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 déni de famille (fio)

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Tano Basini

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Pseudo : romane
Avatar : flinn (schizophrenic)
Occupation : animateur à l'hôtel orizzonte, qui donne de la joie aux autres, en s'oubliant presque
Notes :



A FORCE DE SE TORDRE ON EN FINIRAIT PAR SE MORDRE


MessageSujet: déni de famille (fio)   Ven 11 Mai - 18:20

l'esprit reposé par les hauteurs de malcesine, une fois encore, il a eu l'impression de voler, truc impossible qu'il arrive pourtant à franchir. de repos aujourd'hui, tano, il a voulu se couper du monde, oublier un instant les visages des nouvelles personnes en villes, touristes indomptables, incapables de tout, qu'il fait rire à l'hôtel en s'oubliant lui-même dans son malheur quelque fois. il fait pas trop froid pour une fois, mais il préfère rentrer, retrouver l'amour de sa vie, bien que les liens qui les unissent ne sont plus si forts, plus si fous. alors, rapidement, tano est chez lui, et pas une trace de la belle sauvage. seul. on pourrait entendre les murs bouger, et les vrombissements des voitures se font trop entendre aujourd'hui, quand elle n'est pas là pour crier ou pleurer. il fait les quatre-cents pas, tano. il va même par ennui vérifier s'il a du courrier. sûrement quelques factures à payer, encore, ou alors, des publicités futiles. sauf que, rien de tout ça. une lettre, une seule et unique, révélatrice de bien des secrets. tano basini, fils unique d'un père trop lâche, ouvre la lettre, dans le hall de l'immeuble. stoïque, comme si la mer l'avait fracassé d'une vague trop bleue, trop violente. comme si l’atterrissage de son vol imaginaire avait été trop brutal. cassés les os, brisée la vie. lettre horrible, qui martèle son visage de spasmes. lettre de son père, pas d'excuses, simplement des mots qui n'ont pas de sens.

Citation :
j'ai une femme et des enfants, j'espère que tu me comprendras.

sans vraiment vouloir comprendre, il relève la tête, respire, ferme les yeux.

Citation :
ghiozzi. tel devrait certainement être ton second nom de famille, fils.

tout bascule. noir. il connait bien une ghiozzi. elle s'appelle fio. fio, la douce qu'il pourrait sans scrupule approcher jusqu'à goûter ses lèvres. fio, avec qui il s'amuse, à l'hôtel, avec des sous-entendus, des sourires trop taquins et des yeux trop joueurs. et si elle savait ? depuis toujours ? si le paternel avait toujours dit à fio, les autres, qu'ils avaient un demi-frère ? tano, d'une traite, part pour l'orizzonte. furieux et fou, il la cherche, effrayant quelques touristes au passage de sa mine malade. elle est là, fio. elle lui fait un sourire, et voit bien, que tano, c'est plus le même. en l'attrapant par un bras, il l'entraîne dans un local vide, le même où il se cache régulièrement pour relativiser. t'as pas quelque chose à me dire, fio ? voix qui déraille, mains tremblantes, et quand il lâche son bras, il préfère cacher sa main derrière son dos. on pourrait presque voir ses tatouages bouger, sortir de sa peau pour venir s'enrouler autour du coup de la fille qui ne comprend pas. sans lui laisser la peine de répondre, l'énervé lui flanque la lettre sous le nez. sa respiration, trop forte, prouve bien qu'il pige plus, qu'il déteste les ghiozzi, fio, et son père. vous êtes une belle bande d'enfoirés, les ghiozzi, et je ferrais jamais partie de la même famille que toi, c'est mort. déni oblige, il a pas envie, tano, d'avoir fio dans sa famille. un peu d'elle dans son sang. elle qu'il a imaginé peut-être un jour dans un bar avec lui, à la faire sourire et lui retirer une mèche de ses cheveux devant son visage, joli visage. tornade qui s'abat sur lui, volcan dans son crâne, il attend qu'une chose, qu'elle avoue savoir. pourtant, le visage de fio reste perturbé par la lettre, et ses yeux transpirent l'incompréhension.
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Fio Ghiozzi

