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pensez à référencer vos personnages dans le repertori.
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 en vie. (fio)

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Orazio Albrizzio

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MessageSujet: en vie. (fio)   Mar 24 Avr - 12:58

C'est l'esprit embrumé par une soirée bien arrosée que j'me lève pour aller m'chercher un peu d'eau. J'vois que la p'tite nymphe passagère s'est déjà cassée, tant mieux. J'comprends vite pourquoi - 14h un lundi.
J'arrive dans le salon avec mon verre et mon regard se pose sur la porte d'Fio.
P'tite conne.
Toi aussi tu t'es bien amusée hier soir,
J't'ai entendue ; t'as certainement dû m'entendre toi aussi.
Il est encore là ton ptit puceau ? J'espère pas. Y'a pas intêret, sinon j'vais le jeter par la fenêtre, en fait.
Mais j'devrais pas penser comme ça. J'repense à mon carnet, à cette liste, à ce devoir d'en avoir rien à foutre d'elle. Bordel Fio tu peux pas te casser la première ? Histoire que j'apprenne à t'en vouloir et que j'puisse avoir une bonne raison de partir.

- Hé Fio ! J'gueule dans tout l'appart', quitte à réveiller les autres. Quitte à l'interrompre dans des baisers matinaux. Fio il est 14h bouge ton cul tu vas pas rester à pioncer toute la journée. Comme-si j'en avais quelque chose à foutre les autres jours. J'fini par me redresser, poser mon verre sur le bar et pousser sa porte sans avoir peur d'la trouver dans les bras d'un inconnu.

En vrai si, ça m'fous les jetons.
Mais j'en peux plus d'laisser travailler l'imagination.
D'habitude, c'est la mer, l'océan et les vagues qui s'agitent dans ma caboche. D'habitude, tout est calme. Mais dès qu'elle est là, la sauvage, plus rien ne va. J'sens tout s'agiter et ça m'rend fou ; j'connais pas ça moi.
La colère, l'émotivité ; le sang qui remonte jusque dans le crâne.
Pourtant c'est bien ça qui rend ma poigne déterminée en ouvrant la porte.

C'est bien ça qui m'pousse à mettre de côté ma fierté l'temps de montrer que j'en ai quelque chose à foutre qu'elle puisse écarter ses cuisses pour des connards.
Pourtant, c'est bien ce que je fais moi aussi,
Pourtant, c'est pas elle ce matin qui est sortie de mon lit.
Mais la raison n'arrive pas à ralentir ce coeur enragé. Les mots, eux, sortent tout seuls ; totalement désarticulés, et bien éloignés de cette placidité que j'me trimballe normalement.

- Fio quand on t'appelle faudrait répondre. J'allais m'faire à bouffer et j'voulais savoir si t'en veux aussi. Sale putain de prétexte pour cacher ce qui m'a poussé à rentrer dans cette pièce.
J'veux pas qu'elle pense que ça me touche,
J'veux pas qu'elle pense que j'en ai quelque chose à faire,
De elle,
de nous.

Parce que sinon, moi aussi j'vais y penser.
Et je n'dois surtout pas.
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Fio Ghiozzi

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MessageSujet: Re: en vie. (fio)   Ven 27 Avr - 10:33

