervosité ambiante. « Tu plaisantes, j’espère ? » Plus affirmation que question. « Retire ce que tu viens de dire. » Corde sensible effleurée, elle redevient enfant, elle aussi. Alors, elle s’approche de lui d’un pas félin, puis croise les bras, comme pour se protéger d’une prochaine attaque verbale. « Je crois que tu ferais mieux de dormir dans la chambre d’amis ce soir. » La facilité, comme chaque fois.
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MessageSujet: Re: ouragan. (hera)   Lun 23 Avr - 23:35

c'est une attaque.
tu veux la piquer au vif, la faire réagir parce que l'homme a été vexé. l'homme se comporte comme un gosse et désire pourtant, rester adulte. tu sais pas vraiment ce que tu cherches, mais t'es conscient de ce que tu risques à jouer avec le feu qui l'anime. ta femme est calme, en permanence, mais tu n'as pas besoin de grand chose pour la faire sortir de ses gonds. une petite étincelle. c'est ce que tu viens de faire, et tu attends qu'elle prenne feu. c'est ce qui arrive, lentement, mais surement. elle se lèvre, fait le tour du lit, bras croisés contre la poitrine alors qu'elle s'approche de toi. « Tu plaisantes, j’espère ? » tu ricanes doucement. « Retire ce que tu viens de dire. » tu restes appuyé contre le meuble sans bouger. tes yeux bleus dans les siens. t'as le visage fermé. les sourcils qui se froncent quand elle continue dans sa lancée. « Je crois que tu ferais mieux de dormir dans la chambre d’amis ce soir. » tu lèves les yeux au ciel tant l'idée te parait absurde et la phrase si souvent entendue. c'est sa manière favorite pour te montrer qu'elle ne veut plus de toi jusqu'à ce qu'elle en décide autrement. « je ne crois pas, non. » que tu siffles. « tu n'as pas à claquer des doigts pour obtenir ce que tu veux, sous prétexte que les choses ne vont pas dans ton sens. » parce qu'elle agit comme une gosse aussi souvent que toi. parce qu'elle est ta femme, et que c'est elle qui prend les décisions les plus importantes sans cesse. « ton inquiétude se transforme en stupidité. » ajoutes-tu alors que tu lui passes devant sans prendre note de sa demande. tu te débarrasse avec difficulté de ton t-shirt, la douleur tiraillant tes côtes, avant de le jeter au pied du lit. lit dans lequel tu comptes bien prendre place le plus aisément du monde. puis c'est de ton jean que tu enlèves, et tu te tournes vers elle bras écartés. « si ma présence t'es si désagréable, tu n'as qu'à tester le matelas de la chambre d'ami que tu affectionnes tant. » t'as le sourire aux lèvres, immense. parce que tu sais que la reine ne quittera jamais son territoire. elle préférerait te foutre dehors d'un coup de pied au cul. et toi, tu préférerai te faire couper la langue que tu lui avouer que tout ce que tu désires c'est que vous preniez le temps de vous retrouver dans les bras l'un de l'autre. alors tu restes planté là, les bras toujours ouvert en guise de provocation, ou pour qu'elle vienne s'y glisser, tu n'en sais plus trop rien.
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MessageSujet: Re: ouragan. (hera)   Mar 24 Avr - 0:37

« Je ne crois pas, non. Tu n’as pas à claquer des doigts pour obtenir ce que tu veux, sous prétexte que les choses ne vont pas dans ton sens. » Et aussitôt les paroles prononcées, Hera lui lance un regard outré, elle simule le choc à la perfection, le repousse d’un geste de la main qui n’a presque aucun effet, parce qu’Hera c’est une brindille et lui, il est aussi massif qu’un chêne. Mais il a raison et ça la rend folle. Sans doute encore plus que s’il avait tort. Parce qu’elle a été élevée comme ça, gamine pourrie jusqu’à la moelle, papa qui n’a jamais dit non, entourage qui a toujours courbé l’échine. C’est plus une enfant, mais le tempérament est toujours bien présent, capricieuse entre leurs quatre murs, c’est pas comme si Leandro avait tout fait pour se débarrasser de cette mauvaise habitude, il faut bien le dire, n’a pour ainsi dire fait que le nourrir d’autant plus. « Ton inquiétude se transforme en stupidité », fait-il remarquer en lui passant sous le nez. Les yeux s’agrandissent d’effroi, ça dure que quelques secondes, avant qu’elle ne se reprenne et lance avec dédain : « oh, mais du moment que la stupidité ne devient pas une habitude comme pour toi », commence-t-elle en suivant son parcours d’un regard mauvais, « ça me va ». Elle continue à l’observer, la colère grimpe d’un octave dans sa poitrine, quand elle aperçoit les bleus qui commencent à parsemer son corps. A moins que ce ne soit de l’angoisse. Elle devrait y être habituée, à force et c’est envers elle, qu’elle ressent soudainement une drôle d’amertume – elle devrait arrêter de s’inquiéter autant, ne s’en porterait que d’autant mieux. « Si ma présence t’es si désagréable, tu n’as qu’à tester le matelas de la chambre d’ami que tu affectionnes tant. » Comme si l’éventualité d’une telle chose pouvait ne serait-ce qu’être envisagée, ah. « Arrête de sourire comme ça », ordonne-t-elle en s’approchant de quelques pas. C’est ce fichu petit sourire qu’il arbore, qui témoigne qu’il est certain de sortir victorieux de cet affrontement, qui lui fait serrer les poings et détourner le regard pour chercher une alternative, qui se pose sur ses bras grands ouverts, hésitante. Ses yeux glissent sur sa silhouette, s’y attardent un peu trop longtemps, avant qu’elle ne finisse par tourner les talons. « Bien. C’est comme tu veux. » Une fois assise au bord du lit, elle s’empare de certains oreillers, dresse une barrière entre eux, un regard narquois lancé dans sa direction. « Je ne veux pas que tu me touches cette nuit. » Elle marque une pause. « Ni les nuits à venir Jusqu’à-ce que tu retires tes propos éhontés. » Elle fait glisser le peignoir de soie de ses épaules au sol, laissant découvrir son fin apparat de nuit avant de relever les yeux vers lui. Il va craquer. Il craque toujours. Non ?
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MessageSujet: Re: ouragan. (hera)   Mar 24 Avr - 14:38