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LA VULGARITÉ DU CŒUR C'EST UN TRUC INDICIBLE



MessageSujet: Re: déni de famille (fio)   Ven 11 Mai - 19:22

elle a pas envie fio. bouger, aller à l'hôtel, servir la bière de l'habitué qui squatte depuis le début des fouilles, rencontrer de nouvelles têtes, faire la conversation, sourire. surtout sourire. être agréable, calmer ses nerfs, envoyer un coup de coude discret à zeno comme un appel à l'aide qui foire parce que l'autre a déjà un plateau plein dans les mains et une commande en retard, devoir faire semblant, être polie, sourire surtout, sourire toujours, quand elle n'a que l'envie de faire la gueule parce que son monde, son joli monde qu'elle s'est construit qui repose sur alessio, zeno, la coloc, tano, à qui il manque déjà une des fondations principales : le double, la moitié, mattia ; son joli monde se casse un peu la gueule depuis le putain de baiser échangé avec le marin imaginaire raté. alors fio, elle a les nerfs même si ça lui passe vite. parce que c'est pas bon de rester figé, et qu'elle n'est pas très compliquée. alors elle a quand même quitté l'entraînement de volley, elle a pris une douche rapide parce qu'elle était trop à la bourre et que zeno gueulait en arrière plan, puis que de toute façon il n'y avait plus d'eau (il n'y a jamais d'eau dans cette foutue coloc) et que le monde entier se pressait sur elle pour qu'elle se dépêche d'enfiler un pantalon et son t-shirt de travail avec des soleils de merde et en écriture italique dans le dos hotel orizzonte beaucoup trop grand pour elle parce qu'elle l'a piqué à zeno, comme d'habitude. mais au final, elle a beau râler, fio elle ne s'est jamais sentie autant à sa place avec tano qui fait le con pour faire rire les touristes et zeno qui est aussi maladroit qu'elle avec les clients, belle équipe de bras cassés. sauf qu'elle avait oublié qu'il était de repos tano, alors elle a soufflé un peu et elle s'est retroussée les manches. faut dire que le temps passe encore plus vite quand il est là, avec les regards entendus qu'ils se lancent tous les deux, attirance réciproque qui se lit dans leurs yeux, attirance interdite qui rend la flamme d'autant plus ardente. parce que les interdits et fio, ça ne fait qu'un. elle l'emmènerait bien boire un verre, puis deux, puis trois, jusqu'à ce que l'ivresse efface toutes règles bien imposées et qu'ils se retrouvent le lendemain matin dans de beaux draps. mais fio elle détruit assez tout ce qu'elle touche, et elle voit le résultat avec orazio. c'est pas ce qu'elle souhaite pour tano. pourtant quand elle le voit passer la porte son coeur s'emballe un peu et un sourire se dessine sur son visage mais bien vite s'efface face à la lueur étrange qui se reflète dans ses yeux. y'a un truc qui cloche, qu'elle a le temps de se dire avant qu'il l'attrape par le bras pour l'emmener dans le local où ils ont l'habitude de se retrouver, même local où elle avait planqué une bouteille de sky un soir, pour décompresser. t'as pas quelque chose à me dire, fio ? elle débloque, fronce les sourcils, essaie de chercher la réponse dans les yeux de tano. elle n'y voit que de la colère, noire. elle pense à sa copine, elle comprend pas. alors ça l'énerve, elle aussi. elle serre les poings, et elle s'énerve de s'énerver, elle ouvre la bouche pour répondre mais elle se contente de lire la lettre qu'il brandit devant son visage. elle lit mal, saute des mots, bloque devant le seule qui lui paraît familier. trop familier. elle ne voit que ça, écrit en gros, gras, italique souligné barré taille 40 qui prend toute la page. un mot qui lui fout un coup de poing, lui coupe le souffle, lui retire tous les mots de la bouche. ghiozzi. vous êtes une belle bande d'enfoirés, les ghiozzi, et je ferrais jamais partie de la même famille que toi, c'est mort. elle en oublie même de respirer, un autre pilier de pété, et le monde de fio qui s'écroule encore un peu, elle a les jambes qui fléchissent un peu, une main qui se rattrape à l'étagère sur sa droite, l'autre qui baisse celle de tano, celle qui tient la lettre, un peu trop vite, trop fort, trop violemment. un rire qui s'échappe, nerveux, presque inaudible caché dans un soupir. c'est quoi cette blague tano c'est pas drôle... elle secoue la tête, cherche la faille dans son regard. elle n'en voit pas. fait chier. elle serre les dents, serre les poings, tape un coup dans le mur et grimace parce que ça fait mal. elle cherche quelque chose pour s'évader, elle étouffe dans ce putain de cagibi, elle étouffe sous le regard que tano lui lance, dans la haine de ses paroles qui prennent toute la place. c'est pas possible, c'est... vas-y arrête de te foutre de ma gueule c'est putain d'pas drôle merde. elle le regarde, chacun de ses traits. et ce regard. putain ce regard. le même que celui d'alessio, le même que celui de mattia, le même que le sien propre. elle savait. elle savait qu'elle l'avait déjà vu quelque part, ce regard. elle secoue la tête, elle n'a pas envie fio, de partager le même sang qu'un mec qu'elle s'est déjà imaginé mettre dans son lit. et encore moins tano. tano basini. basini. basini. tano ghiozzi.  
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Tano Basini

