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pensez à référencer vos personnages dans le repertori.
Cela vaut également pour les scénarios et préliens que vous créez, ne les oubliez pas!


merci de privilégier les personnages studiosi !


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 à deux pas d'ici, j'ai égaré ce que j'étais. (coco)

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Baltazar Salerno

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MessageSujet: à deux pas d'ici, j'ai égaré ce que j'étais. (coco)   Lun 14 Mai - 15:20

god knows i tried to feel happy for you. know that i am, even if i can't understand, i'll take the pain. give me the truth, me and my heart, we'll make it through. if happy is him, i'm happy for you.

Tu ignores tous des raisons qui te poussent à gravir les hauteurs de Malcesine et à venir rendre visite aujourd'hui à ce vieil ami. Tu ignores également ce qui te donne envie de renouer contact avec cet homme qui ne te reconnaitra sans doute même pas au premier coup d'oeil et qui s'interrogera, lui aussi, sur les raisons qui font que tu frappes désormais à sa porte. Mais tu es là, bras ballants, à marcher sur un chemin que tu empruntais souvent, il fut un temps. Tu as appris par des connaissances en commun qu'il avait plutôt bien réussi sa vie. Tu as également appris qu'il tenait une chambre d'hôte en plus du travail de tenancier qu'il occupait. Parce que des nouvelles, tu n'en as prises qu'auprès de gens que vous côtoyiez tous les deux, plus jeunes. Tu n'avais pas revu Angelo depuis des années... et tu ne pensais pas vraiment à le revoir jusqu'à aujourd'hui. Tu sors la main de l'une de tes poches pour frapper à la porte d'entrée, l'estomac légèrement en vrac. Tout se passe plutôt bien depuis que tu es arrivé à Malcesine. Quelques souvenirs qui remontent à la surface mais, dans l'ensemble, tu te sens plus calme, plus serein. Tu prends un nouveau départ, renouant presque avec les origines italiennes de ta mère. Tu voudrais que l'été ne cesse jamais, que le temps se fige ici et que tu n'aies jamais besoin de rentrer en Allemagne. Ta femme n'approuverait pas tes idées, mais pour le bien être de votre couple, tu sais qu'elle en ferait le sacrifice.
Mais personne ne te répond ou prend la peine d'ouvrir la porte, alors, comme si tu habitais également ici, tu presses la poignée. L'intérieur est cosy, typique de la région. Jusqu'à la tapisserie fleurie... tu souris, bêtement, sans vraiment savoir pourquoi. Peut-être ne t'attendais-tu pas à ce genre d'atmosphère. Il y a quelqu'un ?* que tu t'entends prononcer suffisamment fort dans un italien quasi-parfait, celui que ta mère avait eu la bonté de t'enseigner toutes ces années.
Instant de battement, de silence.
Aucune réponse.
Tu poses ta main sur le plan de travail, tu avances d'un pas. Angelo ?* tu t'entends hurler un peu plus fort sans pour autant obtenir de meilleurs résultats. Et brusquement, du bruit dans le couloir, ton sourire qui s'agrandit. Revoir un ami d'enfance, c'est comme renouer avec celui que tu étais à cette époque. L'effet avait été violent avec Simone, tu espérais revivre le même genre de choc avec Angelo. Et quand la silhouette apparait dans l'angle, ton coeur manque un battement, s'arrête même.
Instant de battement, à nouveau.
Le temps se fige, tes yeux s'écarquillent.
Choc...
La salive te manque, ta bouche se sèche et tes muscles se tendent.
Chris.. Christophe ?*
Le temps reprend sa course mais ton corps ne bouge pas d'avantage. Ton coeur se brise en mille morceaux. L'effet est foudroyant. Et personne ne pourra jamais décrire la sensation que tu éprouves à l'instant même où vos regards se croisent. Le sol s'ouvre sous tes pieds, les flammes d'un purgatoire que tu pensais avoir abandonné un jour à Caprese MichelAngelo viennent te lécher les mollets et les mots te manquent, la notion du temps t'échappe et le passé se conjugue au présent avec une précision aiguisée à t'en crever les yeux.


*les dialogues sont en italien.

