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pensez à référencer vos personnages dans le repertori.
Cela vaut également pour les scénarios et préliens que vous créez, ne les oubliez pas!


merci de privilégier les personnages studiosi !


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 STRONZINO (AMBROSI)

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MessageSujet: STRONZINO (AMBROSI)   Dim 22 Avr - 12:09

les couleurs se confondent et s'entremêlent, un soleil qui fond sur sa peau d'or et ses larmes d'argent, la poursuite éternelle d'une ombre sur laquelle elle ne saurait poser de nom. les mêmes vices qui s'éprennent d'elle toutes les nuits, à peine les paupières fermées qu'elle se perd dans ses mondes fantasmagoriques. et puis elle entend des cris, des cris éloignés. ceux d'un enfant. leone est mort. elle vient de l'apprendre, elle le sent dans ses tripes, comme si un membre lui avait été arraché. elle hurle son nom, hurle, hurle, comme pour le ressusciter. son coeur tambourine dans sa poitrine et les gouttes de sueur perlent sur son front. les gestes frénétiques, saccadés, terrorisés.
et puis elle ouvre les yeux. le gamin est là. tout va bien (si on ignore ses pleurs à chaudes larmes et ses hurlements aigus), il est en vie, ce n'était qu'un rêve. un mauvais rêve de plus. "il mio cucciolo!" elle s'exclame avant de se redresser, de le serrer fort fort fort dans ses bras, contre elle. son petit corps d'enfant si fragile. corps et âme, elle le protégerait. "il se passe quoi, mon amour? qu'est-ce qu'il y a?" il n'ose pas. terrifié, le petit gars. et il renifle, continue de pleurer à gros sanglots, ses petites mains qui s'agrippent à sa mère. "dis à maman, n'aie pas peur, leone." et de toute la tendresse du monde, elle passe sa main dans ses cheveux en bataille, dépose des baisers sur ses tempes et vient caresser ses joues de bébé. "c'est... c'est le monsieur." parce qu'il ne dit pas son nom, il ne le prononce même pas. et puis "tonton", c'en est un autre. silvia sait immédiatement de quoi il s'agit. elle le borde dans son lit et se lève. elle peine à cacher la rage qui fait bouillonner son sang. "AMBROSI!" elle hurle (sentiment étrange et nostalgique, comme si sa mère avait crié ça à longueur de journée les quelques années où elle était restée). puis, marmonne "porca miseria", pas assez fort pour que le gamin entende. elle déboule dans le salon et fait face à un drôle de spectacle. ambrosi, debout, là, en train de se prendre la tête avec une nana. et soudain lui vient l'envie de l'assassiner.
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MessageSujet: Re: STRONZINO (AMBROSI)   Mar 24 Avr - 19:57

- On va chez toi ? Qu’il lui susurre dans le creux de l’oreille, une mèche de ses longs cheveux roux enroulé autour du doigt. Le prédateur a une idée derrière la tête et pas qu’une, à vrai dire. Il l’imagine sous tous les angles, docile et sauvage, comme il les aime. C’est plus avec son cerveau qu’il pense, Ambrosi. Et ça le démange de l’emmener ailleurs. – Je ne peux pas. Il y a mon mari. C’est mieux qu’on aille chez toi, elle ponctue sa phrase d’un rire charmé alors que les lèvres du jeune homme se perdent dans son cou. Il le sait, Ambrosi, qu’il ne doit pas ramener de filles à la maison. Et cette pensée lui traverse l’esprit un quart de seconde, seulement, il y a ses yeux qui se noient dans le décolleté très échancré de sa proie. Et le prédateur en lui oublie tout le reste. Envolé Silvia. Envolé le gamin. Il acquiesce d’un signe de tête puis se lève d’un bond, l’entrainant avec lui alors que sa main se confond dans la sienne. Elle n’est pas si belle que ça, mais elle a le mérite d’être là, de calmer son appétit de chair et ses angoisses constantes. Quelques heures volées à oublier l’étrangeté de cette vie qu’il regarde s’écouler de loin. Sans jamais y prendre vraiment part. C’est comme un sablier qu’il ne peut pas retourner. Alors il se contente d’observer les grains de sable qui disparaissent de l’autre côté. – Bon, je dois me lever tôt demain. Il baille pour marquer le coup. C’est l’indice clé pour comprendre qu’elle doit dégager. Mais le message semble pas bien passer. – T’as raison, il se fait tard. On devrait dormir. Il manque de s’étouffer avec la clope qui se consume au bord de ses lèvres souillées par le plaisir futile. Il crache ses poumons et sa frustration. On peut pas gagner à tous les coups. – Ecoute, c’est chez ma sœur ici et il y a son gosse, tu comprends. Ce serait mieux que t’ailles rejoindre ton mari. Elle se lève du canapé, le visage déformé par une colère qu’il ne comprend pas. Il soupire et attrape un coussin pour se le coller contre le visage pour masquer tout le mépris que lui inspire cette situation. Il écrase finalement le mégot ravagé dans un verre devenu cendrier, puis il se lève à son tour, les oreilles bercées d’insultes italiennes toutes plus charmantes les unes que les autres. – Bon écoute, c’était sympa, mais il faut que tu te tires maintenant. Tu comprends ? C’est pas toi, c’est moi, bla bla bla, il lève les yeux au ciel, agacé par le tempérament de l’étrangère qui monte dans les tours. Et très vite, c’est Silvia qui les rejoins dans le salon. L’inconnue attrape le coussin des mains d’Ambrosi et l’utilise pour masquer ce corps qu’elle estime profané. – Chi è quella ? La tua puttana ? Qu’elle crache, le regard perdu entre les deux. – C’est ma sœur, putain. M’emmerde pas !
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MessageSujet: Re: STRONZINO (AMBROSI)   Jeu 26 Avr - 12:11