il était tard, même un peu trop tôt,
et il me fallait quelqu'un avec qui passer la nuit.
je dis que je ne veux pas m'attacher, que je tiens à ma liberté,
la vérité c'est que j'ai trop peur d'être seule. me retrouver avec moi-même. c'est pas bon. je ne pourrais pas. et c'est pour ça aussi qu'elle est née, cette colocation. bande de bras cassés qui savent à peine se supporter mais se retrouvent perdus quand il manque quelqu'un. parce qu'il a souvent manqué quelqu'un. ceux qui sont venus le temps d'un été, puis ceux qui ont préféré quitter malcesine. ce que je sais c'est qu'il était tard, et qu'il était là. et pas orazio. mais c'est pas grave. parce que je m'en fiche d'orazio, parce qu'il sait prendre son pied ailleurs, parce que je n'existe pas aux yeux d'orazio et moi, moi je m'en fiche. je m'en fiche de son horizon, de son ailleurs. il n'a qu'à partir de malcesine, comme tout le monde le fait. nous abandonner, m'abandonner. je m'en fiche moi j'aime malcesine, ma malcesine, et je n'aime qu'elle. j'aime le soleil de malcesine, les fleurs de malcesine, les couleurs de malcesine, les hommes de malcesine, et orazio de malcesine. parce qu'il fait partie du décors. comme alessio, zeno, comme la coloc. comme les ghiozzi. mais c'est pas grave. orazio prendra le large, et ce sera sans moi. comme cette nuit. parce que moi, j'ai d'autres bras dans lesquels me réfugier. Hé Fio ! léger grognement. il ouvre à peine les yeux, et j'ai pas envie de bouger. j'ai le palpitant qui se réveille, la rage qui s'installe dès le petit matin. Fio il est 14h bouge ton cul tu vas pas rester à pioncer toute la journée. deuxième grognement. la mâchoire qui se serre, et un putain ferme ta gueule albrizzio qui s'échappe de mes lèvres. il n'en a jamais eu rien à foutre que je pionce jusque quatorze heure ce con. juste un prétexte pour ouvrir la porte, pour me voir m'énerver, pour foutre un peu d'action dans sa journée. mais putain dégage tu vois pas que j'suis occupée ducon ? la joie de la coloc. je repousse le bras que l'autre à laissé sur moi, il se réveille enfin, et je suis plus trop d'humeur à rester au lit. je me lèverai bien pour lui claquer la porte à la gueule mais je n'ai que le drap en guise d'habit et aucune envie de lui faire le plaisir de lui dévoiler mon corps de rêve qu'il a sûrement dû croiser un jour dans l'appart, parce que la pudeur moi je connais pas. Fio quand on t'appelle faudrait répondre. J'allais m'faire à bouffer et j'voulais savoir si t'en veux aussi. si l'on pouvait lancer des couteaux avec le regard il serait déjà planté dans le mur, le corps sans vie. sale con. il en a rien à branler de si je veux manger. j'ai les points qui se referme sur le draps, la mâchoire qui se crispe de plus en plus. j'pourrais tout défoncer. écoute orazio albrizzio, tu vas sortir de cette chambre, te faire à bouffer, et te faire foutre comme hier par la même occasion. c'est quoi ton fuckin' problème ? et comme pour accompagner mes paroles je saisis une de mes chaussures au pied du lit que je lui balance dessus. en plein le mille. ça m'arrache un sourire satisfait. je regarde l'autre qui se rhabille en deux temps, bredouille. le pauvre. décidément je le ferais toujours tous fuir. désolée, si tu veux te défouler pour ce putain de réveil tu peux le frapper en partant. sourire faussement entendu, il frôle les murs avant de prendre la sortie rapidement. sans couilles. même pas drôle.
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MessageSujet: Re: en vie. (fio)   Ven 27 Avr - 16:07

J'la vois à deux doigts de m'tuer.
Et j'adore ça. J'adore son regard noirci par la simple idée de devoir m'parler. J'adore ses muscles contractés par ma présence et ses mots aiguisés par des pensées acerbes.
Uniquement parce que ce sont dans ces moments que j'existe au sein d'son univers.
Fio elle a son petit monde. Cette chose stable qu'elle a réussi à bâtir quand plus rien n'allait ; quand elle était à deux doigts de céder. J'me souviens encore des années où Zeno m'l'avait présentée - elle avait des cernes qui lui bouffaient le regard. Comme dépourvue de vie.
Maintenant, Fio c'est une boule de colère et de rancoeur inébranlable. C'est ptet ça qui fait que j'ai du mal à l'oublier ; elle est tout ce que je ne suis pas.
Ce dont j'ai besoin ?
Non.
Non.
Non.

écoute orazio albrizzio, tu vas sortir de cette chambre, te faire à bouffer, et te faire foutre comme hier par la même occasion. c'est quoi ton fuckin' problème ? Une chaussure m'frôlant l'oeil gauche mais m'arrachant malgré tout un bon coup à la mâchoire. J'sens un peu de colère m'ronger les bras mais jamais j'irai jusqu'à lui faire du mal ; du moins, pas physiquement. J'sens malgré tout mon regard habituellement calme muer en quelque chose de presque fulminant - ça ne me ressemble pas.

- Tu m'prends pour Bush pour m'balancer une chaussure à la gueule ? C'pour ça que tu parles anglais ? T'es ridicule ma pauvre. Puis, faudrait revoir tes cours d'éducation sexuelle, c'est toi qui t'es bien faite foutre hier. Comme l'autre pute qui était dans mon lit ce matin.