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MessageSujet: Re: déni de famille (fio)   Ven 18 Mai - 15:09

la rage au ventre, cette même rage quand sa mère lui a dit que papa ne viendrait jamais le voir, parce que papa est un bel enfoiré. papa il a pas assumé d'aimer une autre femme, lui faire un gosse. non. il a préféré jouer au fantôme, laissant derrière lui un enfant fragile, désemparé, qui s'est construit sans une onde de paternel. tano, il voit bien dans le regard de fio, que ça ne va pas du tout, et pourtant, il arrive pas à ne pas lui en vouloir, comme si elle y était pour quelque chose. comme si ce nom, ghiozzi, sonnait faux. comme si elle était fausse. goût âpre dans la bouche, mâchoire serrée, cette putain d'envie de tout casser. il connait bien tout ça, tano, pas la première fois que ça lui arrive, de voir rouge, taureau que l'on manipule dans une arène, qui se fatiguera jusqu'à la mort. c'est quoi cette blague tano c'est pas drôle... rire nerveux qui s'échappe de sa gorge, regard noir. il a envie de partir, mais il voit bien qu'elle va flancher, la brune, alors, il préfère se taire, rester, l'écouter. c'est pas possible, c'est... vas-y arrête de te foutre de ma gueule c'est putain d'pas drôle merde. dédaigneux, un claquement de langue sur le palais, tano tourne la tête. à croire que c'est plus dur pour fio que pour lui, pourtant, c'est à lui qu'on a fait du mal. lui qui n'a jamais eu de père, lui qui l'a cherché, sans jamais le trouver. et cette lettre, foutue lettre sale, violente, comme un séisme dans un village. séisme dans sa tête. comme si ses démons savaient nager, impossible de les couler, ils reviennent au galop. parce que j'ai l'air de rire ? ton froid, imperturbable, comme quand le diable s'empare d'un corps. aujourd'hui, il a pris celui de tano. en passant une main dans ses cheveux, un souffle long s'échappe de son corps. il voudrait éviter de penser à son paternel, dont il ne connaît même pas le visage, et que fio connaît sans doute par coeur. il a mille questions qui se bouscule dans sa tête en fusion, un air de pitié dans les yeux. la tristesse s'abat sur lui comme un éclair qui le briserait en deux. putain promet-moi que t'étais pas au courant fio, promet-moi que j'suis pas le seul connard de l'histoire. fio. fio qu'il trouve si belle, fio l'intrépide, peur de rien. sa soeur. truc impossible qui lui retourne le ventre un instant. lui qui jouait clairement avec elle, lui qui pensait qu'un jour, pourquoi pas dans des draps. il a envie de partir, tano. pas simplement de l'hôtel, mais plutôt de s'échapper, adieu malcesine, ville de tous les péchés finalement. et ces rumeurs n'étaient donc pas vrai. tano, fils de dieu, tu parles. tano fils de chien, c'est tout. un instant sans qu'ils ne parlent, l'italien parvient à se calmer, doucement, nuque bloquée, qu'il fait craquer. quand il parvient à regarder enfin fio dans les yeux, c'est vrai qu'elle lui ressemble un peu. le nez peut-être, ou autre chose de si familier. vous êtes combien ? il veut savoir, tano, combien de frères, de soeurs, il a. bien qu'ils ne soient que demi, ils ont une partie que tano à en lui, dans son sang, ses veines qui menacent d'exploser tant les nerfs sont prêts à lâcher. toujours dans ce cagibi qui paraît rétrécir, tano étouffe, alors, sans même prévenir fio, il en sort. il se dit qu'elle le suivra sûrement, si elle tient un minimum à lui, d'autant plus qu'à présent, ils sont en quelque sorte liés. frère et soeur. au fond, tano préfère peut-être, parce que fio, il tient à elle, sans jamais lui avoir dit.
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