silvia manque de s'étouffer sur sa propre salive quand l'inconnue au visage déformé par la rage s'exclame "chi è quella? la tua puttana?" mais ambrosi répond avant qu'elle n'en ai la chance, et les pensées se bousculent dans sa tête, entremêlées, encore brouillées par le sommeil dont elle émerge à peine. qui tuer en premier? son frère ou sa traînée? "et toi, t'es qui hein? t'es qui?" elle lui crache les mots au visage après s'être rapprochée pour la dévisager mieux. à en croire les traits fatigués de la femme, courbes sans grâces de sa peau qui tombe déjà, ambrosi a fait le tour des jolies filles de malcesine. mais dans sa voix reste une certaine conscience, celle de mère, et les mots ne doivent absolument pas parvenir aux oreilles du petit. (combien de fois il est allé répété les calomnies que son oncle avait susurré au milieu de la nuit contre la peau d'une belle étrangère aux gens qui le gardaient? combien de fois silvia avait été interpellée ensuite, questionnée sur l'éducation qu'elle lui donnait?) la femme laisse entendre d'autres plaintes mais le sens réel de ses mots se perd dans l'hésitation de sa voix, causée par l'alcool sûrement. et puis elle suinte l'odeur de l'eau de vie, son haleine. et elle jette un regard enragé vers son frère, la question qu'elle ne posera pas mais qu'elle répète quand même dans sa tête. (tu lui as donné combien à boire, pour qu'elle accepte de coucher avec toi? t'as dépensé combien de fric pour ce coup d'un soir?) pourtant, c'est avec son frère qu'elle s'allie, prête à tout pour le défendre, comme d'habitude, comme toujours. "t'as pas honte de toi?" elle demande à la femme, la bague visible au doigt. (si silvia était mariée, si elle aimait, jamais elle ne trahirait. elle en est sûre, elle le sait. pour les beaux yeux de personne elle ne causerait autant de souffrance.) "et puis il t'a dit de dégager, t'as pas compris? casse-toi d'ici, de suite!" le regard insistant sur la femme dénudée. silvia lui fait comprendre qu'elle devra subir son jugement jusqu'à la dernière seconde passée dans sa maison, alors elle est bien décidée à l'humilier, à la regarder s'habiller pour lui cracher quelques injures de plus. et alors que la femme se plie enfin aux ordres, leone débarque dans la pièce, inquiet. "mamma, j'ai peur. j'ai peur. c'est qui, la dame?" et il pose sa main contre la jambe de sa mère, comme si leur simple contact pouvait le protéger du monde entier. elle le place son petit corps devant elle et lui masque les yeux de ses mains, avant de se pencher à son oreille. "il est temps de dormir, petit gars. tu peux y retourner seul? maman arrive, promis, promis, promis." mais il pleure, hurle, décidé à ne pas quitter sa mère. persuadé qu'elle est en danger, face à l'homme qu'il n'ose même pas regarder.
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