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MessageSujet: Re: à deux pas d'ici, j'ai égaré ce que j'étais. (coco)   Mer 16 Mai - 19:13



https://www.youtube.com/watch?v=Nv03KC2sz8Q
cool kids never break — Il a travaillé la matinée, le midi, il rentre chez lui. Chez eux, chez les Carvalo, il sait jamais comment dire. Il a accepté le fait qu'Angelo n'allait pas le virer de chez lui, pas besoin de se poser plus de question jusqu'à nouvel ordre. Il sort de l'hôtel, prend le temps de mettre une bonne playlist dans ses oreilles, puis il enjambe son vélo. Tambour et coeur battant, il fonce, à vive allure, à travers Malcesine, les rues qu'il commence à connaître, cette villa du centre ville, puis ce chemin à prendre à droite, pour bifurquer, pour monter dans les hauteurs. Entendre son coeur qui bat à la chamade, et, plus vite encore, arriver dans la petite maison des Carvalo. Il laisse son vélo dans le jardin, devant l'entrée, puis il ouvre la porte d'entrée et pénètre dans la cuisine. Il s'est habitué à cette étrange disposition des pièces, l'entrée dans la cuisine, et puis aucun salon (plutôt un salon transformé en atelier par un père ou bien égoïste, ou bien un père dévoué son travail, il n'a pas décidé). Il fait très chaud aujourd'hui, il s'arrête dans la cuisine, prend un verre d'eau à boire. Puis, rapidement, il monte dans sa chambre. A son portable, une alarme sonne, pour la deuxième fois de la journée. C'est le signe de prendre ses médocs, ce qu'il fait, en fouillant dans sa commode.
Il fait beau, il s'allonge un moment. Il imagine son après-midi, se planifie un petit tour en vélo, plus loin que la dernière fois qu'il s'est baladé. Il se redresse rapidement, se dessape pour foncer sous la douche. Déjà, il est interrompu par un appel dans la cuisine. Il fronce les sourcils. C'est pas Livio, c'est pas Lucia, c'est certainement pas Angelo, puisque le deuxième appel, c'est son nom. Il enfile son tee shirt, de nouveau, ne dit rien, mais descend en trombe les escaliers, puis il tourne et entre dans la cuisine.

Il a l'impression d'avoir une vision.
Que ce n'est pas vrai, que ce n'est pas possible. Il y a un décalage, entre ce qu'il voit et ce qui est réel.
Baltazar ne peut pas être là devant lui, parce que Baltazar a disparu à Caprece Michelangelo il y a trois ans.
Trois ans...
Coco ne comprend pas, il écarquille les yeux.
Il panique, il panique tellement, il pourrait presque en perdre son souffle. Il a l'impression de devenir fou, c'est impossible.
Il a la mâchoire qui tremble, le regard qui se brouille.
Son nom, son
vrai nom qui est prononcé.
Toutes ses forces le lâchent instantanément, il s'écroule au sol, comme une marionnette dont on aurait coupé les fils, pourtant toujours conscient.
Et, alors qu'il tombe, il se souvient soudainement de son médecin, à Strasbourg, qui disait,
lorsque des émotions fortes surviennent, il est fréquent pour les narcoleptiques d'avoir des crises de cataplexie. C'est un symptôme bizarre mais pas extrêmement grave, t'as plus aucune force dans tout le corps, mais t'es toujours parfaitement conscient, simplement tes muscles réagissent à peine. Ca t'es déjà arrivé ? Coco, quelque part, se souvient avoir répondu oui, il se souvient d'une crise dans un bar, d'une autre dans un hôtel, d'une autre dans un autre bar, d'une autre avec un client, d'une autre à son lycée. Aucune en Italie.
Il a le souffle court, il entend rien, voit trouble, il peut simplement voir le mur d'en face, en double.





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MessageSujet: Re: à deux pas d'ici, j'ai égaré ce que j'étais. (coco)   Mar 22 Mai - 14:01

god knows i tried to feel happy for you. know that i am, even if i can't understand, i'll take the pain. give me the truth, me and my heart, we'll make it through. if happy is him, i'm happy for you.

L'histoire qu'on connait tous des amants maudits qui se retrouvent sans vraiment y être préparés. Se revoir après toutes ces années, quand le temps a fait son effet, malgré lui, et souder les plaies.. mais pas suffisamment fort. Les cicatrices lâchent et s'ouvrent, malgré eux, malgré toi. Parce que la réalité n'a rien à voir avec ces films à la con dont peut s'abreuver ta femme et que les problèmes ne se règleront pas d'un simple baiser.
Et dans un simple regard.. l'unique que vous vous échangez avant que la situation ne change encore, il y a tant de choses que tu dis en silence ;
Je pensais t'avoir dit adieu.
Je pensais avoir réussi à t'oublier.
Je pensais ne plus jamais te revoir.
Dieu que tu es beau.
Mon coeur frappe fort contre ma poitrine.
Je tremble, j'ai chaud.
Je m'étais juré de changer.
Je t'aime encore ?

