AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

pensez à référencer vos personnages dans le repertori.
Cela vaut également pour les scénarios et préliens que vous créez, ne les oubliez pas!


merci de privilégier les personnages studiosi !


Partagez | 
 

 una lacrima sul viso (fio)

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité


MessageSujet: una lacrima sul viso (fio)   Lun 30 Avr - 14:35

cette journée gravée dans sa mémoire comme une boucle intemporelle. certains détails lui sont restés indélébiles tant la vérité les avait frappé ce jour là.

une journée d'une clarté divine, le soleil au zénith prête à cajoler les âmes de malcesine par un voile de chaleur. les peaux hâlés, les femmes dénudées sur la plage et le rire des enfants inondant le port de la ville en pleine après-midi. seul le jeune abruzzi semblait dérivé de la paix régnant sur la petite italie. obsédé par l'attente de retrouver sa trace, ne la connaissant que trop bien, il s'était arrêté sur le port pour espionner l'île et sa plage pour y dénicher un signe de vie. il se serait déjà jeté à l'eau si le doute ne lui persistait pas à ce point. les sourcils froncés, gêné par le feu gisant de l'astre de lumière, il la retrouvera c'est certain. il a déjà scruter toute la ville, il n'y a pas d'autres endroits à fouiller maintenant et d'ici quelques instants, il ne sera pas le seul à se lancer pour rejoindre l'isola. il a dix-neuf ans et l'envie de mieux comprendre, trouver la vérité parmi les cadavres brulants du présent.

alors il plonge dans le lac tiédit par le soleil,
son visage imprimé sur sa rétine,
à la recherche du néant qu'il a cru voir dans ses opales malignes.

de longues minutes de nage sans attendre, l'arrivée au bord de l'îlot. cheveux secoué, tee-shirt laissé à l'abandon accroché à l'un des bateaux amarrés, il essuie l'eau sur son visage avant de continuer sa route sur un chemin maintes fois parcouru. sa peau perlée d'eau sèchera en peu de temps, elle brûlera un peu plus avant d'arriver devant sa silhouette. jeune femme connue depuis trop de temps pour ne pas voir en elle cette noirceur nouvelle dégagée par son âme transpercée. il aimerait avoir les mots justes, trouver les plus réconfortants, les plus doux pour ne pas paraître comme à son habitude, rustre. il ne voit que le changement dans ses gestes, ses paroles, sans en savoir la cause. percutant. alors il s'assoit simplement, devant elle, soutenant le regard d'une bienveillance soudaine avant d'ajouter ces quelques syllabes perdues dans le bruit du silence pesant. « parle-moi » des mots peu travaillés à la recherche d'une vérité qu'il n'est sûrement pas prêt à entendre, mais comme toujours, zeno fonce dans la gueule du loup, s'égratigne un peu plus dès qu'il s'approche d'elle. fio. dis-lui, ne l'épargne jamais de tes mots.


Dernière édition par Zeno Abruzzi le Lun 30 Avr - 19:58, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Fio Ghiozzi

avatar
Messages : 102
Pseudo : SUBUTEX / NOA
Avatar : NADIR @MORRIGAN
Occupation : BARMAID A L'HOTEL ORIZZONTE
Notes :

