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pensez à référencer vos personnages dans le repertori.
Cela vaut également pour les scénarios et préliens que vous créez, ne les oubliez pas!


merci de privilégier les personnages studiosi !


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 WHERE DO I GO (SIMONE)

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MessageSujet: WHERE DO I GO (SIMONE)   Mar 24 Avr - 19:03

silvia pousse les portes de la casa vecchia d'un geste brusque qui lui est habituel. mais elle est dans l'urgence. inquiète, paniquée, elle cherche du regard l'atelier de simone. (elle le connaît pas trop, ce gars-là, elle sait juste qu'il est bien. qu'achille l'adore. et qu'il a des mains d'or.) à peine repéré, elle se précipite vers lui. ça fait longtemps qu'elle ne lui a rien demandé. (un pied de table qui vacille, une porte qui grince, un meuble qui manque de s'effondrer. tout y est passé, à la maison bosco.) alors elle espère qu'il voudra bien la faire passer en priorité. et sans aucune pudeur, elle lui attrape les mains, les porte contre sa poitrine. "simone, par pitié, aide-moi! c'est urgent, enfin ça l'est, pour moi." les mots trébuchent sur le bout de sa langue pour venir dégringoler de ses lèvres, maladroitement. la voix dénuée de sa confiance habituelle. y'a quelque chose qui cloche chez silvia, quelque chose qui tourne pas rond, et dans ses mains, des petits tremblements qu'il ressent sûrement. "tu... tu sais comment il est, ambrosi. enfin, c'est pas important, je veux même pas parler de lui. tu sais, c'est tout. et bien la nuit dernière..." les mots se bousculent, la voix nouée, les larmes prêtes à dégringoler. pas de tristesse, mais de rage. de nostalgie. "il a cassé le meuble de notre nonna. je sais pas comment, je sais pas ce qu'il a foutu, mais y'a des fissures de partout... je t'en supplie, faut que tu le répares, tu dois m'aider. je sais pas comment te payer, je dois t'avouer que j'ai rien pour là... mais, s'il-te-plaît. j'y tiens." et elle applique une pression de plus dans l'étreinte réservée, comme pour le supplier un peu plus fort. il doit comprendre. et elle sait qu'elle en fait beaucoup pour peu, mais elle est à bout, la petite silvia. trop de poids sur ses épaules, pourtant fragiles en rien. et elle plonge son regard couleur nuit dans le sien, les yeux de chiots. prête à tout pour sauver l'unique relique de la seule personne qui l'a tant aimée.
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Simone Marconi

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Occupation : ébéniste et orfèvre du bois.