J'vois l'autre petit salopard se rhabiller promptement. Fio lui lance désolée, si tu veux te défouler pour ce putain de réveil tu peux le frapper en partant. et j'éclate de rire face à une telle proposition et une réaction toute aussi ridicule.

- Ah ouais j'comprends, tu les préfères sans couilles. Fallait m'prévenir, à ce rythme autant te tourner vers les filles. J'aurais pu te partager celle que j'ai ramené hier soir tu sais. Quoique elle avait certainement plus de couilles que celui-là.

Puis j'sors de sa chambre, non pas pour la laisser tranquille mais pour retenir cet enculé qui se casse sans un mot. Mon bras saisit le sien, j'dois lui faire un peu mal parce qu'il se tord légèrement et arrête sa course.

-Bon et toi mon p'tit, va falloir revoir ta mère et lui dire qu'elle a manqué ton éducation. Déjà, de un, t'es pas foutu de défendre la meuf que t'as bien aimé baiser la veille ; et ça, c'est d'la connerie. Mais en plus tu pars sans même lui dire un merci ? Il s'est passé quoi hier soir ? T'as fait tomber tes couilles dans la bouche de Fio et tu les as perdues définitivement ou quoi ?

Ridicule. J'me dis. A quoi bon, j'me questionne. Pourquoi faire tout ça quand j'me persuade de partir dans une semaine, dans un mois, dans six mois ? Pourquoi sentir mon sang chauffer quand j'sens un autre parfum que le sien dans sa chambre, pourquoi continuer de la repousser quand j'sais que c'est une évidence ?
Fio, est mon évidence.
Mais je n'peux pas. Je me suis juré fidélité à mer et océan.
Impossible de les tromper ; ce serait me tromper - abandonner.
Aimer l'humain avant les rêves.
Je n'peux l'accepter.
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Fio Ghiozzi

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MessageSujet: Re: en vie. (fio)   Mer 2 Mai - 23:43

il me faut un temps pour me dire que c'est orazio que j'ai en face de moi, et pas alessio ni zeno. parce que les orages, ça les connaît bien, mais orazio il est plutôt pluie fine ou beau temps. jamais j'avais entendu le tonnerre dans sa voix, jamais je l'ai vu s'énerver comme ça. et j'espère que le frère traîne pas dans le coin parce qu'il ferait plus trop le malin, l'espèce de marin. et je me demande si c'est pas nous qui l'avons rendu comme ça, si nos nuages noirs chargés d'électricité ne se sont pas trop propagés autour de nous jusqu'à atteindre les autres. ce serait dommage, mais pas trop grave pour orazio. demain ou dans un mois il sera dans le ventre de la mer, paisible. loin de malcesine. mais aujourd'hui les vagues sont agitées, et orazio tangue. pour la première fois. Tu m'prends pour Bush pour m'balancer une chaussure à la gueule ? C'pour ça que tu parles anglais ? T'es ridicule ma pauvre. Puis, faudrait revoir tes cours d'éducation sexuelle, c'est toi qui t'es bien faite foutre hier. Comme l'autre pute qui était dans mon lit ce matin. sa première remarque m'arrache un rire sincère, vraiment. bush. bien trouvé, touché. tu marques un point, l'albrizzio, que tu perds la seconde qui suit. oh non, j'ai pas besoin de cours d'éducation sexuelle, je m'en sors plutôt bien comme t'as pu l'entendre. non en fait, c'était un moyen détourné pour te dire qu'on voit bien qui porte la culotte. et, contrairement au journaliste, moi je ne me suis pas ratée. je sais plus si ça me plaît de lui lancer des pics, de me sentir exister à ses yeux pour une fois. j'aime pas ça, pas comme ça. je préfère de loin les concours de rots et les soirées qui finissent en caps, puis la tête au fond des chiottes que ça. lui, moi, en train de nous balancer des saloperies à la gueule. entendre son rire, son rire gras, le visage déformé par l'ironie. et dieu sait combien le cynisme me fait craquer, mais là ça me donne la gerbe. orazio, c'est celui qui veut m'emmener sur son bateau, l'homme léger sans nuages au-dessus de la tête. mais notre ciel est chargé d'électricité, et j'étouffe. Ah ouais j'comprends, tu les préfères sans couilles. Fallait m'prévenir, à ce rythme autant te tourner vers les filles. J'aurais pu te partager celle que j'ai ramené hier soir tu sais. Quoique elle avait certainement plus de couilles que celui-là. mais tu mets une nouvelle pièce et je suis dans ma lancée. cercle vicieux. je suis à deux doigts de me lever pour lui en foutre une, et j'profite qu'il sorte de la chambre pour enfiler une culotte et un t-shirt trop grand, sûrement à alessio. ou zeno. ou orazio. c'est devenu une habitude de piquer les affaires de tout le monde ici, à croire que la coloc rend klepto. et violent. je regarde orazio attraper ce pauvre mec dont j'ai oublié le prénom par le bras, et son visage se tord, ton corps un peu aussi. fait chier. c'était comment, lorenzo ? cesare ? giovanni ? Bon et toi mon p'tit, va falloir revoir ta mère et lui dire qu'elle a manqué ton éducation. Déjà, de un, t'es pas foutu de défendre la meuf que t'as bien aimé baiser la veille ; et ça, c'est d'la connerie. Mais en plus tu pars sans même lui dire un merci ? Il s'est passé quoi hier soir ? T'as fait tomber tes couilles dans la bouche de Fio et tu les as perdues définitivement ou quoi ? j'ai envie de rire pendant une seconde. rien qu'une seconde. mais en fait, c'est pathétique. s'il faut s'énerver, autant le faire bien. autant faire mal. alors je pose ma main sur celle d'orazio, dans le plus grande des douceurs, et je plante mon regard dans le sien, dans la plus grande des violences. arrête ça. tout de suite. si t'as un truc à reprocher c'est pas à lui, alors on va parler tous les deux comme deux personnes responsables ce que à l'évidence tu n'es pas, mais vas-y. t'as l'occasion d'me prouver le contraire. sinon ça m'montrera bien qu't'es juste pathétique. ma froideur m'arrache la gueule, me déchiquette le cœur. je regarde ses yeux, on voit l'océan qui déferle dans ses pupilles, là où je n'y voyais que la calme d'un bord de plage ensoleillé. le marin d'eau douce n'est plus, et peut-être que ça le rend plus crédible, plus vrai. et peut-être que ça veut vraiment dire qu'il n'en a pas rien à foutre. mais au final, j'veux pas savoir. parce que je finirai par tout foirer.  
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Orazio Albrizzio

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MessageSujet: Re: en vie. (fio)   Sam 5 Mai - 1:00

T'sais Fio.
J'me reconnais plus.
Le problème, c'est que j'sais même pas quand je n'me reconnais plus. J'arrive pas à savoir si c'est quand t'es là - ou justement, quand tu disparais.
A chaque fois que j'te vois j'repense à cette putain de liste. Cette foutue liste. Où j'ai dû bien appuyer sur l'papier pour m'persuader que, ça y est, j'vais la respecter. J'vais pas m'attacher. J'vais pas trop penser, ni beaucoup écouter ce que me dis ce foutu palpitant détraqué.
J'peux pas abandonner, Fio ; mais ça, t'es pas capable de comprendre. T'es plus du genre à t'enflammer sans réfléchir - un peu comme moi, là, en ce moment.
T'sais Fio,
J'me reconnais plus.
Et j'pense que c'est juste parce que j'flippe, Fio.

J'ai beaucoup trop peur des regrets.

Puis tu m'aides pas Fio. Au contraire ; ta main sur la mienne est comme une ancre qui vient toucher le fond de mon âme. Moi, je rêve de partir et tu le sais. J'rêve de naviguer, de voyager ; sans me retourner. Et voilà que j'suis incapable de prendre le large avec ce poids lancé dans les abysses.
Alors j'fais tout pour pas croiser ton regard au risque de me noyer ; au risque de laisser s'infiltrer en moi l'eau salée des larmes de ton âme.
Parce que j'le vois bien, Fio,
Personne dans cette pièce n'est heureux.

arrête ça. tout de suite. si t'as un truc à reprocher c'est pas à lui, alors on va parler tous les deux comme deux personnes responsables ce que à l'évidence tu n'es pas, mais vas-y. t'as l'occasion d'me prouver le contraire. sinon ça m'montrera bien qu't'es juste pathétique. Un soupir m'tord les lèvres quand j'lance Ferme-là, t'es clairement mal placée pour m'parler de responsabilités. J'en profite pour foutre l'autre enculé à la porte sans lui adresser un regard ; justement parce qu'elle est au centre de tout. De mon attention, de mes gestes, de mes réactions,

j'ai pas envie de dire de mon monde.
Mon monde, c'est l'horizon ;
Fio ne doit rester qu'un mirage.

Et pourtant,
Pourtant, j'la tire un peu contre moi. Assez violemment pour que son visage se rapproche et que son souffle glisse sur mon menton. J'suis à deux doigts de céder - mais j'ai encore l'image d'un inconnu lui baisant les lèvres et ça m'rend fou.
Putain - j'devrais m'en branler.
Alors ? C'est cette vue qu'on a quand on te baise ? Ben putain... Qu'est-ce que t'es belle, qu'est-ce que j'aimerai te voir d'aussi près tout les jours. Tu serais mon soleil sur la toile azurée de l'horizon, tu serais les vagues sur le sol écorché de mon âme, tu serais le zéphyr de mes nuits passées à m'questionner.
Mais rien ne sort, rien de plus rien de moins - d'ailleurs j'me doute que tu dois tout comprendre de travers. Te dire que j'suis en train d'sous-entendre que t'es dégueulasse et que j'me fous de ta gueule.
Pourtant, c'est bien ta gueule que j'aimerais embrasser.
Bref, ouais, j'veux parler ouais. J'te repousse pour pas céder, pour pas gâcher toutes ces semaines (mois, années ?), à essayer d'te résister. De n'pas m'avouer c'que je ne supporterais pas d'assumer. On va devoir définir un truc. J'sais pas. Genre si je ramène une fille tu vas baiser chez le mec, et inversement. On peut se donner des jours précis j'en sais rien. Mais ça m'fais vraiment chier d'être pas loin quand j'sais que t'es en train de baiser, tu vois.

Tu vois ?
Nan tu ne dois rien voir ?
Ni l'amertume dans mon regard,
Ni le fait que tu sois la seule de cette colocation à qui j'demande ça,
Et encore moins l'fait que parfois j'dois bien loucher sur les lèvres.
Nan, toi, Fio, tout ce que tu verras, ce sera les conditions, les règles et la sale fierté que j'me traine.

Parfois j'me dis qu'on se ressemble beaucoup trop,
D'autres, j'réalise juste qu'on est incapables de se comprendre.
C'est là que j'réalise que ce manège nous mènera nulle part,
et qu'c'est bien pour ça que j'dois pas céder à tes yeux.
N'aimer rien d'autre que les jours lointains.
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MessageSujet: Re: en vie. (fio)   Mer 9 Mai - 23:55

c'est dingue. c'est fou comment tu peux croire, comment tu peux t'imaginer que le choses vont bien. un jour tout roule sur les roulettes, puis l'autre y'a un putain de cailloux en travers de ton chemin et tu te pètes le gueule. c'est fou comment tu peux te rendre aveugle. genre vraiment, un jour tu te dis que t'es bien sans attaches, que ton passé est derrière, l'avenir devant, le présent maintenant, que la vie elle t'attend pas et tout, puis un orazio débarque dans ta foutue vie tranquille, posée, et il la piétine. putain. ça me fout la rage. ça me fout la rage parce que je flippe et surtout, je flippe qu'il voit tout ça. qu'ils voient tout ça. je flippe qu'on voit que je flippe, et putain c'est pas moi ça. pourtant c'est toujours cette pensée merdique qui me traverse l'esprit quand je suis dans une pièce seule avec orazio. sans zeno, alessio et les meufs pour me faire penser à autre chose, pour me sortir ça de la tête. parce que bon, ça ne dure jamais vraiment longtemps, tout ça. ce soir je vois tano et zeno, et c'est déjà oublié. le monde papillonne tout autour, les lumières ne s'arrêteront pas de briller à malcesine même si orazio s'en va dans sa barque qui ne fait même pas l'aller retour entre le lac et l'isla dell'oliva. j'ai envie de te cracher dessus quand tu fais semblant de ne pas voir mon regard qui te brûle, qui devrait te brûler, t'assassiner sur place. merde. Ferme-là, t'es clairement mal placée pour m'parler de responsabilités. rire jaune. l'hôpital qui se fout de la charité. non j'suis très loin d'fermer ma putain pas le temps de finir ma phrase qu'il me tire contre lui. putain. fait chier, merde merde merde. de gueule. même au bord du précipice, à deux millimètres du vide, j'aurais le dernier mot. le précipice, c'est ta bouche pourtant, que j'peux pas m'empêcher de regarder. je sens nos souffles qui se mélange, l'envie de me laisser tomber dans le vide qui sépare tes deux lèvres. m'abandonner, rien qu'une fois, briser la barrière, effacer les tensions absurdes. Alors ? C'est cette vue qu'on a quand on te baise ? Ben putain... mais heureusement que t'as toujours le mot qu'il faut, quand il faut. je sais même pas si ça me brise les couilles ou si ça me passe au-dessus, quoique la deuxième option serait plus plausible. en fait, ça me fait surtout sourire parce que tu te trahis. tu pues l'ironie, tu pues les non-dits. mais moi j'ai pas peur de franchir la ligne. j'ai pas peur de pousser tes limites, les chercher. pas peur de nous risquer, plus de te perdre. Bref, ouais, j'veux parler ouais. sourire qui s'étire, satisfait. touché, coulé. bah alors tu vas pas au bout de tes idées ?  tu me repousses, tu cherches qu'à nous rapprocher. tu sais même pas dans quoi tu t'es embarqué. On va devoir définir un truc. J'sais pas. Genre si je ramène une fille tu vas baiser chez le mec, et inversement. On peut se donner des jours précis j'en sais rien. Mais ça m'fais vraiment chier d'être pas loin quand j'sais que t'es en train de baiser, tu vois. hochements de tête faussement intéressé. c'que tu peux être con, naïf, pathétique quand tu t'embourbes dans ta connerie. juste pour une putain de nuit, merde. pourtant t'es quand même pas coincé, sinon elle n'aurait pas crié comme elle l'a fait. mh non, j'vois pas parce que c'est mort. deux petits pas en moins qui nous séparent, et je te regarde, et je te souris. un petit pas en moins qui nous séparent, je sens ton souffle, le corps qui s'agite, l'animosité qui nous pousse, nous tire, nous tiraille. quelques centimètres maintenant qui ne sont plus, alors que mes lèvres rencontrent les tiennes, yeux clos. et la mécanique débloque, s'échauffe, effusion de sang dans mon visage, le cœur qui bat au bord des lèvres, température qui monte jusqu'aux joues. alors je retire ma main de ta nuque, et doucement de la pointe des pieds je reviens au sol, ancrée dans une réalité que je refuse d'admettre. troublée.
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MessageSujet: Re: en vie. (fio)   Ven 11 Mai - 7:29

Avec Fio j'sais plus rien,
J'arrive plus à rien,
J'comprends plus rien.
Pourtant Fio c'est un tout,
(mon tout ?)
C'est cette force inébranlable dans l'ouragan d'ma vie. Y'a beau avoir des vagues, y'a beau avoir des orages sur les joues de ceux qui m'entourent. Elle, elle reste là. Presque stoïque. Et pourtant, c'est dans cette immobilité qu'elle dérange tout, qu'elle fout tout en l'air, qu'elle m'rend complètement névrosé.
Fio, parfois, j'me dis qu'elle est pire que la mer, l'océan. J'me le dis mais j'veux pas l'admettre parce que ce serait supposer rester, ce serait accepter l'idée de n'pas la quitter.
Elle est pire parce que j'la vois tout le temps. Dans les yeux de celles que j'embrasse ; au creux des reins que je baise et dans mes rêves autrefois solitaires. Parfois j'essaie d'me dire qu'elle pourrait venir ; histoire qu'on soit deux à être bercés par des vagues. J'me l'imagine et j'trouve ça pas si nul comme idée. Sauf que j'sais qu'elle ne voudra jamais. Aucun de nous deux n'ira céder - et puis, j'pense pas qu'elle soit assez attachée pour juste l'envisager. Fio, elle a beau ne pas bouger, elle est inconstante ; elle s'intéresse à un tas d'âmes égarées simplement parce que c'est comme ça qu'elle arrive à se retrouver. J'le vois bien, quand elle dévore des yeux le cynisme et les balafres.
Fio ne sera jamais mienne et ça j'le sais depuis toujours.
C'est pour ça que j'essaie de la rayer,
c'est pour ça que j'passe mon temps à la repousser,
à la blesser.

Et pourtant.

Et pourtant, lorsqu'elle franchit ces premiers pas, j'sens mon palpitant céder. J'ai l'esprit embrouillé, la vue mal foutue et les mots saccadés.
J'réalise à quel point on est saccagés.

- Qu'est-ce que tu fous Fio là ..? Tu-

Un autre pas et son souffle contre ma peau ; ses lèvres presque effleurées. J'ai la gorge nouée et les mains en train d'trembler, mais pour le cacher j'préfère les poser derrière sa nuque quand le baiser est échangé. Le contact est là, chaud, puissant ; j'essaie de le prolonger et ça le rend un peu plus fort, presque fougueux. C'est comme une rage exprimée du bout des lèvres, des regrets amers qui coulent sous ma langue pour finir s'éclater contre ses dents. Mes doigts habités par une sorte de torpeur dégueulasse remontent vers ses cheveux presque tirés tant le contact est violent,
ou bien passionné ?
C'est juste le truc que j'attendais depuis une éternité ;
un putain de je tiens à toi étouffé.

Le contact s'arrête lorsque chacun fini par réaliser, et pourtant j'sens que j'en ai pas assez. Est-ce qu'un jour, d'ailleurs, je risquerai de m'en lasser ? Maintenant que tout a été formulé ?
J'ose même pas y réfléchir parce que ce serait alors penser à après - ce serait ne pas continuer dans l'instant.

- Fio, bordel. Tu sais pas c'que t'as fait là.

Un d'mes bras envoie valser des affaires mal rangées sur la table du salon ; ma mâchoire retourne se coller contre elle. Parce que c'est tout ce dont j'ai réellement besoin,
d'elle.
La sentir contre moi un instant,
ne pas avoir peur que l'un de nous ne s'évapore.
Mon corps collé contre le sien la pousse sur le rebord de la table, et j'sais que là, en cet instant, c'est pas la baiser c'que je ferai.
Bien au contraire.
De nouveau nos deux lèvres liées ; le silence comme pour parler.

Animosité balayée.
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MessageSujet: Re: en vie. (fio)   Jeu 24 Mai - 22:36

le truc tu vois, c'est que j'ai pas envie.
pas envie de former un couple. un toi et moi, un putain de nous dégoulinant d'amour, épais coulis dégueulasse et poisseux. j'en ai pas envie. parce que toi et moi c'est plus que ça, plus que deux mains l'une dans l'autre en public, plus que l'exclusivité, la jalousie, la possession, les balades en amoureux, les baisers échangés à toute heure, tout moment. on vaut tellement mieux que ça. on leur passe la bague aux doigts et les amants étouffent, s'étouffent. meilleur moyen pour éteindre la flamme. alors orazio, jamais aucun regard doux venant de moi ne se posera sur toi, tout est colère, pulsion. parce qu'au moins, comme ça, on est vrais. on n'est pas de putains de copies conformes, des clones, des machine programmées pour se reproduire avoir quelques enfants leur donner tout l'amour qu'on a puis crever dans notre coin en ayant tout offert sur un putain de plateau doré, notre amour et notre être à nos enfants et cette putain de société. l'amour c'est pas un truc lisse comme ça. l'amour ça fait mal, ça prend aux tripes; et moi j'aime. mais j'aime la vie, j'aime l'humain, j'aime mon prochain. j'aime aimer, j'aime qu'on m'aime, mais je n'aimerais jamais exclusivement. j'ai pas les clefs pour faire ça sûrement. je ne sais pas faire de promesses, parce que le monde change. tout change. ce serait ridicule, tellement absurde... Qu'est-ce que tu fous Fio là ..? Tu- alors je ne t'écoutes plus orazio et je me lance dans ce précipice sans fond sans avoir peur de m'écraser, de finir en bouillie sur le sol. qu'importe. pourquoi exister si l'on n'essaie pas de vivre ? j'ai besoin de sentir le cœur qui palpite, les sens qui s'éveillent et se réveillent, le goût de tes lèvres sur les miennes.  et quand tu m'embrasses c'est nous deux, là et maintenant, et rien d'autre. comme si en posant mes lèvres sur ta bouche j'avais mis en route la machine, un orazio que je n'avais jamais vu avant. c'est pur et vrai et sincère et fort, et mes doigts s'agrippent à ton t-shirt, mes ongles te griffent peut-être un peu... mais les contact se meurt pendant quelques secondes. le temps de prendre le temps. de réaliser peut-être. Fio, bordel. Tu sais pas c'que t'as fait là. non, je ne sais pas. et je ne veux pas savoir. et je veux plus savoir. nos corps collés contre la table, l'envie qui ronge jusqu'à en écoeurer. ce sont mes mains qui te repoussent violemment, mon regard qui ne sait où se poser mais qui vient s'ancrer dans le tien, comme pour dire désolée. non oraz, pas maintenant. pas comme ça. et pas ici... c'est le corps qui se bloque, les restes d'un passé qui prend encore trop de place dans le présent. les souvenirs qui pourrissent l'instant, et tes sourcils qui se froncent. fais pas un truc qu'on regretterait. comme s'il était le seul à le faire, comme si je pouvais seulement le regretter... je sais pas, j'sais plus rien. alors j'me lève et je pique une clope sur la table basse pour me l'allumer histoire de me remettre les idées à l'endroit, trouver mon oxygène ailleurs. et ne pas l'affronter.
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Orazio Albrizzio