c'est à son tour de t'attaquer. elle te prétend stupide, mais tu ne relèves pas. bien trop occupé à te débarrasser de tes vêtements les uns après les autres. c'est en boxer que tu te retournes vers elle, bras écartés alors que tu lances de nouveau des mots qui ne lui plairont pas. au même titre que ton sourire, et elle te le fait remarquer : « Arrête de sourire comme ça. » et c'est l'inverse qui se produit, tes lèvres s'étirent un peu plus. parce qu'elle n'en reste pas moins mignonne avec sa mine boudeuse. comme si tu avais commis un acte presque irréparable. la reine ne veut pas qu'on lui tienne tête, jamais. et vous l'avez tous appris, dans cette maison et même à l'extérieur, c'est elle qui décide. Toni et elle pourrait être une seule et même personne tant leurs mimiques se superposent. mais tu ne dis rien, tu gardes cette information bien au chaud dans ton esprit. y'a les yeux d'hera qui s'attardent sur ton corps, ça te fait ricaner malgré toi. « Bien. C’est comme tu veux. » elle a tourné les talons, son cul s'est posé au bord du lit et tu la regardes faire son manège avec attention. « Je ne veux pas que tu me touches cette nuit. » tu ricanes un peu plus fort à présent. comme si des putains d'oreiller aller t'empêcher de faire quoi que ce soit, ridicule. « Ni les nuits à venir Jusqu’à-ce que tu retires tes propos éhontés. » et tu ne perds pas une miette du spectacle qu'elle t'offre lorsqu'elle retire son peignoir. le tissus qui glisse sur sa peau et s'échoue au sol, dévoilant une lingerie bien trop suggestive pour te laisser indifférent. tu serres les dents malgré toi. tu connais son petit jeu, tu ne le supporte guère quand tu en sors toujours perdant. incapable de camper sur tes positions. tu te racles la gorge avant de prendre place sur le matelas, gêné par la barrière d'oreillers que tu écrases d'un geste sûr. « sincèrement ? » que tu demandes, sourcil arqué alors que tu laisses courir tes doigts contre ses côtes, descendant sur sa hanche. à l'image d'un adolescent ne voulant pas être trop insistant. « tu pourras continué à me faire la gueule demain matin. ce serait dommage de passer à côté d'une bonne nuit. » t'as un sourire malicieux sur les lèvres. après tout, tu n'as jamais su lui résister, à elle et son corps splendide. il ne lui en a jamais fallu beaucoup pour faire bouillir tes hormones et déclencher une envie immédiate. la chaleur déjà au creux de tes reins. « je sais que je pourrai m'excuser, mais il faut croire que j'adore te mettre dans tout tes états. » ta main à glisser sur sa cuisse et tes doigts s'ancrent doucement dans sa peau alors que tu la dévores des yeux, laissant tes iris glisser le long de ses courbes. t'as déjà oublié le pourquoi du comment. l'animal sauvage refait surface.
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MessageSujet: Re: ouragan. (hera)   Mar 24 Avr - 19:21