MessageSujet: Re: WHERE DO I GO (SIMONE)   Mer 16 Mai - 11:44

il se tient là et peut-être bien qu'il ne fait rien. il a cessé de penser depuis un bout de temps, simone, interrompu par le propre fil brouillon de sa pensée qui s'étale sur les lignes de ce bois récalcitrant. 'je vais t'avoir, tu sais', il articule dans sa tête à l'encontre de cette pièce grossière encore posée sur son établi, bancale, provocatrice, mal polie. 'arrête de résister', il tente en passant sa main calleuse sur les arêtes de cette belle pièce, avant d'entamer un brusque geste de recul suivi d'une grimace. dans la paume de sa main, une écharde d'environ 1,3 centimètres. une formalité qu'il retire d'un coup de dent, oui de dent, ses doigts épais et abimés sont loin d'être assez précis alors il en est ainsi, lorsque simone se plante un bout de ce bois quelque part, il va le chercher avec son âme, il mort dedans et le recrache par terre. et puis soudain la porte explose. non, elle n'explose pas, il se dit en se tournant d'un geste mal maîtrisé, forçant au passage quelques unes de ses vertèbres dans un craquement plaintif. c'est juste cette silhouette craintive et effrontée, silvia ou une autre de ces créatures que le feu anime et semble aussi ronger. des allumettes, comme il dit. "simone, par pitié, aide-moi! c'est urgent, enfin ça l'est, pour moi." elle vient de se saisir de ces mains qui un instant trop tôt rageaient contre un bout de cerisier téméraire. maintenant ces mains sont contre ses os, et il sent à travers sa peau qui se soulève la naissance de ses côtes, juste avant sa poitrine : ça lui fait un drôle d'effet, à simone, presque comme une angoisse. "tu... tu sais comment il est, ambrosi. enfin, c'est pas important, je veux même pas parler de lui. tu sais, c'est tout. et bien la nuit dernière..." on dirait qu'elle tremble, ou alors qu'elle vibre, c'est étrange d'utiliser de ce genre de mots pour parler d'une femme mais c'est que simone ressent le long de ses doigts durs, de ses poignets tachés, de ses bras bruns, il ressent une lente et longue vibration comme la complainte d'un violoncelle quelque part dans la nuit. il comprend qu'elle ne rit pas, silvia, qu'elle ne rit jamais quand elle parle de son frère, que tant qu'il serait dans le coin elle ne rirait plus. il lève des yeux vers elle et puis peut-être même qu'il les serre un peu, ses mains. parce qu'il entend dans sa choix le chant de l'instrument qui s'anime, des cordes qui se serrent, ses cordes vocales à elle. elles s'enroulent et s'enraillent et ça ne fait du bien à personne. "il a cassé le meuble de notre nonna. je sais pas comment, je sais pas ce qu'il a foutu, mais y'a des fissures de partout... je t'en supplie, faut que tu le répares, tu dois m'aider. je sais pas comment te payer, je dois t'avouer que j'ai rien pour là... mais, s'il-te-plaît. j'y tiens." ça se bouscule contre les lèvres de silvia, et lui il est toujours assis là, un peu con, un peu rassurant du moins c'est ce qu'il espère parce que si les larmes tombent des yeux sombres de silvia, alors il ne pourra plus rien faire, à chaque fois c'est pareil, il faudra qu'il renverse le monde simone, il faudra qu'il donne toutes ses forces à la bataille, qu'il lui offre l'intégralité de ce qu'elle a un jour désiré. mais évidemment, il n'en a pas le temps. il se lève, doucement, il faut qu'il éloigne ces grands yeux brillants, il va plonger dedans et puis s'y noyer, c'est toujours pareil, à chaque fois pareil. il appuie une main réconfortante contre son épaule, elle est si fine cette épaule il n'a rien à faire pour la briser, on dirait du jeune bois, du frêne peut-être. mais il n'appuie pas, il la guide juste sur la chaise qu'il vient de quitter, s'assurant qu'elle respire plus calmement, reprenant ses mains parce qu'elles sont douces et qu'il aime bien. calme-toi, silvia, il dit lentement, il détache chaque mot pour paraître crédible. je vais voir ce que je peux faire, d'accord ? je vais aller voir. pas besoin de payer, je fais ça parce que c'est toi, d'accord ? il répète, comme un idiot heureux, lui parlant presque comme si elle avait soudainement cinq ans et lui, beaucoup plus de maturité. tableau dissonant, auquel personne ne croit. va, je te suis, tu vas me montrer. mais avant, il souffle en retenant contre la chaise son bras maigre. ambrosi, il a rien fait d'autre comme dégâts ? il a touché qu'au meuble ? elle comprendra, silvia, parce qu'elle est intelligente et même bien plus que lui. simone s'imagine sans cesse les pires traits de caractère à son fidèle ennemi, une violence sans limites qu'il voit toujours se retourner contre elle, un jour. il veille sans veiller, pose la question parce qu'il le doit.

_________________
❝ nel vento soffia la tempesta ❞ envoyez lui son bon souvenir elle vous dira qu'elle s'en fout, qu'il faillait pas la faire languir en la couvrant de mots doux, son coeur avait déjà pris la mer alors qu'il lui confessait que jamais rien d'autre qu'un navire ne l'avait fait voyager.
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