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MessageSujet: Re: en vie. (fio)   Mar 29 Mai - 0:07

Fio revient aux vieilles habitudes, Fio retourne dans la crasse qu'on s'était imposés,
A deux dans un bourbier alors que quelques secondes avant, on pouvait caresser les étoiles.
non oraz, pas maintenant. pas comme ça. et pas ici... Qu'elle dit avec sa voix toute cassée, toute tiraillée, toute abîmée par un tas de pensées que j'aurais bien aimé panser. J'sens mon visage se déchirer en un énième rictus, mais aucune rancoeur pour me bouffer la langue - comme-si je m'y attendais. Comme-si rien de tout ça n'était vrai ; si ce n'est les affrontements et l'amertume éclatée sur le parquet.
fais pas un truc qu'on regretterait. J'suis à deux doigts de lui gueuler que j'suis pas le seul dans cette histoire ; que j'suis pas le seul à agir ici.
Et que justement,
qu'est-ce que ça me coûte d'avoir bougé. J'aurais mieux fait de rester dans mon mutisme ; de me fondre dans l'indifférence que je m'étais imposé.
Je revois de nouveau cette liste, ces mots coulés sur le papier - j'me dis que j'avais eu raison ce jour là.

Fio et moi, ça ne marchera jamais.


Alors je viens saisir son briquet pour sortir une cigarette à mon tour et l'allumer. Tout mon être tremble ; j'sens mon épiderme brûler à l'idée de ne plus pouvoir l'effleurer. Mais je préfère feindre l'indifférence. Comme-si elle venait de me refuser qu'un peu de cul. Et pour bien enfoncer le couteau dans la plaie, je hausse les sourcils avant de lancer

- Tant pis. Tu sais pas c'que tu rates.


Je tire un coup sur la clope sans la regarder dans les yeux parce que je me sens flancher. Un second pour ne pas devoir tourner la tête vers elle. Mais la troisième fois, mes iris rencontrent les siens et je n'arrive pas à me contenir. J'ai l'impression que y'a un putain d'ouragan dans ma tête; que la mer m'a bouffé la raison et que un océan d'absurdités noie mon coeur. J'ai besoin de laisser le flot des mots couler - j'ai besoin de cette logorrhée parce que j'suis resté trop longtemps dans le silence.
J'ai besoin de lui dire tout ça pour peut-être ne pas avoir à lui dire au revoir.

- En fait non pas tant pis. Tu joues à quoi là Fio ? Tu vas pas essayer de me faire croire que c'était une connerie ce qu'il vient de se passer. Tu vas pas me faire penser que y'avait qu'un peu de moi là-dedans. Moi j'comptais rien regretter, connasse. Pas maintenant, pas ici ? Mais quand alors ? Jamais ? Quand j'serai plus là ? Où ça ? Vas-y, dis moi où. J'saisis son poignet mais un peu trop violemment, ce qui me fait retirer ma main promptement. Dis moi où et on ira maintenant. Parce que j'en ai raz le bol Fio, j'en ai ma claque de te voir baiser d'autres mecs et de m'prendre la tête avec toi alors que tout ce que je voudrais c'est essayer bordel. Essayer quoi, j'sais pas. Pas un truc de gros cons niais, mais essayer. Juste, essayer. Alors si tu pouvais, comme tu le dis si bien, être un peu responsable cinq minutes et mettre au clair ce qu'il vient de se passer, ce serait cool. Ah et puis, si j'me suis fait des idées, surtout dis le moi bien clairement et ne me rate pas. Comme ça, j'aurais une bonne raison pour me casser d'ici à tout jamais. Une pause lorsque j'avoue, la lèvre inférieur pincée par un peu de fierté. Parce que clairement, en ce moment, si je reste, c'est principalement pour toi.
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