LA VULGARITÉ DU CŒUR C'EST UN TRUC INDICIBLE



MessageSujet: Re: una lacrima sul viso (fio)   Lun 30 Avr - 18:52

les jours passent tranquillement sous le soleil de malcesine, les filles ont ressorti leurs robes à fleurs et les garçons jouent au ballon dans la rue. la ville s'illumine et les couleurs de malcesine sont plus belles que jamais, mais son cœur a gardé le gris de l'hiver, sa froideur, son humidité. ça fait déjà quelques jours qu'elle reste figée dans le passé, ou dans un autre endroit plus étrange encore. il n'est plus question de temps, il n'est plus question de jours, il n'est plus question de saison. elle est ailleurs fio, dans les débris, le chantier retourné qu'on lui a laissé. on a appuyé sur le bouton off, la machine est cassée, les rouages ne fonctionnent plus. plus rien ne s'imbrique dans son corps, son corps répugnant, son corps branlant, son corps inexistant. fio arpente les rues de malcesine comme un fantôme, il n'y a plus de maison, il n'y a plus de famille, il n'y a plus de zeno. plus de fio non plus. et elle est triste, malcesine, dans les yeux de fio qui ne voient plus. on se demande encore comment elle a trouvé la force pour nager jusqu'à l'autre rive, la rive de l'olive. parce qu'ici, elle sait qu'on n'y trouvera personne, ou alors des touristes. elle est posée là, et le soleil la brûle. elle aimerait qu'il la réchauffe, qu'il lui donne l'énergie, qu'il la réveille. c'est la rage de fiordaliso qui naît au soleil de malcesine, une rage qui souhaiterait retourner l'île en entière, qui voudrait crier, hurler à plein poumons, et pleurer surtout. pleurer toute l'eau du lac qu'elle contemple.
mais le corps de fio ne bouge pas, son regard reste sans vie.
pourtant on croirait y remarquer le début d'une étincelle, l'esquisse d'un frisson quand zeno approche. triste spectacle. fio et zeno, zeno et fio. il mérite plus d'un frisson et deux opales vides, mais fio est prisonnière d'elle-même. elle regarde le chemin qu'une petite goutte d'eau parcourt dans les mèche de zeno pour atterrir sur le sol, elle n'est presque plus rien maintenant, et bientôt elle disparaîtra. l'air de rien, fio elle se dit que cette goutte c'est elle, seulement ce n'est pas le cas. tant que zeno vivra. tant qu'il s’essayera en face d'elle, qu'il le regardera avec ces yeux qui disent tout, qui ne disent rien. tant qu'il dira parle-moi. boum. boum. boum. ça fait des bam, des clacs, des cracs, partout. brouhaha inaudible de son corps qui se remet en marche, émotions qui dégèlent face au rayon de soleil qu'est zeno. et c'est trop, pour fio, toute cette glace qui se liquéfie. ça déborde, ça lui monte aux yeux. la douleur revient, forte, entière, et elle revit. et ça fait si mal, de vivre. alors il est là son cœur, liquéfié, au bord de ses deux yeux, et sa voix brisée de n'avoir que trop peu parlé articule avec peine je me souviens d'avoir dit non. je me souviens que d'avoir dit non. elle les cherches, ses mots, dans les yeux de zeno, avant de baisser la tête parce le poids est trop lourd à porter, ce sont des mots vraiment bien pesants, énormes, et sans fermer les paupières les petites gouttes salées qui perlaient au balcon de ses yeux tout rond rejoignent celle qui a quitté les cheveux de zeno quelques minutes avant. si tu es cette petite goutte fio, n'oublie jamais que pas loin, il y a zeno.  


Dernière édition par Fio Ghiozzi le Jeu 3 Mai - 18:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité


MessageSujet: Re: una lacrima sul viso (fio)   Jeu 3 Mai - 16:41

d'un début difficile naîtra l'amitié.
vous ne vous connaissez peut-être pas assez encore, la sœur de ton pote, une connaissance devenu bien plus proche au fil des mois. mais l'ensemble est fragile, il le sent depuis toujours. elle qui vagabonde, traine entourée par les plus grands, facile à cerner et pourtant si difficile à capturer. il voit le monde s'écrouler dans ses opales, la pierre, dense, lui retirer ses forces et creuser un peu plus son ventre qu'elle cache de ses bras. une position repliée, bien loin de la posture candide qu'il avait l'habitude de voir. mais pourquoi fait-il cela ? pourquoi cette volonté soudaine de lui courir après pour connaitre le mal qu'il semble détecter chez fio. pas habitué à aller au plus profond du problème, tête brûlé acharné à se construire lui-même, jeunesse de l'abus entouré d'un égoïsme impressionnant. ce n'est pas son genre de secourir l'orphelin. mais finalement fio, c'est la seule qui lui souffle cette bravoure, comme un pouvoir indomptable dont il ne mesure pas la force.

le vent souffle un peu, les saule pleureurs déverse leurs feuilles contre l'eau tranquille, tout est si calme. on entend malcesine parler au loin de l'autre côté, presque inaudible en fond sonore apaisant. c'est la première fois qu'il ne se réjouit pas du beau temps comme les autres, non, son visage est figé, l'air inquiet, il ne voit plus l'ambiance des beaux jours, mais bien l'ouragan qui s'apprête à gronder. elle finit par parler, quelques secondes pour regretter d'entrer dans sa vie sans frapper à la porte. « je me souviens d'avoir dit non. je me souviens que d'avoir dit non » la vérité qui prend sa place difficilement. zeno qui ne réalise pas vraiment et ses mains qui se serrent entre elle comme pour affronter une attaque. des mots au sens profond, un non prononcé durement et cette larme qui coule le long de sa joue. il finit par comprendre. enfin supposer. et il ne trouve pas ses mots. les sentiments se mélangent, la colère, la tristesse, l'incompréhension. il a des milliers de questions sans oser les poser. qui. putain qui, mais qui. par instinct, il fait le tour des habitants, se souvient d'avoir eu des doutes sur ce cinquantenaire fraîchement installé via monti. son attention se concentre finalement sur fio, dont il n'imagine pas tous les tourments concentrés, logés dans un être si frêle. « tu n'y es pour rien » ses mots avalés, qui n'ont probablement aucunes portées. sa main hésitante se pose sur celle de fio, sans l'emprisonner pour lui laisser le choix de l'accepter. un geste d'une douceur qu'il ne se connaissait pas. si elle se livre, il sera là, à partir de maintenant, il sera toujours là.
Revenir en haut Aller en bas
Fio Ghiozzi

avatar
Messages : 102
Pseudo : SUBUTEX / NOA
Avatar : NADIR @MORRIGAN
Occupation : BARMAID A L'HOTEL ORIZZONTE
Notes :