Il sourit un peu plus à chaque fois, comme s’il la narguait de son tempérament incontrôlable, intenable. Faire l’exact opposé de ce qu’elle demande – exige, pour tout dire – et y prendre son pied, Leandro dans toute sa splendeur. Exaspérant, mais terriblement attachant, qu’elle scande le contraire n’a aucune importance, parce qu’ils savent tous les deux que ces disputes puériles qui attisent dangereusement le brasier de leur colère animent parallèlement leur couple. Elle l’entend se racler la gorge, grimper sur le lit et détruire la barrière d’oreillers qui s’effondre plus rapidement qu’un château de cartes soufflé par le vent. « Sincèrement ? » Il arque un sourcil et elle secoue doucement la tête de haut en bas, laissant pourtant ses doigts glisser le long de ses cotes, s’arrêter sur sa hanche. C’est elle qui se perd quelques instants, ferme les yeux en se rapprochant machinalement de lui, repoussant quelques oreilles qui se dresseraient encore entre eux. « Tu pourras continuer à me faire la gueuler demain matin. Ce serait dommage de passer à côté d’une bonne nuit. » Nuit d’autant plus plaisante s’il n’était pas rentré si tard, couvert de bleus des pieds à la tête. Ça lui brûle les lèvres de le lui faire remarquer, pressées l’une contre l’autre pour éviter de le froisser une énième fois. L’idée est tentante, son esprit vogue vers d’autres horizons, une soirée qui pourrait être d'autant plus plaisante, avant qu’elle ne plonge ses yeux dans ceux de son époux un peu trop tactile, qui semble préférer braver ses interdits. Durant quelques minutes, elle n'est même pas certaine de pouvoir s'y tenir elle-même. « Je sais que je pourrai m’excuses, mais il faut croire que j’adore te mettre dans tous tes états. » Les yeux toujours figé sur sa silhouette, le corps un peu plus proche au gré des mots qui s’échappent d’entre ses lèvres, la main qui glisse sur son torse, quand la sienne s’attarde sur sa cuisse. Doucement, elle vient déposer un baiser dans sa nuque, puis derrière son oreille, où elle murmure finalement, tout en lui caressant le torse du bout des ongles : « Retire ce que tu as dit. » Parce qu’elle est pas du genre à oublier, elle – esprit ailleurs ou pas. Tout est déjà planifié dans un coin de sa tête. Il doit le savoir, s'en douter, mais ne pas avoir envie d'y prêter plus d'attention que ça.


Dernière édition par Hera Abruzzi le Mar 24 Avr - 21:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ouragan. (hera)   Mar 24 Avr - 19:56

ce que tu veux maintenant : elle. toute entière et tout de suite.
qu'elle oublie ton écart de ce soir, et qu'elle t'en veuille au petit matin. rien de plus facile n'est-ce pas ? c'est ce que tu aimerais croire, mais la reine a la rancune tenace. depuis toujours, depuis vos plus jeunes années. les jours où tu as réussis à avoir le dernier mot se compte sur les doigts d'une seule main. alors tu grappilles l'espace, tes doigts se vont aventureux et malgré elle son corps se rapproche du tiens. envoyant valser la maigre barrière mise en place par ses soins. vous n'y pouvez rien, deux aimants attirés l'un par l'autre. y'a déjà sa main sur ton torse, un fin sourire se dessine sur tes lèvres. un baiser dans ta nuque, puis au creux de ton oreille quelques mots. « Retire ce que tu as dit. » ses ongles s'enfoncent légèrement dans ta peau et tu réprimes un frisson. ta main auparavant sur sa cuisse vient agripper sa nuque doucement et ce sont tes lèvres à présent s’intéressent savamment à son cou offert. elle peut bien dire, prétendre ce qu'elle veut, le fait est là. sous tes yeux, elle te résiste autant que tu sais lui résister. très vite tu ne lui laisses pas le choix et la voilà à califourchon sur toi. ton dos appuyé contre la tête du lit alors que tu laisses tes mains descendre lentement dans son dos, le long de sa colonne vertébrale jusqu'à la courbure de ses fesses. « sinon quoi ? » un murmure contre ses lèvres qu'elle te refuse depuis que tu es entré dans cette pièce. « qu'est-ce que tu vas faire ? » tu taquines, encore et toujours. tu veux lui montrer qu'elle n'est pas la seule à détenir les clés du pouvoir, les clés de la réconciliation. tes iris bleus dans les siens, t'arques un sourcil. énième provocation. l'envie est belle est bien présente, t'as le cœur qui s'emballe et l'esprit n'est plus très clair. alors l'animal que tu es la fait pivoter avec assurance, et tu te retrouves entre ses cuisses en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ton bassin pressé contre le siens. le même sourire que lorsque vous étiez adolescents sur le visage. si elle compte te faire souffrir, comme souvent, ce soir c'est toi qui prend les devants. baisers trop doux sur sa mâchoire, sa clavicule. et la main baladeuse sur sa cuisse. le rouge t'es monté aux joues, et le désir que tu éprouves elle peut le sentir entre ses reins. « mais tu as raison, peut-être que je devrai passer la nuit à réfléchir. » lances-tu en redressant légèrement la tête pour capter son regard. un gamin, un véritable gamin.
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