Et il tombe à terre, comme ton coeur à tes pieds. Tu te précipites, sans trop savoir quoi faire. Tu te rappelles des médicaments qu'il prenait et dont tu n'avais jamais osé lui parler. Tu te rappelles également de votre retraite à Caprese et de cet adieu déchirant, de ce mot laissé sur l'oreiller et du chèque que tu y avais abandonné. Des promesses que tu t'étais faites sur le trajet du retour et l'enterrement auquel tu avais réussi, in extremis, à assister. Tes bras qui encerclent déjà son corps, comme tu avais pourtant toujours eu l'habitude de le faire. Dans une étreinte bien moins romantique qu'à l'accoutumée, dans une atmosphère bien loin de celle de Tokyo. Tes bras qui passent sous son dos, sous ses jambes et ton corps qui soulève le sien.
Coco.. coco ?* ta voix qui tremble, la panique qui te gagne alors que tu l'installes sur une chaise, que tu l'y abandonnes pour revenir chercher un peu d'eau. Tes genoux qui se plient pour être à sa hauteur, tes yeux qui fixent son visage. Tu as changé. tu penses secrètement alors que tu presses le verre contre ses lèvres pour le forcer à boire, rien qu'un peu. Coco, dis moi quelque chose.* tu entends la supplique dans ta voix alors que ton coeur meurt une nouvelle fois. Je ne devais jamais te revoir, c'était ma punition pour tout le bonheur que je t'avais volé. Tu soupires, sans plus le quitter du regard. Et si ?

*les dialogues sont en italien.

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MessageSujet: Re: à deux pas d'ici, j'ai égaré ce que j'étais. (coco)   Mer 23 Mai - 0:52



https://www.youtube.com/watch?v=Nv03KC2sz8Q
cool kids never break — Il panique complètement. Rarement dans sa vie il n'a ressenti une telle émotion de surprise, mêlée à de l'angoisse et à une forte panique. Pourtant il n'y a pas de quoi se mettre dans cet état.
Baltazar a tout à fait le droit d'être en Italie, il n'est pas mort, ce n'est pas un putain de revenant. Tout va bien, calme toi Coco. Tu ne fais pas un rêve.
Il regarde le plafond, il voit trouble, comme d'habitude. Il est incapable de fixer son regard. Il tente de se calmer de toutes ses forces, il entend encore son médecin à Strasbourg qui disait :
Les crises de cataplexie ne touchent que ton corps, par ta conscience, c'est plutôt pratique ! Mon cul c'est pratique, c'est surtout carrément badant, comme une paralysie du sommeil. Et elles ne prennent fin que quand l'émotion qui les a causées prend fin. Il doit donc se calmer, chasser sa panique foudroyante, et reprendre le contrôle de soi. Il est juste incapable de bouger, il n'a plus la moindre force dans le moindre muscle. Il peut à peine cligner des yeux.
Il se passe sans doute un quart de seconde, déjà Baltazar, évidemment, se précipite vers lui. Il a le temps de croiser son regard, son visage qui se dédouble. Un coup au coeur le paralyse de nouveau. Baltazar le prend dans ses bras. Cette simple pensée, rien que de s'en rendre compte, c'est trop étrange. Ca n'a pas de sens. Il sent ses mains, ses bras, ça lui fait remonter le temps, encore en Italie. Il l'assoit sur une chaise, Coco a toute la peine du monde à simplement garder sa nuque raide et ne pas laisser sa tête partir en arrière. Il s'agirait de ne pas avoir l'air d'un sombre demeuré, ou d'un type venant de faire un AVC (c'est souvent ce que pensent les gens devant ses crises les plus violentes). Il a le coeur qui bat très fort, il regarde Baltazar, il a toute la peine du monde à fixer ses yeux, à ne pas voir double.
Il voit double, c'est une vision, c'est pas possible. Il sait qu'il doit avoir l'air complètement fou, avec ses yeux qui ne se fixent pas, qui restent plongés dans le vide. Il l'entend parler en italien, il comprend à peine... Tout le monde semble oublié qu'il ne parle pas la langue.
Il se calme. Il respire de toute ses forces. Ce n'est que Baltazar, rien d'autre. Ce n'est qu'une intrusion de ta vie du passé, pas la peine d'en faire un drame... Il respire, il parvient à reprendre le contrôle de sa nuque, de son torse, de sa main, il s'appuie à l'îlot central, à côté de lui. Sa nuque se raidit, en revanche sa mâchoire reste légèrement déboîtée. Le visage est toujours plus long à récupérer... Il tente, avec toute la peine du monde :
"Pl... Please ... don't... speak... Italian." Il respire de nouveau, il se calme, autant qu'il peut, il le regarde comme il peut, incapable de le fixer. Il se concentre pour maîtriser sa mâchoire. "English ... or german..."
Quoiqu'il a oublié comment parler allemand.
De son regard qui voit double, il parvient à voir Baltazar, à le fixer un court instant. Il pris une vague ride sur le front. Il est bronzé.
Il n'a pas changé.
Il imagine son propre visage. Il a les joues plus creusées, la mâchoire plus dessinée. Il a aussi les cheveux plus longs, le regard plus noir et plus sec, pas le regard d'escort débutant, ni celui d'amoureux des allemands. Il avait 20 ans la dernière fois qu'ils se sont vus, il allait en avoir 21.
Aujourd'hui, Coco a bientôt 24 ans. Il ne sait pas s'il est heureux ou malheureux de voir Baltazar, tout ce qu'il sait, c'est qu'il est paniqué.





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MessageSujet: Re: à deux pas d'ici, j'ai égaré ce que j'étais. (coco)   Mer 30 Mai - 8:56

god knows i tried to feel happy for you. know that i am, even if i can't understand, i'll take the pain. give me the truth, me and my heart, we'll make it through. if happy is him, i'm happy for you.

Tout se bouscule en toi, la situation complète t'échappe. Ce gosse, tu n'étais plus supposé le voir, plus jamais. Tu en avais fait ton deuil, tout du moins, tu avais essayé. Du mieux que tu as pu, tu avais tourné la page sur l'histoire que vous aviez longtemps interprétée avant que le décès de ton père y mette un terme. Quelles étaient les chances pour qu'il soit ici, lui aussi, à Malcesine ? Quelles étaient les chances pour que vous vous croisiez après tout ce temps ? La photo dans le tiroir de ton bureau te saute à la gueule.. comme un rappel à l'amant que tu n'as jamais su vraiment oublier. Tu l'aimais, à l'époque. C'était maladroit, c'était sans doute très con mais c'était là, ancré en toi. Lui dire aurevoir avait été la pire de tes épreuves, non ? Retrouver ta femme, ton cocon inconfortable et te fondre dans le moule pour ta mère, pour feu ton père. Et tout reconstruire, jusqu'à lui faire un bébé. Jusqu'à la mettre enceinte pour combler le manque et masquer la douleur. Merde !!! Tout ce chemin pour finalement te retrouver ici, dans la cuisine d'un vieux pote, face à ce gamin que tu avais aimé à t'en décrocher le coeur et que tu n'avais jamais plus revu depuis qu'il avait embarqué avec lui la seule et unique toile que tu n'avais jamais peinte.
Ton coeur retient son souffle, ta poitrine se serre et ta respiration est douce. Il n'est que douleur, Coco, il n'est plus comme avant. Le choc, sans doute. Toi aussi, tu souffres. L'âge et les expériences te permettent pourtant de garder consistance. Tu es persuadé qu'à sa place, tu serais tombé, toi aussi. Tu es loin de te douter du mal qui le ronge vraiment, loin de te rappeler également des cachets qu'il avait dû prendre pendant le vol qui vous emmenait jusqu'à Caprese. Et pourtant, tu caresses sa joue avec délicatesse, une douceur exquises. Car rien n'a changé, tout est intact en toi. Une seule certitude, à l'heure actuelle, tu n'as jamais su l'oublier. Pl... Please ... don't... speak... Italian. Ok, ton esprit traite les informations aussi vite que possible. Tu pensais qu'il parlait italien, après tout, il est à Malcesine, non ? English ... or german... Mais à l'heure actuelle, tu es incapable de faire preuve d'un peu de raisonnement. Parler allemand ? Anglais ? Tu retiens ton souffle juste assez longtemps avant de répondre, sans le quitter des yeux. Ok... just, breathe for now ! I'm giving you some water. Tu fais du mieux que tu peux, tu l'abandonnes un court instant mais ton coeur saigne déjà. Le contact rompu et la vie redevient une garce piquante et blessante. Tu ouvres un placard, tu prends un verre, tu le remplis d'eau et le lui tend. A nouveau, le contact de sa peau sur la tienne quand ta main se pose sur son avant-bras. What the hell are you doing here, in Malcesine ? At Angelo's place ? tu parles doucement, sans le brusquer, mais les expressions sont rudes. Parce que tu veux des réponses, tu as besoin de comprendre. Parce que putain.. il t'a manqué !!!

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MessageSujet: Re: à deux pas d'ici, j'ai égaré ce que j'étais. (coco)   Mer 30 Mai - 20:30



https://www.youtube.com/watch?v=Nv03KC2sz8Q
cool kids never break — Il retrouve, petit à petit, le contrôle des muscles de son visage, de sa mâchoire tout d'abord, puis de ses yeux, qui parviennent désormais à se fixer sur un point précis, en l'ocurrence le visage de Baltazar.
Il se sent malade dans ce genre de moment, quand ses jambes ne répondent plus, quand, s'il baisse sa garde, sa nuque par en arrière, quand il peine à fixer quelque chose sans le voir en double. Il se sent profondément malade, comme un type qu'on foutrait dans un hôpital parce qu'il est incapable de bouger le moindre muscle. Mais il est pas inconscient, c'est sans doute le pire, il est tout à fait au fait de ce qu'il vit. Il n'a pas mal, il n'a pas la tête qui tourne, il n'a plus le moindre tonus musculaire dans le corps, c'est tout. Et ça revient oui... Ca revient, petit à petit.
Il ose, regarder Baltazar droit dans les yeux.
Il sent sa main contre sa joue, qui la caresse. Ca lui fait remonter le temps, ça lui fout un coup de panique, pas assez fort pour le faire replonger dans la cataplexie, mais assez violent pour lui serrer le coeur contre sa poitrine. Il sait pas quoi penser, il est totalement perdu. Il arrive pas à réfléchir, il arrive pas à assimiler ce qu'il se passe. Alors il le fixe, comme pour s'accrocher à quelque chose. A leurs souvenirs en commun, au Baltazar qu'il a perdu. Il n'a pas changé, il a l'impression d'avoir fait un bond dans le temps, qu'entre le moment où il s'est endormi à Caprese Michelangelo et maintenant, chez Angelo, en Italie, il s'est écoulé une seconde.
Angelo ...
Comme quoi, tout est lié. Et ça le fait sourire. Enfin, il sourit, en le regardant, parce que toute sa vie n'est qu'une vaste arnaque au fond. Une supercherie, ou une blague, un truc ultra ironique.
Il l'écoute, il respire, comme il peut. Il sent, petit à petit, un peu de force revenir dans ses bras. Il ferme les yeux, les rouvre. Il tente de bouger ses jambes, c'est un succès. De même pour ses bras, ses mains sont encore fragiles. Il parvient à attraper le verre d'eau qu'il lui tend, en l'écoutant parler. Il a la main qui tremble, il boit rapidement et pose le verre sur l'îlot central, pour éviter de la casse. Sa question résonne, et Coco voudrait y répondre. Il sait pas comment.
Il le regarde.
Il a toujours les yeux d'un bleu profond, le teint un peu halé, les cheveux blonds.
Il a toujours l'air... comment dit-on en allemand... Professional, non, professionale, professionnel... En Allemand.
Experte.
Professionnel même en Italie, comme s'il allait conclure une vente, mais avec un air angoissé.
Baltazar vient briser son monde parfait d'Italie, loin de ses écarts, loin de sa vie débauchée, qu'il n'oublie pas, qu'il met de côté.
Baltazar tu devrais pas être là.
Il dit doucement, en reprenant son souffle :
" I stopped escorting eight months ago." Il regarde ses cuisses, ses mains posées dessus, qui tremblent. C'est pas la cataplexie, c'est l'angoisse. Arrêter l'escorting ... Baltazar ne l'a jamais connu sans ce métier. Il continue : " I needed a break, i- i worked with some people i didn't like." Il a des noms, enfouis bien profondément dans son esprit, qui refont surface. Il les enterre, de nouveau. C'est un déni profond qui l'habite. Il ajoute : " I might be doing it again later, i don't know." Il lui regarde, sans trop savoir ce qu'il cherche dans ses yeux. A la seconde partie de la question il répond : " I rent the room upstairs. It's been three months since i'm here now. I'm just... trying to ... " Il sait pas. Oublier ? Passer à autre chose ? Se reposer ? Revivre ? Respirer ? Sans doute tout.
Et toi, qu'est-ce que tu fais là.
Il veut savoir. Il a peur de la réponse, il a peur de Baltazar, de ce qu'il représente, de ce qu'il signifie.





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MessageSujet: Re: à deux pas d'ici, j'ai égaré ce que j'étais. (coco)   

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