LA VULGARITÉ DU CŒUR C'EST UN TRUC INDICIBLE



MessageSujet: Re: una lacrima sul viso (fio)   Ven 4 Mai - 23:50

elle a toujours dit : zeno, alessio et moi. la vérité c'est que c'était surtout zeno et alessio, et l'espèce de gamine incapable de se trouver des amis de son âge parce qu'elle est bien trop brute de décoffrage et qu'elle fait peur aux gamins. la terreur des bacs à sable. si le jumeau avait peur, fio débarquait et il n'y avait pas besoin d'appeler alessio. au fond, elle a toujours été plus proche d'alessio que de son double parce qu'ils pouvait être de trois ans son aîné, il était plus son jumeau que le jumeau lui-même. alessio elle l'avait déjà dans sa poche, c'était pas ça le problème. mais elle disait : zeno, alessio et moi. pas alessio, zeno, moi. pas moi, alessio, zeno. c'était zeno, devant. parce qu'elle est tombée amoureuse de ses beaux yeux, de son air de voyou, son indifférence. elle est tombée amoureuse pas comme toutes les gamines de huit ans, elle ne lui a pas dit ; tu veux sortir avec moi ? en lui prenant la main. elle les a juste suivi dans leurs conneries. elle était là, dans l'ombre, elle le regardait vivre, et elle l'aimait d'un amour sincère, d'un amour d'enfant. le temps est passé, et elle a aimé plein de fois. trop vite, trop fort, des amours d'adolescents. parce qu'elle sait fio que rien ne dure, que le mec qu'elle aime aujourd'hui ne sera pas le même demain. elle le sait fio, parce que sa grande sœur lui a dit et elle a dit : c'est pas grave. aujourd'hui, elle a aimé plein d'autres garçons, mais le premier vraiment, le premier de la liste est là, et fio n'est plus en train de jouer la dure pour l'impressionner. elle pleure. être chancelant qu'on pourrait entendre se fissurer si on tendait l'oreille. et il lui dit, tu n'y es pour rien et même si elle s'en doute fio, elle doute peut-être encore, mais les paroles de zeno lui fait l'effet d'un paume réparateur. elle regarde sa main se poser, doucement, sur la sienne. et c'est la première fois depuis tout ce temps qu'elle voit la douceur de zeno, la première fois qu'elle voit son visage se décomposer, se tordre dans une expression d'inquiétude, alors elle relève la tête, essuie ses larmes de sa main libre, et de l'autre serre celle de zeno, et elle ne décroche plus son regard du sien. on peut alors voir la vie, dans les opales de fio, qui reprend du terrain. ouais, c'est quand même pas de ma faute si j'suis super bonne. elle rit un peu, un rire pour détendre l'atmosphère, un rire pour balayer les mauvaises ondes de la vie de zeno, éviter de dissiper les nuages qui stagnent au-dessus de sa tête, parce que c'est sûrement égoïste de faire subir ça à quelqu'un. mais c'est trop lourd pour fio, et les mots dégueulent tous seuls. elle vomit son histoire, pour aller mieux, comme après une putain de cuite. non en fait le truc c'est qu'ils s'disent tous que j'suis une salope tu sais parce que j'suis sortie avec un tas d'mecs et ils font la liste, et il faisait peut-être partie d'la liste putain j'sais pas j'étais déchirée zeno, complètement déchirée. elle souffle un peu, serre la mâchoire et elle se dit que ça craint, ça craint vraiment cette fois. et elle crève d'envie qu'on lui dise que c'est pas grave, qu'elle va passer au-dessus de tout ça, que le karma, le bon dieu, les petits diablotins de l'enfer ou autre force mystique lui tomberont dessus un jour et que ce sera bien fait pour sa gueule. elle veut boire à s'en faire vomir, trouver un truc débile à faire avec zeno, sentir le palpitant battre à deux cent, flipper pour sa vie et en rire ensuite, juste comme avant la tempête, l'orage, l'ouragan, ou autre catastrophe naturelle pire encore, qui a retourné tous son corps, son cœur, mais aussi sa putain de tête.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: una lacrima sul viso (fio)   

Revenir en haut Aller en bas
 
una lacrima sul viso (fio)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» clos | Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
TESOROS :: Finale :: Archivi :: SUJETS FINIS-
Sauter vers: